Accueil Espace Bouddhiste Interreligieux Flora Desondes — Réincarnation et chamanisme

Flora Desondes — Réincarnation et chamanisme

7
0

0-picture.gifLe Chamanisme existe et exista sur tous les Continents. Ce que les chamans disent à propos de la réincarnation concerne l’errance de l’âme lorsqu’elle quitte définitivement le corps qui la retenait. Au moment de la mort d’un des leurs, chacun des peuples chaman et encore aujourd’hui, pratiquaient différents rites. Ils accompagnaient et libéraient l’âme de leurs morts pour que cette mort soit douce. Ils protègent toujours l’âme du mort dans sa traversée des mondes où elle va affronter des démons et des monstres qui sont animées par les résidus imagés de la vie qu’il laisse derrière lui. Tous nos actes laissent des formes-empreintes qui s’attachent à notre corps astral. Ce sont ces formes-empreintes qui agissent dans les plans du rêve pendant le sommeil. Lorsque qu’un individu manque de rigueur et de bon sens, il arrive que d’autorité ces formes-empreintes manipulent cette personne jusqu’à lui faire commettre un acte. Cette personne dira : je ne sais pas pourquoi, j’ai obéi à une impulsion irraisonnée.

Le chaman Hongrois Joska Soós du clan des Baksa me disait :
Celui qui exécute ou conduit le rituel funèbre doit pouvoir sentir l’état du mourant et donner une forme à cette émotion par le son et le rythme. Le mourant est le plus souvent dans un état de demi-sommeil ; il est alors bien plus réceptif aux autres dimensions et perceptions. Le langage parlé n’a plus la même importance. L’accompagnant aide le mourant à laisser derrière lui ses angoisses, ses espoirs, ses regrets et les aspects matériels et psychologiques de sa vie. Vous devez pouvoir surmonter tout attachement et passer à un amour plus haut, libre d’attache : un amour cosmique divin. Celui qui accompagne doit sentir où et à quel niveau le mourant reste encore fixé à sa vie Terrestre ; il doit être en harmonie avec les convictions religieuses de la personne qui trépasse.

Chaque personne est unique, tout comme ses empreintes digitales, de telle sorte que la perception de la mort et ce qu’elle traverse au moment de mourir, est différent pour chacun.
L’indication donnée par le chaman, c’est la lumière vers laquelle se dirige le mourant. Cette grande Lumière qui vous attend après le passage dans l’au-delà, toutes les religions en parlent. Jadis on sonnait le glas lorsque quelqu’un mourait afin que le mort puisse utiliser le son pour se laisser dissoudre en accompagnant ce son qui s’éteint.
Lorsque la présence d’une personne déjà morte est encore ressentie ou vue par son entourage ; le chaman exécute un rituel qui aide l’esprit du trépassé errant à se détacher de ce qui le retient encore. C’est un soutien pour qu’il atteigne l’endroit vers lequel il doit s’en aller.

Joska Soós du clan des Baksa
Joska Soós du clan des Baksa
Quelquefois et subitement, le chaman Joska Soós ressentait la présence d’un esprit très serein. C’était une sphère de conscience laissée par le défunt derrière lui, et qui flottait encore dans l’air. Ce mort a laissé un soutien et une consolation, mais la plupart du temps cette sphère est pleine de peine et de reproches ; son existence montre que ce défunt n’est pas encore réincarné dans une nouvelle dimension.
Le chaman ouvre un rituel et il dirige vers la lumière celui qui doit encore être libéré de ses liens avec la Terre. Trois anneaux de lumière se trouvent dans le cosmos, ils sont connus depuis des siècles. Le plus proche de ces anneaux lumineux a été mis en évidence par le physicien américain James Alfred Van Allen. Physiquement, cet Anneau de Van Allen forme une barrière électromagnétique qui rend possible notre communication dans l’éther.

Si cet anneau n’existait pas, toutes les ondes radio et TV disparaîtraient dans l’espace et ne pourraient donc plus être recueillies sur Terre. C’est là, exactement que tous les morts se dirigent. Ils y attendent une nouvelle incarnation, là ou à un niveau plus élevé dans le cosmos où sont deux autres anneaux. Le deuxième anneau est au niveau de l’étoile Polaire, un espace de lumière blanche où commence le domaine des dieux et celui de votre corps astral (le terme dieux désigne des êtres conscients qui sont les tuteurs et les régents de tous ce qui concernent les êtres animés). Le troisième anneau est près des trois étoiles de la ceinture d’Orion, c’est la porte de la causalité vers le divin. Seule la vitesse de votre vibration détermine le monde où votre âme se dirige. Le chaman, ou un autre personnage qui maîtrise cette connaissance, accompagne le mort ou l’esprit errant et l’aide à trouver son chemin.

