Accueil Espace Bouddhiste Ecologie L’Urgence qui en révèle d’Autres

L’Urgence qui en révèle d’Autres

18
0

CYCLONE SIDR AND IT’S AFTERMATH [[Traduit de l’Anglais par Hélène LE, pour www.buddhachannel.tv ]]
LE CYCLONE SIDR ET SES CONSEQUENCES
« Point de vue »

4 décembre 2007

Par Lutfur Rahman



Canada – Un autre cyclone est venu, puis parti laissant son lot de mort et de destruction. L’horreur macabre des corps en décomposition et des carcasses d’animaux flottants, des images de l’humanité destituée, a encore une fois alimenté les journaux du monde entier ainsi que les écrans de télévision.



BRAC_medical_team.jpg

Photo: L’équipe médicale de l’organisation BRAC-> , assistant les victimes du cyclone à Telikhali à Bhandaria, Pirojpur



Comme dans le passé, les USA ont envoyé leurs navires de guerre avec des hélicoptères et des biens de premiers secours, l’Inde et le Pakistan ont envoyé leurs avions chargés de nourriture et de médicaments, et beaucoup d’autres, venus de près ou de plus loin, se sont rués avec des biens de première nécessité. A la grâce des mains charitables du monde et des efforts du gouvernement, heureusement, les dernières douleurs et souffrances arrachées du cœur de notre peuple côtier s’atténueront jusqu’à disparaître de notre mémoire, une fois encore, et la vie s’en retournera alors à son meilleur niveau de marginalité, encore.



Mais là ne s’arrête pas l’histoire. Avec les prévisions des communautés scientifiques sur ce qui attend la planète dans sa globalité, et les réalités de la terre qui sont notre lot dans la plus grande région deltaïque du monde, l’histoire n’a même pas encore commencé.



Toutes les indications tellement tragiques, dessineront probablement les grandes lignes de notre existence quotidienne, au plus haut des marées montantes. Celles-ci seront amenées à être plus courantes dans le future que par le passé, chaque épisode dépassant son prédécesseur en furie et destruction.



Cela étant pour notre future sombre, la question brûlante demeure : que comptons nous faire ? N’y a-il rien qui puisse être accompli? Autre chose que s’asseoir dans un silence stoïque, face à ce fléau de la nature qui reviendra de façon certaine ?



Les causes du problème sont nombreuses et variées, et les remèdes sont lointains et rares, la plupart résidant bien au-delà de la capacité humaine de contrôle, connue à ce jour. L’effet de serre et le réchauffement de la planète, le dépouillement des terres et des forêts, l’assèchement des rivières, la destruction de l’équilibre écologique de la planète sont autant de facteurs qui demandent une mobilisation globale et concertée afin d’avancer. Ceci constitue un frein à la géopolitique actuelle du monde. Mais il y a des régions, où le problème se manifeste en grandes pertes de vies humaines, aux prises de la tentative bien humaine d’atténuer, jusqu’à notre propre faute.



Si lon sait qu’une meilleure préparation sur la voie d’une multiplication des refuges cycloniques, une meilleure communication et des facilités de prévention, aide à diminuer mort et destruction, il est aussi avéré que la majorité de ces cas, est due à une forte densité de population, travaillant dans ces régions à hauts risques, pour une vie de subsistance. Etre forcé de faire durer une manière de vie marginale dans la pêche et l’agriculture, sur des marées de boue plates en si grand nombre, avec des femmes et des enfants, cela revient à jouer avec le feu, qu’il y ait tempête ou non.



crise-humanitaire-au-bangladesh_Reuters.jpg

Tafalbari

Photo: Reuters



Il est vraiment nécessaire et urgent, de mettre en place un programme catastrophe servant de frein à la croissance de la population et son retournement final, dans une tentative de diminution de la densité de population du pays. En dépit de son incroyable fertilité et de la prime de la terre, le pays est béni par un taux de croissance galopant et la densité de population résultante est trop élevée, selon tous les standards de mesure. Elle doit être réduite considérablement pour une subsistance significative de la vie humaine sur cette terre. Avec les prévisions du niveau de la mer en élévation et la perte à venir des habitations et des terres cultivables, il n’est pas une option qui ne puisse encore être ignorée si nous voulons vraiment améliorer la situation de façon significative.



