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Alerte: Le Pangolin Disparaît!

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Source: AFP

« Le pangolin ressemble à un artichaut à l’envers avec des pattes, prolongé d’une queue à la vue de laquelle on se prend à penser qu’en effet, le ridicule ne tue plus. »


C’est ainsi que l’humoriste Pierre Desproges décrit ce curieux quadrupède qui pour un oeil non aguerri, passerait aisément pour une pomme de pin…

Cet animal aux pattes très courtes, s’enroule sur lui-même en cas de danger , rendant sa capture facile. Son nom vient d’ailleurs du malais « pang-goling », signifiant « celui qui s’enroule ».

Si le ridicule n’a jamais fait de mal au pangolin, ses écailles en revanche, le desservent en ce qu’elles sont très demandées par les pharmaciens chinois pour ses vertus médicinales. Sa chair, source de protéine est appréciée partout en Asie et sa peau est également l’objet de la convoitise asiatique, en particulier chinoise, pour la confection d’articles en cuir.


Pour toutes ces raisons, cet impassible mangeur de fourmis est menacé par les trafics illégaux en Asie où la demande va grandissante.

« Les statistiques de saisies accusent un accroissement de la demande et des trafics » confirme le lieutenant-colonel Thanayod Kengkasikij de la police thaïlandaise.

Et William Schaedla de l’association Wildlife Alliance d’indiquer : « Nous disposons d’informations montrant que jusqu’à une tonne par mois de ces animaux sont transportés d’un côté à l’autre de la frontière entre la Thaïlande et le Laos ».

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Un pangolin saisi par les douanes à Kuala Lumpur.

Source: AFP


Les petits mammifères (en moyenne 2,5 kilos) sont d’abord capturés dans les forêts équatoriales, malaisiennes ou indonésiennes pour être acheminés vers le nord.

Au dire du lieutenant-colonel, la Thaïlande sert de porte d’entrée du trafic de la Malaisie et de l’Indonésie, vers le Vietnam et la Chine.


Un colloque de quatre jours portant sur la contrebande animalière dans la région a commencé aujourd’hui à Cisarua, en Indonésie.

Les ONG, les policiers et les représentants des pays du Sud-Est asiatique (ASEAN) n’ont pas caché leur inquiétude quant au sort de ce petit animal, souvent dissimulés dans des cargaisons légales de manière à tromper la vigilance des douanes.

En projet: un renforcement des contrôles et de la coopération entre tous les pays partenaires regroupés au sein de l’ASEAN.


Il est toujours délicat de crier à la torture animale sans prendre en compte les traditions souvent séculaires, des populations accusées.

Mais passé un certain seuil, ne pas tirer la sonnette d’alarme ne revient-il pas à fuir son devoir de citoyen de la nature?


Hélène LE, pour www.buddhachannel.tv

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