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En Hongrie, une école de la deuxième chance pour les Roms

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Alors que plus de 70 % des roms hongrois sont au chômage, un ancien député veut insister sur l’éducation. L’école porte le nom d’Ambedkar, le « libérateur » des intouchables en Inde.

Les Roms, qui constituent actuellement 8 % de la population hongroise, font souvent l’objet de racisme.
Les Roms, qui constituent actuellement 8 % de la population hongroise, font souvent l’objet de racisme.

C’est à une rentrée un peu particulière que se préparent les 400 écoliers de Sajokaza et Alsozsolca, deux villages du nord-est de la Hongrie. Après avoir passé leur été à chercher de l’eau à la pompe et du bois pour alimenter le foyer familial, ils retrouveront les bancs du collège-lycée bouddhiste Docteur-Ambed­kar.

Cet établissement de la deuxième chance accueille principalement des adolescents de 14 à 20 ans et souvent leurs parents. 90 % d’entre eux sont des Roms. Dans le nord-est hongrois anciennement industriel, les usines ont fermé en masse au début des années 1990. Les Roms, qui constituent actuellement 8 % de la population hongroise, ont été les plus durement touchés. Le taux de chômage au sein de la communauté culmine désormais à 70 %.

Une dégradation de la situation des Roms

Dans le quartier rom d’Alsozsolca, des bâches en plastique tiennent lieu de fenêtres. C’est ici, près de la rivière, que Krisztian, alors âgé de 19 ans, a survécu au tir qui l’a atteint au bassin. Cinquième commune à faire l’objet d’attaques meurtrières contre les Roms entre 2008 et 2009, Alsozsolca ne compte que 6 000 habitants. Les relations entre Roms et non-Roms y sont souvent tendues.

La situation a empiré ces dix dernières années, avec la montée du parti d’extrême droite, le Jobbik, troisième force politique du pays au Parlement, qui a fait de la lutte contre « la criminalité tsigane » la clé de voûte de son programme.

Melinda, 16 ans, a déjà fait l’objet de racisme. « Quand on se promène en dehors du quartier rom, on nous accuse de venir voler », raconte-t-elle. En Hongrie, à peine 1 % des Roms accèdent à l’enseignement supérieur. Melinda est bien déterminée à entrer à l’université. Elle est scolarisée au lycée Ambedkar : « Ici, on prête vraiment attention à nous. »


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