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Découverte d’un « Four » de Chine avec Amélie…

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De Nanjing le 18 juillet 08,

DÉCOUVERTE D’UN « FOUR » DE CHINE AVEC AMÉLIE


Voici deux jours que je suis arrivée en Chine.

Un pays que je connais bien par sa culture, mais il s’agit de mon tout premier voyage sur place.

Ombrelle.jpg

Nanjing s’appelle aussi en français Nankin. Ce nom signifie littéralement « Capitale du Sud » par opposition à Beijing (Pékin) qui signifie capitale du Nord.

Nanjing est la capitale de la province du Jiangsu. Cette ville compte aujourd’hui plus de 6 millions d’habitants. Nanjing s’étend sur une surface de plus de 6500km2. Elle est située à 300 km de Shanghai et reliée à elle par un train express en 2h.

Des lacs naturels et des montagnes entourent la ville.

Historiquement, cette ville est très importante dans l’histoire chinoise.

Elle est devenue plusieurs fois dans l’histoire la capitale de la Chine. En 1937 la prise de la ville par les japonais a conduit à un énorme massacre.

Nanjing est dotée d’un climat subtropical humide. Les étés sont chauds et la pluie est présente tout au long de l’année.
Depuis environ une semaine les températures sont aux alentours de 37 degrés à l’ombre. Depuis deux semaines, des pluies courtes tombent une à deux fois par jour.

Nanjing est considérée comme l’une des 4 villes les plus chaudes en Chine. On appelle ces villes les 4 fours.

En arrivant à Shanghai la première chose que j’ai remarqué c’est que presque toutes les femmes se déplacent dans la rue avec des ombrelles. Souvent de couleurs claires ou pastelles, ces ombrelles sont bien travaillées avec des dessins ou des paillettes. C’est effectivement très appréciable de se cacher de la chaleur du soleil ainsi. Ce n’est qu’une fois arrivée à Nanjing que j’ai appris que ces ombrelles servaient certes a se cacher de la chaleur du soleil, mais aussi et surtout à ce que les femmes gardent une peau bien blanche, signe de la beauté chinoise.

A Nanjing, la climatisation est partout, surtout en cette période de l’année.
Des petits métiers, il y en a à profusion.
Le plus difficile à supporter pour moi, sont des vendeurs qui transportent sur leurs vélos, des petites cages en osier. Un bruit énorme sort de ce boites. On a fini par m’expliquer que des grillons étaient enfermés dans ces petites boites.

A chaque endroit les gens sont employés pour faciliter la vie des citoyens. Par exemple, à la sortie de certains supermarchés, afin de permettre aux clients d’aller le plus loin possible avec leur cadi, un homme s’occupe de récupérer tous les cadis proches de la sortie de l’escalator.
Dans des bus, le chauffeur est accompagné d’une personne qui passe dans les rangées afin de faire payer les usagers.

A la gare de Nanjing, une queue immense de personnes attendait pour prendre un taxi. Chacun essayant de grappiller des places, environ 100 personnes attendaient un taxi devant moi. Une sorte de gardiens disait aux taxi où se disposer, disait aux usagers vers quel taxi aller. En l’espace de 5 minutes environ, ces 100 personnes étaient dans des taxis. Impressionnante vision. Ce chaos apparent est extrêmement bien régi par des règles strictes.

Les gens qui vous bousculent dans la rue, le niveau sonore élevé…. A première vue, la Chine peut paraître anarchique dans nos yeux d’occidentaux. L’ensemble de ce système est en effet régi par une police et des gardiens de l’ordre assez rigoureux. Et c’est un pays qui tourne bien avec ces règles. La question qui me vient en regardant ce style de vie, est  » est-ce que les chinois pourraient vivre correctement dans une démocratie?  »

Je n’ai aucune réponse actuellement, mais juste des questions.

De Nanjing, je vous souhaite une merveilleuse journée.


Par Amélie Delaporte-Digard

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