Avec ce regard en avant du gouvernement, maintenant à la barre, il y a peut-être une opportunité de faire un effort sincère tendant vers ce but. Formuler et adopter des stratégies réalisables pour arrêter et inverser la croissance de la population, dans un pays comme le Bangladesh, est une tâche qui est probablement plus aisée à dire qu’à accomplir.



Ce qui est nécessaire: un plan proactif, orienté sur le résultat, compréhensif, qui n’inclurait pas seulement de faire reculer la densité de population mais aussi l’installation d’un agenda national (et un plan de route) pour l’accomplissement d’un système démocratique véritablement progressif du gouvernement, et abordant tous les aspects de la vie nationale qui jouent des rôles critiques dans la construction d’une nation, comme par exemple :



Une éducation adaptée et un développement des techniques pour un monde global



Une police, un système judiciaire et une administration orientées vers le peuple



La santé et la nutrition, l’hygiène, les sports et les loisirs



Un registre national des naissances et des mariages



Une protection environnementale et un équilibre écologique



Une norme démocratique, la liberté de la presse, la transparence et la liberté de l’information



Une religion dépourvue de politique, de morale et de nationalisme



Un gouvernement de mérite et de capacité, de discipline et de responsabilité



Etc.



La viabilité de l’état et le maintien de sa qualité et de son caractère dépendra grandement de la façon dont l’actuel gouvernement, ainsi que les suivants, adhèreront et succèderont à la diminution de la croissance de la population, parallèlement à l’instillation des accessoires d’une forme de gouvernance libre et équilibrée, juste et équitable, disciplinée et responsable, en conformité avec ce qui a été pendant si longtemps, la demande de tous les Bangladais.



Mail :mlr_ca2003@yahoo.ca



Source: www.bangladesh-web.com->


SOUTENIR L’ACTION DE LA CROIX ROUGE FRANCAISE



Communiqué de presse – Paris, le 30 novembre 2007



bangladesh-cyclone-sidr-3.jpgLa Croix-Rouge française apporte 21.250 kits famille aux victimes du cyclone Sidr au Bangladesh.



Depuis le 16 novembre dernier, 6 millions de personnes ont été affectées par le cyclone Sidr, qui a détruit 500.000 habitations dans 30 districts du sud du Bangladesh.



Acheminement de l’aide aux victimes
par le Croissant-Rouge du Bangladesh – © Philippe Stoll / CICR
L’appel à dons lancé par la Croix-Rouge française a déjà permis de collecter 163.000 euros à ce jour.


Envoyez vos dons à :

Croix-Rouge française

CYCLONE BANGLADESH

75678 Paris cedex 14



Ou faites un don en ligne



Cette somme récoltée va permettre d’acheter 21.250 kits famille (kit contenant savons, tasses, verres, assiettes, cuillères, ustensiles de cuisine, bougies, allumettes, sacs plastiques tissés et seaux) sur les 100.000 kits nécessaires estimés par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (FICR) pour couvrir les besoins de 249.800 familles.



Ces kits seront distribués dans les tous prochains jours dans les districts de Bagerhart, Barguna, Patuakhali et Pirojpur, les plus sévèrement touchés par cette catastrophe.



La Croix-Rouge française continue à relayer l’appel à dons de la FICR pour financer l’effort de solidarité afin d’apporter une aide humanitaire durable aux sinistrés.



Source: www.croix-rouge.fr

Previous articleParole du Dalaï-Lama sur le Bonheur
Next articleLa Corée du Sud – Géographie