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Mai 2015 — Le Journal des Sanghas

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Programme :



Présentation Time Code – 00:33



Actualités Time Code – 00:57

Toutes vos activités pour le mois de mai 2015.

– Lerab Ling Time Code – 01:03

En plus de sa journée portes ouvertes le vendredi 1er mai, le centre Lerab Ling vous propose quelques événements :
– du 9 au 10 mai, un week-end d’enseignements avec Khamtrul Rinpoché,
– et du 14 au 17 mai, une conférence sur la méditation et la pleine conscience.

– Dechen Choling Time Code – 01:19

Dechen Choling, pour sa part, vous reçoit du 2 au 3 mai, pour un week-end de méditation sur la confiance dans les relations  ;
– du 7 au 10 mai, pour un second week-end de méditation sur l’intelligence émotionnelle  ;
– du 9 au 17 mai, pour une retraite en pleine conscience appelée «  En silence – 7 jours – Guidée  »  ;
– du 23 au 29 mai, pour une retraite «  Maitri : Les cinq énergies de sagesse  », avec Irini Rockwell  ;
– et du 31 mai au 6 juin, pour une retraite ‘course à pied et méditation’.

– Shenpen France Time Code – 01:54

L’association Shenpen France a le plaisir de vous inviter du 5 au 10 mai pour une retraite nationale en France, et du 10 au 17 mai pour une retraite européenne.

– Seine Zen Time Code – 02:06

Le temple de la Gendronnière quant à lui, organise une semaine Samu avec Philippe Coupey, du 6 au 10 mai.

– Dzogchen internationale Dejam Ling Time Code – 02:14

La communauté Dzogchen internationale Dejam Ling organise un long week-end sur les chants tibétains et les danses joyeuses Khaita à Dejamling, du 14 au 17 mai.

– Le refuge Time Code – 02:25

Vous êtes également invité par le centre du refuge à une retraite de méditation avec Ajahn Thanissaro, du 17 au 24 mai au monastère de Ségriès.

– Kalachakra de Paris Time Code – 02:38

Enfin, le centre Kalachakra de Paris vous accueille pour une retraite sur l’ouverture du cœur, avec guéshé Dakpa Tsoundou du 8 au 10 mai, ainsi que le 19 mai pour une conférence avec Alan Wallace, à 19h.



L’Annuaire Time Code – 02:52

Chaque mois, nous vous présentons un centre ou un institut qui contribue, à sa manière, à répandre le Dharma. Ce mois-ci, focus sur le Temple Zen « Ho Sho Ji ».

Au Temple Zen « Ho Sho Ji », également appelé le Temple du « Pic lumineux », la pratique du zazen est commune. Il s’agit d’un recueillement silencieux qui, pour ses adeptes, permet d’ouvrir la « fleur du Bouddha ». Cette fleur, qu’aucun mot ne peut exprimer, désigne la Voie de l’Éveil, ni plus, ni moins.

Dans ce Temple, situé en Dordogne, ont lieu, toute l’année, des retraites mensuelles de trois jours, mais aussi un camp d’été et un camp d’hiver. Ces derniers rassemblent de nombreux pratiquants de France et d’Europe centrale.

Ils viennent y actualiser l’assise du Bouddha et recevoir les enseignements du moine Sando-Kaisen, disciple du Maître Taisen Deshimaru.

Pour en savoir plus sur le Temple Zen « Ho Sho Ji », rendez-vous sur
www.zenkaisen.fr, ou dans la rubrique Annuaire de Buddhachannel.



La présentation d’un Bouddha Time Code – 04:05

AVALOKITESHVARA est le boddhisattva le plus populaire dans le bouddhisme Mahayana dans sa dimension de « Seigneur qui observe » et de « Seigneur du monde ».

Avalokita signifie « l’observateur », le grand écoutant qui incarne la compassion ultime, le grand méditant à l’écoute de la souffrance du monde, il est le regard d’empathie, d’amour et de bonté pour tous les êtres. Nāgārjuna, le philosophe et métaphysicien du bouddhisme Mahāyāna définit justement le mahāyāna comme la voie du Bodhisattva.

Avalokiteshvara, sous le nom de Chenrezig est le bodhisattava le plus sollicitée du Tibet. Il incarne « celui qui regarde avec compassion ». Le Dalaï Lama et le Karmapa sont considérés comme sa réincarnation.

