Accueil Actus Kalo Pothi, un village au Népal

Kalo Pothi, un village au Népal

4
0

499755.jpg-r_160_240-b_1_d6d6d6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpgTout commence de manière anecdotique avec une histoire de poule vendue par un père pas très gentil avec Prakash, son fils un peu turbulent. La disparition de la poule met l’enfant dans tous ses états. Avec son ami Kiran, Prakash décide coûte que coûte de retrouver le volatile.

Avec un tel début, on pourrait croire que l’on est dans un film pour enfants. Comme les deux jeunes garçons appartiennent à des milieux différents, on suppose que l’on va se rapprocher de ses films iraniens pour enfants qui parsemaient leurs récits de petites touche sociales ou sociologiques, décrivaient des habitats, montraient ce qui différentiait les villages et les ethnies y vivant.

Avant qu’ils n’endossent leurs grandes tenues de dissidents, Abbas Kiarostami ou Jafar Panahi étaient les spécialistes de ce genre de films vantant la fraternité humaine entre villageois voisins. On se souvient forcément de « Où est la maison de mon ami ? » et Min Bahadur Bham doit effectivement compter ces réalisateurs iraniens parmi ses influences.

Mais le Népal qu’il présente ici, et filme superbement, n’est ni propice aux belles histoires enfantines ni aux leçons édifiantes de l’hindouisme ou du bouddhisme. En filigrane « Kalo Pothi » de Min Bahadur Bham traite d’abord allusivement, puis de plus en plus précisément, de la terrible guerre civile qui a eu lieu entre Népalais entre 1986 et 1996.

Tout se cristallise autour d’un mariage d’un dignitaire du village. Le marié va être enlevé par les rebelles maoïstes et la sœur de Prakash, celle pour qui il voulait récupérer la poule, ira les rejoindre dans les montagnes. Min Bahadur Bham ne fait aucun analyse idéologique.

Les événements qui surviennent dans le village, situé dans une zone de front, paraissent au départ assez anodins. Les belligérants se succèdent, sans trop pouvoir être identifiés, proposant des spectacles, des séances de cinéma, proférant des menaces à demi voilées derrière des propos apparemment anodins sur les uns ou les autres.



Source : froggydelight.com
Bande-annonce : allocine.fr

Previous articleLes Jātakamalā – Contes populaires et Bouddhistes
Next articlePalais du Potala