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Karmapa Orgyen Trinley Dorjé – La religion et l’environnement ne font qu’UN !

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New Haven, Connecticut (USA) – Dans une interview avec « Yale Environment 360 » en tant que leader bouddhiste tibétain, le Karmapa Orgyen Trinley Dorjé parle de la façon dont le monde a besoin de la religion et de lutte contre le changement climatique.

karmapa-250.jpgOgyen Trinley Dorje, chef spirituel du bouddhisme tibétain, dit sa profonde préoccupation pour les questions environnementales. Il fait la promotion d’un programme pour inculquer de bonnes pratiques environnementales dans les monastères bouddhistes et dans les communautés locales à travers la région himalayenne. Il dit : « L’urgence environnementale que nous affrontons est non seulement une question scientifique, mais aussi une question politique et une question de morale. »

Voici son interview avec avec Roger Cohn, du Yale Environment 360.

Yale Environment 360: Parlez-nous des programmes que vous avez lancé dans les monastères de l’Himalaya pour favoriser la protection de l’environnement et et pour mieux gérer l’environnement. Quel est le but de ces programmes, et comment fonctionnent-ils?

Le Karmapa: L’accent est principalement mis sur la protection des forêts, des sources d’eau et de la faune, ainsi que sur la réduction et l’élimination des ordures. Nous avons essayé d’introduire ces sujets pour motiver les monastères et à les inciter à prendre activement en compte l’environnement.

e360: Pouvez-vous donner un exemple précis des activités effectuées par les moines dans les monastères?

Karmapa: Dans chaque monastère, nous avons introduit la plantation d’arbres, de sorte que des milliers d’arbres ont été plantés. c’est une forme de préservation du mandala naturel qu’est l’environnement naturel? d’où la création la création de de petits jardins potagers cultivés sans l’utilisation d’engrais artificiels. L’influence par l’exemplarité des monastères change aussi la façon des villageois de respecter la nature, dans leurs villages.

e360: La région de l’Himalaya a vécu durement les effets du changement climatique au cours des dernières années. Est)ce une des raisons qui vous a motivé dans ces programmes ?

Karmapa: Tout à fait. Parce que le changement climatique est directement observable dans la région de l’Himalaya (les retards de la mousson, l’augmentation des précipitations, des inondations et d’autres changements), beaucoup de gens vivant dans ces régions se sentent immédiatement concerné pour faire quelque chose. Ils ont déjà ressenti les effets palpables, donc il est très facile de communiquer avec eux sur ces situations d’urgence dont ils sont témoins.

e360: Comment pensez-vous mettre plus d’importance sur l’environnement dans vos enseignements?

Karmapa: Je suis né dans le désert du Tibet, ce qui veut dire que j’ai eu la chance de connaitre cet environnement avant sa déstabilisation d’aujourd’hui. Je suis amené à découvrir le milieu naturel comme fondamentalement sacré et donc sa conservation a une importance énorme. J’ai l’habitude de regarder l’environnement d’une manière saine. Mes vues sur la nécessité de gérer l’environnement ne proviennent pas d’une connaissance artificielle ou théorique, mais de mon expérience précoce avec la nature.

e360: Vous avez parlé de l’idée bouddhiste de l’interdépendance et de l’unité. Comment voyez-vous l’homme dans sa relation avec le monde naturel?

Karmapa: Les implications de l’interdépendance sont nombreuses. En tant qu’êtres humains, nous dépendons les uns des autres. Nous dépendons également des autres espèces et les autres espèces dépendent les unes des autres. Et nous tous, en tant qu’habitants de ce monde, dépendons de l’environnement dans lequel nous vivons. Parfois, quand je parle de cela, je utilise l’image de cette planète comme celle d’un « contenant », et tous les êtres vivants qui l’habitent sont son « contenu ». De façon très réelle, cette planète nous tient et nous soutient. Alors sans cette planète, il n’y aurait aucun moyen pour chacun de nous et pour les espèces qui l’habitent de survivre.

Aucun d’entre nous n’est vraiment indépendant. La nourriture que nous mangeons, les vêtements que nous portons, même l’air que nous respirons, viennent tous de l’environnement et aussi du travail acharné et de la gentillesse des autres êtres. Nous considérez comme des parties d’un système interdépendant permet à notre pensée de devenir plus réaliste et utile.

e360: Quels sont les impacts du changement climatique voyez-vous dans la région de l’Himalaya?

Karmapa: La région de l’Himalaya, avec ses glaciers est un entrepôt de l’eau. Il est la source des grands fleuves d’Asie, et l’ensemble de la faune, de la flore et des humains dépendent vraiment de sa qualité. … Quand les gens parlent de la question tibétaine, beaucoup de gens pensent que c’est une question politique. Mais je pense que c’est fondamentalement une question d’environnement – parce que la situation écologique du Tibet ne concerne pas seulement les tibétains. Ses répercussions concernent et affectent toute l’Asie.

Suite de cet interview en cliquant sur ce lien -> l’interview complète en anglais




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