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Le radeau Plastiki achève son périple à Sydney

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Sydney, Australie – Un bateau composé de milliers de bouteilles en plastique recyclable, le Plastiki, est arrivé lundi 26 juillet dans le port de Sydney, au terme d’une épopée maritime destinée à sensibiliser le public sur la pollution des océans.

Long de 18 mètres, ce radeau-catamaran a été conçu et imaginé par David de Rothschild, l’un des héritiers de la célèbre famille de banquiers. Olav, petit fils de Thor Heyerdahl, l’un des navigateurs du célèbre Kon-Tiki, figurait parmi les six membres d’équipage.

Au terme d’un périple de 15 000 km, de quatre mois à travers le Pacifique, l’équipage du bateau a été accueilli à Sydney par des centaines de personnes venus saluer les protagonistes de cette singulière épopée. « C’est incroyable. Nous sommes si heureux d’être ici », a déclaré David de Rothschild, aux commandes de l’embarcation.

Le Plastiki était parti en mars dernier de San Francisco. Son nom est inspiré de l’expédition du Kon-Tiki, que mena sur un radeau en balsa le Norvégien Thor Heyerdahl et cinq autres hommes d’équipage en 1947 entre le Pérou et les îles Tuamotu en Polynésie. En chemin, le bateau a fait plusieurs escales dans les archipels du Pacifique sud, dont une dans le territoire français de Nouvelle-Calédonie.

Une double-coque composée de 12 500 bouteilles

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Ce navire a été réalisé avec du plastique recyclable assemblé avec de la colle organique, à base de brou de noix de cajou et de sucre de canne, tandis que les voiles contiennent du plastique recyclé. Le double-coque compte 12 500 bouteilles, qui lui assurent 68% de sa flottabilité. Il n’utilise que de l’énergie renouvelable, provenant du soleil, du vent ou de turbines marines ainsi que des générateurs alimentés par des vélos.

Tout au long de leur périple, ses membres ont rendu compte de leur voyage via des blogs et les réseaux de socialisation comme Twitter. David de Rothschild avait imaginé ce bateau après avoir été atterré à la lecture d’un rapport des Nations unies sur les écosystèmes océaniques.

Il a notamment insisté sur la quantité de plastique flottant à la surface des océans puis se dégradant. « Vous êtes au milieu de nulle part et, là, vous voyez… ces plastiques. Ils se dégradent à la lumière, deviennent de plus en plus petit jusqu’à pouvoir être absorbés par les poissons », qui sont ensuite mangés par les humains, a-t-il dit.


Source: La Croix

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1 commentaire

  1. Le radeau Plastiki achève son périple à Sydney
    ..ces plastiques. Ils se dégradent à la lumière, deviennent de plus en plus petit jusqu’à pouvoir être absorbés par les poissons », qui sont ensuite mangés par les humains, a dit David de Rothschild. Personne, aujourd’hui, saura dire les conséquences de cette micro ingestion de particules provenant de ces résidus; notamment leurs incidences pulmonaires et sanguines…. Et le serpent se mord la queue parce que nos cadavres les donneront aux micros organisme macrophages.

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