Accueil Espace Bouddhiste Interreligieux Chasteté, fruit défendu et maîtrise de soi

Chasteté, fruit défendu et maîtrise de soi

95
0

Les Vertus de la Chasteté contre les Délices de la Volupté


Depuis des siècles, l’Eglise chrétienne appelle à la chasteté ses plus fidèles disciples.

Elle les incite à préserver cette « envie », ce « désir » qui bouillonne, qui une fois maîtrisé peut s’avérer être une force.

adam et Eve*
adam et Eve*

L’Eglise impose d’ailleurs à ses représentants, le plus haut degré de chasteté. On parle ici d’une maîtrise de soi et de son corps en harmonie avec ses croyances et ses principes religieux.

Mais qu’est-ce que la maîtrise de soi ? Maîtriser implique-t’il obligatoirement un refoulement, un étouffement de l’envie comme l’ont décrit le Pape Benoît XVI et ses prédécesseurs depuis des siècles? Ou maîtrise de soi veut-il dire cultiver, méditer et tirer des enseignements ?


Depuis longtemps, la maîtrise de soi est un but, un objectif ultime qu’essaie d’atteindre une grande partie des êtres humains.

Se maîtriser est preuve de noblesse, de grandeur d’âme et d’esprit.

La maîtrise du désir est une autre histoire.


Dans la société profondément religieuse d’hier, l’abstinence était de rigueur. Tout « célibataire » ne devait offrir à son corps que la simple jouissance de la vie et de ses « plaisirs » naturels.

Ce n’est qu’après le mariage que le « sexe » pouvait être abordé avec toutefois grande « innocence ».

Le sexe ne servait donc qu’à la procréation et ne devait en aucun cas être une source de plaisir.


Sexe est synonyme de plaisir, plaisir est synonyme de luxure, la luxure est un pêché capital. Le chemin qu’adoptent les pensées conservatrices n’est pas bien difficile à emprunter.

Il répond d’une logique pure dictée par des préceptes religieux plus que centenaires.


Une telle doctrine peut-elle vraiment être appliquée dans le monde d’aujourd’hui ? N’est-il pas nécessaire de procéder à une certaine adaptation ?


Comment demander à l’homme de renoncer au maigre tribut que lui a valu son combat pour obtenir sa libération sexuelle ? Comment demander à la femme, à l’heure qu’il est, de renoncer au plaisir qu’elle a mis tant de temps à légitimer ?

Comment dire aujourd’hui à un jeune en mal d’amour : « Pour ta survie, au plaisir tu ne goûteras point » ?


Adeline Journet pour www.buddhachannel.tv

Previous articleL’Empire Gupta et les Mystères d’une Civilisation en Or
Next articleIdée Lecture – Mon histoire des femmes – Michelle Perrot