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5 juin : Journée Mondiale de l’Environnement

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5 juin : Journée Mondiale de l’environnement

La Norvège accueillera la Journée mondiale de l’environnement en 2007


@ PNUE - Nations Unies
@ PNUE – Nations Unies


Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a désigné un pays nordique dans la ligne de mire du changement climatique pour accueillir les principaux événements de la Journée Mondiale de l’Environnement en 2007.


Le thème de cette année ;

LA FONTE DES GLACES ?

UNE QUESTION BRULANTE


Une série d’événements tirant l’attention sur les menaces du réchauffement climatique sur la population, la faune et la flore dans le monde, aura lieu à Tromsø dans la ville la plus septentrionale de la Norvège, ainsi que dans la capitale Oslo et dans d’autres villes norvégiennes. L’année 2007 marquera également le début de l’Année Polaire Internationale.


Ce qui arrive dans l’Arctique et l’Antarctique nous concerne tous directement, que nous soyons en Europe, en Afrique ou aux USA. Selon des chercheurs canadiens, la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, seconde réserve d’eau douce de la planète après l’Antarctique, provoquerait une élévation de sept mètres des océans. Ainsi, l’Indonésie perdrait 2.000 îles d’ici 2030. D’où un déplacement de dizaines de millions de «réfugiés climatiques» auxquels s’ajouteraient par ailleurs des légions d’hommes et de femmes fuyant sécheresses et inondations liées au réchauffement de l’atmosphère.


« L’Arctique est également en passe de devenir une zone économique majeure en ce qui concerne les minéraux, l’extraction de gaz, de pétrole et la navigation — en partie en raison de la fonte des glaces due au changement climatique. L’intérêt de l’industrie touristique et de la pêche commerciale, toutes deux désireuses d’exploiter les vastes et abondants stocks de poissons, a également cru. Tout cela représente à la fois une opportunité et une menace pour les peuples autochtones qui y vivent et pour la planète.

Agriculture urbaine et périurbaine


© Art Chen Soo Lin / UNEP
© Art Chen Soo Lin / UNEP


Avec la croissance rapide des villes, l’agriculture urbaine et périurbaine joue un rôle de plus en plus important dans l’alimentation des citadins, souligne l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin.


« L’agriculture urbaine et périurbaine fournit déjà de la nourriture à environ 700 millions de citadins, soit le quart de la population urbaine mondiale. D’ici à 2030, la quasi totalité de la croissance de la population sera concentrée dans les zones urbaines des pays en développement. D’ici là, près de 60 % des habitants des pays en développement vivront dans les villes », indique un communiqué de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture publié aujourd’hui à Rome.


« L’agriculture en milieu urbain implique l’utilisation de petits terrains comme les parcelles vacantes, des jardins et des toits des maisons pour cultiver ou pour élever des animaux de basse-cour ou des vaches laitières. Cela peut prendre de nombreuses formes, allant du « micro-jardin » à de plus grands projets », indique la FAO.


Une pratique apparentée, « l’agriculture périurbaine », consiste en des fermes à proximité des villes où l’on trouve des potagers maraîchers, des poulaillers ou du bétail.


« Le taux de pauvreté dans la plupart des villes est en augmentation, et un nombre croissant de citadins éprouve des difficultés pour accéder à la nourriture dont ils ont besoin. Dans de nombreux pays en développement, les pauvres des villes dépensent 60 % ou plus de leurs revenus pour l’alimentation ».


Les problèmes proviennent du manque d’infrastructures pour transporter la nourriture jusqu’aux centres urbains. Les longues distances, les routes en mauvais état et les encombrements urbains provoquent des pertes de 10 à 30 % de produits alimentaires pendant le transport.


Et, phénomène récent, les styles de vie urbains conduisent nombre de personnes à consommer plus de graisses et moins de fibres, plus de « fast-food » et moins de repas fait maison, souligne le communiqué.


Selon la FAO, les pays en développement doivent relever un double défi. D’un côté, la faim qui s’étend et de l’autre, la croissance rapide du nombre de personnes atteintes d’obésité, de diabète, de maladies cardio-vasculaires et d’autres maladies liées au régime alimentaire.


« L’agriculture urbaine et périurbaine peut contribuer à améliorer la sécurité alimentaire de plusieurs façons. En cultivant des produits alimentaires à la maison ou à travers des coopératives, les ménages pauvres peuvent réduire la charge du coût d’achat de la nourriture, disposer d’une plus grande quantité d’aliments et réduire les intervalles saisonniers dans la production de primeurs ».


En augmentant la diversité et la qualité des aliments consommés, l’agriculture urbaine et périurbaine peut améliorer significativement les régimes alimentaires urbains.


En outre, la vente des surplus de produits agricoles peut générer un revenu utilisable pour acheter davantage de nourriture. Même des « micro-jardins » peuvent procurer jusqu’à 3 dollars de revenu par jour aux familles pauvres, selon la FAO.


On estime que 1,2 milliard de personnes vivent avec moins de 1 dollar par jour et près de 3 milliards avec moins de 2 dollars par jour.


Par exemple, à Dar es Salaam, en Tanzanie, 650 hectares sont utilisés pour la production maraîchère, fournissant un revenu à plus de 4 000 paysans. Un projet de la FAO à Dakar, capitale du Sénégal, a encouragé la culture des tomates sur des surfaces d’un mètre carré sur les toits des immeubles. Le rendement se situe entre 18 et 30 kilos par an.


Malgré son importance croissante, l’agriculture en milieu urbain et périurbain et toujours sujette à de nombreuses contraintes, notamment le manque de terres adaptées, l’incertitude sur les droits de propriété, l’accès insuffisant à une eau d’irrigation de qualité, l’insuffisance du savoir-faire et la faiblesse des investissements, indique la FAO.


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