Accueil Enseignements Textes fondamentaux Dhammapada XX. Magga-vagga : Versets sur la Voie

Dhammapada XX. Magga-vagga : Versets sur la Voie

161
0

DHAMMAPADA


Bouddha_nuage-52d9b-7.jpg

XX. Magga-vagga : Versets sur la Voie

273 La meilleure de toutes les voies est le Noble Octuple Sentier ;
La meilleure de toutes les vérités, les Quatre Nobles Vérités ;
La meilleure de toutes les vertus, le non-attachement ;
La meilleure de toutes les personnes, celle qui perçoit ce qui est.

274 – 276 Telle est la Voie —
Il n’y en a pas d’autre pour purifier la vision.
Avance sur cette voie
Et Mara tu stupéfieras.

En avançant sur cette voie, tu mettras fin à toute souffrance.
Ayant moi-même découvert
Comment extraire la pointe acérée du désir,
Je vous ai montré le chemin.

C’est à toi de faire l’effort d’avancer.
Le Bouddha ne peut que te montrer la voie.
Absorbés dans leur contemplation,
Ceux qui pratiquent seront libérés des liens de Mara.

277 – 279 Quand on voit clairement, avec sagesse, que
« Tous les phénomènes conditionnés sont impermanents »,
On se détourne de tout ce qui cause la souffrance. Détaché.
Telle est la voie de la purification.

Quand on voit clairement, avec sagesse, que
« Tous les phénomènes conditionnés sont insatisfaisants »,
On se détourne de tout ce qui cause la souffrance. Détaché.
Telle est la voie de la purification.

Quand on voit clairement, avec sagesse, que
« Tous les phénomènes conditionnés sont dépourvus d’un ‘soi’ personnel »,
On se détourne de tout ce qui cause la souffrance. Détaché.
Telle est la voie de la purification.

280 Celui qui, au moment d’agir, ne fait rien,
Jeune, fort, mais léthargique,
Le cœur vide de toute résolution, paresseux —
Celui-là ne trouve pas la voie de la sagesse.

281 Attentif à ses paroles, capable de contrôler ses pensées,
Il ne commet jamais de mauvaises actions.
Purifiant constamment pensées, paroles et actions,
Il parviendra au bout de la Voie proclamée par les sages.

282 La sagesse est le fruit d’une pratique assidue ;
Sans cette pratique, la sagesse diminue.
Sachant cela — comment la perdre et comment la cultiver —
Agis toujours de manière à la développer.

283 – 285 Ô moine, au lieu de couper l’arbre de la forêt — de mortifier ton corps —
Coupe la forêt des désirs sensuels jusqu’aux moindres broussailles.
Dans cette forêt des désirs vivent la peur et le danger,
Alors, abats cette forêt de passions et trouve la Libération.

Car tant que le moindre buisson de désir et de sensualité
D’un homme pour une femme n’est pas définitivement arraché,
Le cœur et l’esprit y resteront attachés
Comme s’attache à sa mère le veau allaité.


Coupe à tout jamais les liens de la sensualité
Comme on coupe une fleur en automne.
Tourne-toi uniquement vers la voie qui mène à la paix
A la Libération — la Voie enseignée par l’Eveillé.
286 – 287 « Je passerai la saison des pluies ici.
Je m’installerai là-bas pour l’été et l’hiver. »
Ainsi pense l’ignorant,
Inconscient de l’incertitude de toute chose.

L’homme dont l’esprit est accaparé
Par ses possessions, sa famille ou son bétail,
Sera emporté par le flot de la mort
Comme un village endormi est emporté par une inondation.

288 – 289 Quand la mort se saisit d’un être,
Sa famille ne lui est d’aucune protection.
Ni fils ni père —
Aucun de ses proches ne peut le sauver.


Pleinement conscient de ce fait incontournable
Le sage, pratiquant vertu et modération,
S’engage dès à présent à purifier la Voie
Qui le mènera à la Libération.

Traduction par Jeanne Schut basée sur la version anglaise de Thanissaro Bhikkhu

Source : www.dhammadelaforet.org

Previous articleLes Huit Libertés
Next articleLe Dhammapada – VI. Pandita-vagga : Versets sur le Sage