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Livre « L’homme qui marche » de Jiro Taniguchi

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Coup de coeur d’Alain Delaporte-Digard

Enfin un livre sans réelle histoire, qui prend le pas du promeneur. Une marche d’instant au gré des circonstances, du rien qui devient tangible, des scènes de vie que nous avons tous. Marcher sans savoir de quoi sera fait le moment suivant. Devenir marcheur et spectateur à la fois, acteur ou spect’acteur. Marcher et être… tout simplement. Taniguchi s’arrête sur ces moments fugaces qui façonnent notre être parfois à notre insu, parfois en pleine conscience. Des joies simples et rafraîchissantes pour l’âme.

Avec ce livre, vivez le manga de la délicatesse mise en scène par des images ciselées comme une dentelle. Prenez le temps de flâner au rythme paisible de la marche et de ses arrêts, de laisser s’épanouir une rêverie regardant le monde avec lenteur, un émerveillement certain. La marche redevient une pratique méditative, que ce soit au Japon ou sur les chemins de Compostelle.

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Le Mot de l’éditeur

Qui prend encore le temps, aujourd’hui, de grimper à un arbre, en pleine ville ? D’observer les oiseaux, ou de jouer dans les flaques d’eau après la pluie ? D’aller jusqu’à la mer pour lui rendre un coquillage dont on ne sait comment il est arrivé chez soi ? L’homme qui marche, que l’on apprend à connaître à travers ses balades, souvent muettes et solitaires, rencontre parfois un autre promeneur avec qui partager, en silence, le bonheur de déambuler au hasard. La réédition, très attendue, de la première œuvre de Taniguchi publiée par Casterman en 1995. Une histoire inédite, prépubliée dans la revue BANG! en juillet 2003, viendra compléter cet album.

zuozhe.jpgBiographie de Jiro Taniguchi

Jirô Taniguchi est né le 12 août 1947 à Tottori. Il débute dans la bande dessinée en 1970 avec Un Été desséché. De 1976 à 1979, il publie, avec le scénariste Natsuo Sekikawa, Ville sans défense, Le Vent d’ouest est blanc et Lindo 3. Puis ils s’attaquent, toujours ensemble, aux cinq volumes d’Au temps de Botchan. À partir de 1991, Jirô Taniguchi signe seul de nombreux albums, dont L’Homme qui marche, Le Journal de mon père, Quartier Lointain ou encore Terre de rêve, publiés par Casterman. En 2004 paraît L’Orme du Caucase, un recueil de nouvelles adaptées de l’œuvre de Ryûchirô Utsumi. L’Homme de la toundra, son nouvel opus, sort dans la collection Sakka en 2006. Le premier volume de Quartier Lointain a remporté, lors du Festival d’Angoulême 2003, l’Alph’Art du meilleur scénario. Il a également reçu le prix Canal BD des librairies spécialisées.

Sur les thèmes qu’il traite dans ces mangas, Jirō Taniguchi parle de sa façon de créer des histoires depuis des instants fugaces de la vie de tous les jours :
« Si j’ai envie de raconter des petits riens de la vie quotidienne, c’est parce que j’attache de l’importance à l’expression des balancements, des incertitudes que les gens vivent au quotidien, de leurs sentiments profonds dans les relations avec les autres. […] Dans la vie quotidienne, on ne voit pas souvent des gens hurler ou pleurer en se roulant par terre. Si mes mangas ont quelque chose d’asiatique, c’est peut-être parce que je m’attache à rendre au plus près la réalité quotidienne des sentiments des personnages . Si on y pénètre en profondeur, une histoire peut apparaître même dans les plus petits et les plus banals évènements du quotidien. C’est à partir de ces moments infimes que je crée mes mangas. »




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