Son mantra est certainement le pus connu du grand public : Om̐ Maṇipadme hūm – ॐ मणिपद्मेहूम् Ce mantra résonne dans tous les monastères tibétains et dans chaque foyer. Que signifie ce mantra ? De nombreuses traductions existent, mais la plus accessible est de le traduire par « hommage au joyau dans le lotus ». Il s’agit bien sûr du « joyau qui accomplit tous les souhaits ». Pourquoi le joyau du lotus ? parce que le lotus se nourrit de la boue sans se salir, symbolisant ainsi la pureté en tout lieu. Pour d’autres sources, ce mantra est intraduisible, mais résume les différentes souffrances : « hom » adoucirait les épreuves du peuple ; « ma » apaiserait les difficultés des lamas ; « ni » soulagerait les chagrins des hommes ; « pe » diminuerait les douleurs des animaux ; « houm » enfin tempèrerait les souffrances et les peines des damnés.

Ce dont on peut être sûr, c’est que la récitation peut se faire en visualisant le mandala d’Avalokiteshvara représentant l’assemblée des déités qui l’entoure. Pratiqué avec persévérance et foi, ce mantra permet d’ améliorer la réalisation de la grande compassion et d’atteindre à force de pratique la bouddhéité suprême dans le pays pur d’Avalokiteshvara.

Ce mantra se trouve sur de nombreuses pierres et drapeaux, tout au long des chemins et de la vie du quotidien. Les pierres à mani, ou pierre-mani, sont des pierres gravées de formules bouddhistes sacrées, le Om mani parme hum étant le plus courant. En haut des cols et montagnes, mai aussi dans les vallées, c’étaient un manière de rester en conscience des valeurs essentielles du pur joyau dans le lotus.

AVALOKITESHVARA A DE 2 BRAS JUSQU’A 1000 BRAS 


Les formes d’Avalokiteshvara sont multiples : ses couleurs sont variables. Il est généralement représenté de couleur blanche ou rouge. Le nombre de ses bras est fluctuant. Ses formes les plus présentées sont des statues ou des peintures d’Avalokiteshvara à 2 bras, à 4 bras et surtout à mille bras. Tous ses bras symbolisent la compassion multidirectionnelle en action.

Quand Avalokiteshvara déploie ses quatre bras, chaque bras représente un des « 4 incommensurables », ces quatre sentiments ou « qualités morales » perçues comme illimitées, donc incommensurables. Il s’agit de Maitri ou Mettā, la Bienveillance, Karuna, la compassion, Mudita, le joie altruiste, Upeeksa, l’équanimité que l’on peut appeler « le détachement », cette façon de ne plus coller aux choses et situations. La pratique sur les quatre incommensurables nous libère de notre attachement à notre moi égocentré et nous ouvre aux autres dans la compassion.

Il possède mille bras avec un œil dans la paume de chaque main, montrant qu’il veille sur une infinité d’êtres vivants pour prendre soin d’eux. Les mille bras associés aux mille yeux souligne l’aspect illimité de la compassion d’Avalokiteshvara qui « voit et aide »: il voit l’ensemble des souffrances, et peut secourir avec ses mille bras, symbolisant ainsi que compassion n’est pas seulement une attitude jaillissant du coeur, mais une compassion opérationnelle et active qui transforme le monde.

Quelques instants, écoutez ou chantez ces mantras en regardant les mandalas d’Avalokiteshvara …..



L’émotion du mois – La peur Time Code – 10:38

Thich Nhât Hanh dans sa grande sagesse nous parle de la peur lors d’une conférence en 2006 à la Mutualité à Paris.

Chacun de nous a une graine de peur dans la profondeur de sa conscience-connaissance ; le Bouddha nous invite à reconnaître cette graine de peur en nous. Les moines, les moniales sont supposés reconnaître cette graine chaque jour : « je dois mourir un jour, je ne peux pas échapper à la mort. Je peux tomber malade un jour, je ne peux pas échapper à la maladie. Un jour, je devrai me séparer de celui ou celle que j’aime, c’est inéluctable ». Tout ce que je peux emporter avec moi, ce sont seulement les fruits de mes actions ; je ne peux rien emporter d’autre avec moi : ma maison, mon compte en banque, mes diplômes… je ne peux pas emporter ces choses-là avec moi. Cette pratique nous aide à nous familiariser avec la vérité.

Reconnaitre la peur par la pleine conscience

Reconnaître la peur qui est en nous afin de pouvoir la transformer. On a peur de beaucoup de choses ; on a peur de perdre un jour son travail ; on a peur que la personne qui nous aime aujourd’hui nous abandonne demain; on a peur des accidents ; on a peur des terroristes. Mais qu’est-ce que le Bouddha nous dit pour réduire la peur ? Les causes de l’accident peuvent se trouver hors de nous, mais elles peuvent aussi être en nous. Et il est fréquent que la cause intérieure déclenche la cause extérieure. Il y a beaucoup de choses à faire pour pouvoir se protéger.

