Accueil Espace Bouddhiste Ecologie Réchauffement Climatique : l’Après Kyoto en Négociation à Bali

Réchauffement Climatique : l’Après Kyoto en Négociation à Bali

6
0


3 décembre 2007



post-Kyoto.jpgLa gouvernance internationale sur le climat repose sur des traités internationaux avec la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), ouverte à ratification en 1992, et qui est entrée en vigueur le 21 mars 1994, ratifiée par 189 pays dont les États-Unis et l’Australie. L’autre traité, le protocole de Kyoto, a été ouvert à ratification le 16 mars 1998, et il est entré en vigueur en février 2005. Il a été ratifié à ce jour par 156 pays. Les États-Unis ne l’ont pas ratifié et l’Australie vient juste de le faire, avant le début des négociations de Bali en Indonésie.



L’objectif des pays réunis à Bali sur le réchauffement climatique est donc de jeter les bases du traité qui succédera au protocole de Kyoto, mais aussi de tenter de rallier les pays en développement, notamment la Chine, le Brésil et l’Inde, qui représentent 50 % des émissions de gaz carbonique (CO2), un gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.



Après deux années de discussions, après les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’enjeu de cette négociation est de réussir à mettre en place une nouvelle « feuille de route », un mode d’emploi du futur traité, car la première période du protocole de Kyoto expire en 2012.



L’enjeu est de parvenir à rallier l’ensemble de la communauté internationale pour tenter d’endiguer le réchauffement et de la maintenir à 2°C. Pour se faire, il faut réussir à rallier les pays en développement, qui représentent 50% des émissions de CO2 actuelles, dont la Chine, l’Inde et le Brésil. La déforestation, qui représente 18% des émissions de CO2 sera également en discussion à Bali. Grand absent : Les Etats-Unis de plus en plus isolées sur la scène internationale du climat.



Pour le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, « il existe des moyens réels et abordables de s’attaquer au changement climatique (et) la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Bali (…) sera l’occasion de donner des solutions politiques à ces découvertes scientifiques. »



Le rapport du GIEC, qui sera officiellement présenté à la Conférence de Bali, « a d’ores et déjà planté le décor pour un progrès décisif : on s’est entendu pour engager des négociations concernant un accord global relatif à l’évolution du climat auquel tous les pays pourraient souscrire » assure le secrétaire de l’ONU, ajoutant que « nous ne pouvons pas nous permettre de quitter Bali sans parvenir à un accord. » « Les pays industrialisés doivent continuer de montrer la voie en agissant face au changement climatique (…) Admettons que le changement climatique nous touche tous et que la situation est telle que seule une action mondiale urgente peut y remédier » ajoute le secrétaire général.



Par Pierre MELQUIOT



Source : Actualites-News-Environnement

Previous articleLes Chinois privés de cochon ?
Next articleTHAILAND – SUKHOTHAI STYLE – in the 13th century