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Coupe polylobée en Forme de Lotus

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Datée 1066 6d3ccf355f77978019b910ee6da07165.jpg

Laque

Diamètre 14 cm

Le corps godronné de cette pièce à la forme élégante que renforce la perfection de sa matière, repose sur un pied cylindrique. Sa morphologie participe de l’introduction du Bouddhisme en Chine, qui s’accompagne d’une recrudescence d’influences étrangères telles que le lotus, symbole de pureté, dont un large éventail de motifs ornementaux et de formes dérive. Ici, les lobes qui s’apparentent aux pétales de cette fleur et son haut pied évasé suivent un modèle provenant de l’argenterie d’Asie centrale, repris sous la dynastie des Tang (618-907). Sous la coupe, un nom de lieu et une date cyclique : « Hangzhou 1066 », furent ajoutées en écriture cursive avec un pinceau imbibé de laque rouge.

Le corps est constitué d’une âme en bois léger, ici du peuplier recouvert de glu. Ensuite le laqueur commence par unifier les joints à la colle d’os de boeuf et à la laque brute, recouvrant le tout du filet d’une toile légère. Il applique la laque noire en strates multiples, prenant soin d’égaliser chaque couche, puis ponce la surface à l’aide d’une pierre douce.

L’utilité exacte de cette coupe est difficile à définir, sans doute faisait-elle partie d’un grand service de table. Néanmoins, les similarités de cette forme polylobée avec celles de l’orfèvrerie de l’époque et celles des céladons de Ru montrent que les thèmes décoratifs n’étaient pas attachés à une matière ni à une technique particulière, mais bien plutôt que l’artisanat de l’époque était vitalisé par un jeu d’émulation et d’influences réciproques entre les différents média.

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