1ère étape – Thich Nhât Hanh souligne l’importance de l’énergie de la pleine conscience comme protection.

Se protéger de la peur par la compassion

La compassion est un agent protecteur ; vous savez qu’une personne sans compassion souffre beaucoup, complètement isolée ; sans compassion, on ne peut pas établir de relation avec les autres êtres vivants, et l’on souffre ; c’est pourquoi la compassion nous soulage, nous donne de la liberté, de la paix et du bonheur. Si vous avez de la compassion en vous, vous êtes protégés ; c’est parce que la compassion se révèle, se manifeste dans la manière de regarder, de parler, d’agir. Et l’autre personne se sent en sécurité avec vous, c’est parce que vous êtes habité par l’énergie de la compassion. Elle sait que vous n’allez pas lui faire du mal ; elle peut toucher cette compassion en vous ; alors il faut cultiver la compassion pour sa propre protection, et on peut en même temps protéger les autres si on a de la compassion. 
Les Israéliens ont peur et ils combattent pour leur survie ; et nous comprenons. Les Palestiniens ont peur, et ils veulent combattre pour leur survie, et nous les comprenons aussi. Les terroristes agissent sur la fondation de leurs peurs ; ils combattent aussi pour leur survie. Et si on a assez de temps pour regarder en profondeur, on voit que tout le monde a peur ; et cette peur va de pair avec la haine, la colère et la violence. Et quand nous sommes victimes de la haine, de la colère et de la violence, nous souffrons et nous faisons souffrir les autres. C’est une chose très claire, très simple à comprendre.

2ème étape – Thich Nhât Hanh insiste sur la compassion comme protection face à la peur.

Les perceptions erronées

Donc si vous avez le temps de regarder… vous pouvez obtenir la compréhension : ils ont peur, ils souffrent ; ils sont victimes de leur peur, de leur colère, de leur haine, de leur violence ; et personne ne se trouve dans la situation de les aider. Pour pouvoir les aider, il faut faire en sorte que cette peur soit réduite, soit enlevée, soit transformée. Et nous savons très bien que la peur est née des perceptions erronées ; c’est le Bouddha qui a dit cela : « la peur est née des perceptions erronées ». Nous avons peur l’un de l’autre, c’est parce qu’il n’y a pas assez de communication ; il y a des perceptions erronées qui nous séparent ; alors il faut faire en sorte de restaurer la communication. La peur, le terrorisme ne peuvent pas être déracinés par les bombes ; c’est parce que la peur et la terreur sont nés des perceptions erronées ; et on ne peut pas enlever, détruire les perceptions erronées avec les bombes, avec les fusils, mais seulement avec le dialogue, l’écoute profonde, la parole aimante qui permettent seules d’aider l’autre personne à corriger ses perceptions erronées. Quand on écoute avec compassion, quand on pratique l’écoute profonde, on commence à comprendre pourquoi l’autre personne souffre, l’autre personne a peur, a de la haine et du désespoir. Et nous pouvons réaliser que cette personne-là est vraiment victime de ses propres perceptions erronées, et on se dit : « plus tard, j’aurai du temps pour pouvoir offrir des informations qui pourront aider cette personne-là à corriger ses perceptions » ; vous êtes motivés par la compassion ; vous êtes là assis tranquillement pour écouter l’autre personne, et c’est déjà là un acte d’amour. Et quand vous réalisez que cette personne est victime de beaucoup de malentendus, beaucoup de perceptions erronées, vous vous promettez que plus tard vous ferez de votre mieux pour aider cette personne à corriger ses perceptions. Une fois les perceptions corrigées, une vue juste est obtenue et la peur sera alors diminuée en même temps que la souffrance. Cette personne a une conception d’elle-même, et elle a une conception de vous, de nous ; et ces deux sortes de perceptions peuvent être erronées ; et c’est pourquoi cette personne a agi ainsi avec de la colère et de la haine. Quand l’on écoute cette personne-là, on peut identifier ses perceptions erronées ; et puis on peut aussi en même temps réaliser que l’on est soi-même victime de ses propres perceptions erronées ; si l’autre personne est victime de ses perceptions erronées, moi aussi je peux être victime des perceptions erronées. En écoutant en profondeur comme cela, on peut réaliser qu’on a eu des perceptions erronées sur soi-même et sur l’autre personne ; et cela nous aide à corriger les perceptions en nous-même. Le père a des perceptions erronées à propos de son fils, et le fils peut avoir des perceptions erronées sur son papa ; alors tous les deux souffrent, et chacun pense qu’il est victime de l’autre personne ; mais tous les deux sont victimes des perceptions erronées. Si les Palestiniens et les Israélites réalisent cela : les deux partis sont tous les deux victimes des perceptions erronées, et que tous les deux combattent pour leur survie, alors pourquoi ne pas coopérer pour pouvoir avoir une survie collective. Je voudrais vous dire que le bonheur n’est jamais une chose individuelle ; la sécurité non plus, ce n’est jamais une chose individuelle. La survie, la sécurité, ce sont des choses collectives.

