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Petites histoires et autres contes : Mon seul miracle

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Un prêtre du Jōdo Shinshū qui espérait obtenir sa libération de la Roue sans fin du Samsara, avait pour seule pratique la récitation du nom d’Amitabha : Amida Butsu Namu ; Je prends refuge dans le Bouddha Amitabha.

Nommé Bouddha de Lumière Infinie, Amitabha règne sur la « Terre pure Occidentale de la Béatitude ». Il prononça le vœu de libérer tous les êtres qui prononce son nom à l’ultime instant où le souffle se sépare du corps décédé. Sa pratique consiste à seulement répéter son nom.

Jōdo Shinshū

Amitābha

Cette seule pratique ne lui suffisait pas pour vaincre sans arrêt les cinq poisons, et ce prêtre était jaloux de la bonne renommée du maître Zen Bankei, dont les sermons attiraient une foule immense. Jalousie et orgueil s’associent volontiers avec la colère-haine. Ce prêtre voulait se mesurer avec Bankei pour le ridiculiser et faire valoir sa supériorité. C’est donc animé par ces poisons qu’il pénétra bruyamment dans la salle où Bankei donnait un enseignement.

Bankei lui demanda pourquoi il faisait tant de tapage.

Se redressant dans sa vanité, le prêtre déclara:

« A la racine de notre secte, notre bien aimé maître Shinran utilisait ses pouvoirs miraculeux pour écrire le saint nom d’Amitabha d’une rive à l’autre d’un fleuve. Il tenait le pinceau et il écrivait sur la feuille tenue par son disciple sur l’autre rive. Peux-tu agir ainsi ? »

Bankei répliqua : « Mon seul miracle est de manger quand j’ai faim et de boire quand j’ai soif ».

Selon Philippe Cornu pour son Dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme page 70 (Editions du Seuil 2001) ; Bankei né en 1622 est fils de samouraïs. Il connu son premier Éveil alors qu’il se mourait de phtisie, ce qui le guérit instantanément. Il souhaita alors rencontrer un maître Zen qui pourrait lui enseigner le « sans naissance, sans disparition » énoncé dans le Soutra du Cœur. Il connu l’éveil profond auprès de Daozhe qui fit de lui son successeur unique. De même que le Sixième Patriarche Houei-neng, il du s’enfuir nuitamment pour ne pas être victime de la jalousie des autres disciples. Il resta caché de nombreuses années avant d’être un grand maître Zen pour un grand nombre de disciples.

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