Accueil Editorial Comment vaincre la souffrance ?

Comment vaincre la souffrance ?

6
0

COMMENT VAINCRE LA SOUFFRANCE ?

par le moine Sásana

buda.jpg

Bouddha a exposé la souffrance, la cause de la souffrance, la fin de la souffrance,
la voie qui mène à la fin de la souffrance.

Certes, mais d’un point de vue plus pratique, la question qui se pose est :
« Comment faire, concrètement, pour parvenir à vaincre cette ignorance,

à vaincre les causes de la misère ? »

Il y a tout de même un petit travail à faire ; cela ne se fait pas tout seul.
Espérer que le « grand esprit » va nous accorder sa grâce, selon lui, ça ne marche pas

– j’ai d’ailleurs moi-même essayé pendant dix ans, et ça n’a pas marché !

Il propose donc une autre approche, un peu plus pragmatique,

qui est un travail à faire sur soi.

D’ailleurs, il emploie le mot « travail ». Ce travail est triple…

Dans un premier temps, il convient d’arriver à s’instaurer dans un cadre de vie

qui est basé sur une éthique fondamentale et d’avoir une vie vertueuse.

Ce qui ne signifie pas pour autant « faire moine », loin de là.

Le moine est censé, au niveau de la vertu, être le professionnel en la matière.

Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas.

L’idée de ce comportement vertueux, en fait, est d’être non agressif :

pas de meurtre, pas de violence, pas de vol, pas d’adultère,

pas de mensonge, pas d’absorption de boissons enivrantes.

Pour Bouddha, cela constitue le pilier de base.

Dans un deuxième temps, sur la base de ce comportement vertueux,

nous allons pouvoir effectuer le travail restant à faire.

Nous passons alors à la concentration, la méditation.

Ces exercices de méditation sont utiles pour développer la concentration, la présence d’esprit.

Un esprit complètement vagabond, qui n’est pas contrôlé, ne va pas pouvoir faire grand-chose.

Dans un troisième temps,

une fois que nous avons établi ces deux fondations que sont la vertu et la méditation,

nous allons passer au développement de ce que Bouddha appelle
« l’intelligence », « la sagesse », qui est le pinacle.

C’est la ligne droite finale, qui mène à l’éveil, à la libération.

Ce n’est ni une méditation, ni un exercice, encore moins une prière ou un rituel.

C’est la vision directe dans la réalité, un point c’est tout !

C’est facile à dire, mais c’est une autre chose à faire.

Par le moine Sásana
– Source : www.dhammadana.org


La Souffrance et la Fin de la Souffrance




Previous articleZem — Donner le change.
Next articleMatthieu Ricard : pratiquer le bouddhisme comme le dalaï-lama