3ème étape – Thich Nhât Hanh insiste sur le fait que « réduire la peur en l’autre personne c’est réduire la peur en soi-même ».

La souffrance n’est jamais une chose individuelle. Il faut assurer le bonheur de l’autre pour qu’on puisse être heureux. La sécurité n’est pas une chose individuelle; si les autres se sentent en danger, alors vous êtes en danger aussi ; il faut donc s’occuper de la sécurité de l’autre personne. Si l’autre personne a beaucoup de peurs, alors cette personne-là va devenir une cause de notre peur. C’est pourquoi réduire la peur en l’autre personne c’est réduire la peur en soi-même.

Voici un résumé de cette conférence de Thich Nhât Hanh. Vous trouverez le texte complet sur Buddhachannel en dessous de cette vidéo.

La Paix en Marche – Comment transformer les peurs, par Thich Nhât Hanh



La plus grande colonie bouddhiste dans le monde est au Sichuan, en Chine
世界上最大的佛学院,位于中国四川甘孜藏族自治州色达县。
Time Code – 18:43

Dans une vallée verdoyante très isolée dans la région traditionnellement tibétaine du Kham, l’Académie bouddhiste Larung Gar s’est développé très vite pour devenir un centre d’études bouddhiques avec ses 40 000 moines et nonnes qui suivent les enseignements du Vajrayana tibétain. Sur ce territoire devenu chinois, le bouddhisme tibétain se répand comme la poudre, une poudre de compassion. Tout cette aventure humaine part d’un enfant nomade qui deviendra Khempo Jigmé Phuntsok et décidera de rester au Tibet plutôt que de fuir en Inde. L’enseignement est fait dans la tradition Nyingmapa. A partir de 1960, durant 20 ans, avec une poignée de disciples, Jigmé Phuntsok va vivre en nomade pour échapper à la révolution culturelle, mais tout au long de ses déplacement, accueilli par une foule de plus en plus nombreuse, il ordonne de nombreux moines et nonnes.

L’Académie bouddhiste Larung Gar

色达喇荣五明佛学院

En 1980, Khempo Jigmé Phuntsok se fixe dans cette jolie vallée isolée, située à environ à 500 kilomètress de Chengdu, et fonde « l’Académie bouddhiste Larung Ga », qui va devenir la plus grande colonie bouddhiste du monde, sorte de ville improbable aux cabanes en bois tassées les unes sur les autres de façon étroite au point de former une étrange mer rouge. Selon les termes de Khempo, « le but de l’Institut est de fournir une formation œcuménique dans le bouddhisme tibétain et pour répondre au besoin de renouvellement de la méditation et de l’érudition dans tout le Tibet dans le sillage de la Révolution culturelle chinoise de 1966 à 1976 ». Aussi, malgré l’absence de permission officielle, les autorités chinoises laissèrent se développer de façon galopante cet Institut qui reçut vite des quantités d’étudiants venus de Chine continentale, mais aussi de Taïwan, de Hong-Kong, de Singapour et de Malaisie. Le plus surprenant est la venue massive de nonnes qui pouvaient recevoir pour la première fois une transmission complète. Reconnue comme tulku, c’est-à-dire reconnue comme la réincarnation d’un maître, la nièce de Khenpo, Jetsunma Mumso dirigea l’ordre de religieuses. Après de nombreuses pressions pour que Khempo Jigmé Phuntso réprouve le Dalaï-Lama, ce qu’il refusa de faire , en 2001, la police armée rase 2000 maisons et disperse les 10000 étudiants. De nombreuses nonnes se suicident. Enlevé et transféré en résidence surveillée à Chengdu , Khempo décède le 7 Janvier 2004.