Le chaman parle ici de sa propre expérience :
Lorsque je guide un esprit errant, je m’élève ; je monte toujours plus haut jusqu’au moment où je vois le globe terrestre en dessous de moi. Là règne un extraordinaire silence et l’obscurité. Cette obscurité n’est pas vide : c’est un niveau de vibration très subtil de la Lumière Astrale Noire. A un certain moment, je vois le premier anneau de lumière semblable à un système de voie lactée. Il se compose d’une profusion de petits points lumineux qui ressemblent à de la neige éclairée par le Soleil. Ce n’est pas de la matière, c’est de la lumière et l’anneau lumineux tourne de droite à gauche. Sa vitesse de rotation est tellement élevée qu’elle semble très lente. A un certain moment je perçois une des cinq couleurs primaires. La couleur et l’intensité dépendent de la conscience spirituelle du mort pour lequel j’accomplis ce rituel. Cette conscience peut s’exprimer sous la forme de nuances de rouge, blanc, noir, bleu et jaune. En définitive, les sept couleurs peuvent être présentes et se superposer en vibrations.

A ce moment là, le décédé qui élève sa vibration peut passer au-delà, et faire l’économie d’un certain nombre de vies sur Terre. Mais il arrive que cela ne réussisse pas parce qu’il a encore un certain nombre de choses à achever, et il reste coincé au niveau du premier anneau sans pouvoir s’élever vers les annaux supérieurs.

Avec ce rituel d’accompagnement des morts, il est possible que son niveau de vibration tout à coup s’élève, qu’il soit propulsé vers le haut, vers le second anneau et se réincarne dans son corps astral ou même dans le troisième anneau, dans son corps causal.
Ceux qui ont atteint sur Terre le plus haut niveau de conscience n’ont plus à se réincarner. Certains se réincarnent cependant d’une manière consciente, pour apporter cette conscience sur la Terre. Là, ils peuvent, être des enseignants célèbres mais, tout aussi bien rester inconnus. Des gens qui n’attirent pas l’attention peuvent tout autant assumer cette tâche. Néanmoins, ces personnes sont toujours identifiables de par leur rayonnement.

Pour la plupart, les morts et les esprits errants reviennent sur Terre de nouveau, vers une nouvelle naissance inconsciente. Lorsque cela arrive, l’objectif c’est de guider le mort vers des meilleurs parents possibles, vers une situation dans laquelle il pourra accomplir au mieux des leçons de vies potentielles pour mettre en œuvre ses qualités. Il est fascinant de percevoir comment l’esprit, tout à coup réincarné au moment de la conception, file comme un éclair vers le bas, dans sa matrice.

Comme accompagnant, je reçois à ce moment là un choc électrique très violent à travers tout mon corps. Mes esprits protecteurs en qui j’ai toute confiance, me donnent la force nécessaire pour supporter ce choc. Il arrive et malgré ce rituel de psychopompe, certains défunts ne veulent pas se réincarner ; par exemple, par peur de devoir à nouveau vivre une vie très malheureuse.

Au cours d’une cérémonie, je peux apercevoir que ce n’est pas celui pour lequel j’accomplis ce rituel d’accompagnement des morts qui se réincarne, mais un certain nombre d’esprits qui m’entourent, que je ne connais absolument pas. Vraisemblablement, ils sont plus sensitifs que celui que je voulais aider en première instance. Je les vois partir comme des étoiles filantes vers la Terre. Lorsque cela se produit, à la demande de la famille, je fais une deuxième cérémonie pour le mort ; la plupart du temps, cela réussit. Dans des cas très exceptionnels, l’accompagnement doit être renouvelé cinq ou six fois. Aucun échappatoire au retour d’une l’âme trop lourde pour s’élever.

Comment et dans cette vie se libérer des formes-empreinte, c’est possible avec la méditation et l’obtention du silence intérieur. Pour dissoudre les formes pensées qui ne sont en réalité qu’inconsistance ; les chamans utilisent une récapitulation qui devient automatique.


EBOOK Joska Soos et les contenus du Temps

floradesondes.blogspot.com

Previous articleLa Suisse renforce ses liens avec le Népal
Next articleSécheresse historique en Inde