Lorsque les Chinois ont démoli 2000 cabanes en 2001, dans une tentative de freiner la croissance de l’institut, ils ont fixé les limites de la zone religieuse et habitable en créant au bulldozer une route périphérique autour de l’institut, en dehors de laquelle la construction de cabanes est interdite. Aussitôt après l’enlèvement de son chef, l’Institut renait de ses cendres et des étudiantes encore plus nombreuses viennent reconstruire ce rêve de liberté religieuse. Aujourd’hui, la communauté contient plus de nonnes que de moines. Pour la première fois dans l’histoire tibétaine, les femmes peuvent arriver au grade de Khempo. 10% des étudiants et étudiantes sont des Hans, donc issus de l’ethnie majoritaire et historique en Chine Les enseignements de base sont enseignés en mandarin, et les transmissions les plus élevées se font en tibétain. Etudes, prières et conférences s’enchainent au quotidien. Avec un baccalauréat en théologie largement reconnu pour sa grande qualité autant au niveau religieuse que laïc, avec des études en informatique, en anglais, chinois, et Tibétain, les nouveaux khenpos participent au rayonnement de plus en plus grand de l’institut.

Puisque les cabanes ne peuvent plus être construites en dehors de la zone officielle acceptée par les autorités, en manque d’espace vide, les cabanes se sont tassées les unes sur les autres. Chaque année, plus de 1000 cabanes se rajoutent à la densité déjà existante, ce qui crée un étrange et dense imbroglio de bois entourée par une nature intacte. Dans les cabanes faites de 3 chambres en moyenne, les conditions sont spartiates avec des toilettes communes sommaires. La télévision est interdite pour garder la profondeur de l’étude, mais les téléphones et même les iPhones sont autorisés.

Il est possible de faire des retraites dans l’Institut. Pour ceux qui souhaitent venir, il faut se déplacer en autocar depuis Chengdu pour un voyage épuisant de 20 heures.

Ainsi prend fin notre rubrique « grands lieux bouddhistes dans le monde », je vous souhaite une belle journée en marche vers l’harmonie

以上就是世界上最大的佛学院的全部内容,愿福慧双增,法喜充满




Conte bouddhiste – Le bon karma du marchand de vin Time Code – 24:27

Le Karma peut être visualisé d’une façon simple : chacune de nos actions est comme un grain de riz qui va se développer pour devenir un épi bien plus important que le grain. Ainsi, une action bonne ou mauvaise va engendrer des conséquences amplifiées dans un temps plus ou moins lointain. Cela me rappelle un conte bouddhiste chinois : « le bon karma du marchand de vin. »

Ce conte se passe à Pékin, durant la dynastie SUI (6ème siècle en Europe).

Un marchand de vin du nom de Wang Wu était très attentif et respectueux de la vie, quelle soit humaine ou animale. Beaucoup de mouches appréciaient l’odeur et le goût de son vin,et certaines tombaient dans le précieux liquide. A chaque fois, Wang Wu sauvait de la noyade les mouches maladroites. Il était ensuite heureux de les voir s’envoler, une fois sèches.

Pendant de nombreuses années, sa compassion sauva des milliers de mouches.

Un jour, un voisin l’accusa d’un crime. Wang Wu se savait innocent, mais totalement dans l’incapacité de se défendre. Personne ne voulait le croire. Quand le juge voulut signer l’ordre de son exécution, un miracle eut lieu : des milliers de mouches attaquèrent le pinceau et le juge qui ne pouvait pas écrire, tant il devait se défendre face à cette attaque inexplicable. Plusieurs fois, le juge essaya de signer l’acte d’exécution, et les mouches revenaient au péril de leur vie. Le juge s’interrogea en se demandant d’où venait cet incroyable événement. Il se dit que peut-être l’accusateur avait fait une fausse déclaration. Grâce à l’aide des mouches, Wang Wu fut libéré et reconnu innocent.

Vrai ou non, ce conte montre les rouages du karma jusque’à ses conséquences. Par sa compassion au quotidien, nous pouvons avoir des conséquences positives une vie entière.



La Boutique de Buddhachannel Time Code – 27:36

Il n’avait rien prévu, rien anticipé… Il est parti un matin d’hiver, seul, à pied, pour traverser le pays du Sud au Nord… Juste être dans l’errance, rompre avec les attaches et les habitudes, porter un regard neuf sur le territoire et le quotidien de ses habitants… Il s’en remettait au hasard pour faire des rencontres et ne poursuivait qu’un seul but : le Bonheur…

Pour commander ce DVD «  Le bonheur… terre promise  », rendez-vous dans la rubrique DVD de la boutique de Buddhachannel. http://shop.buddhachannel.tv/?p=4058



Fin







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