Accueil Espace Bouddhiste Interreligieux L’Asie, terre catholique fertile

L’Asie, terre catholique fertile

7
0

Même s’ils sont minoritaires sur le continent, les chrétiens sont de plus en plus nombreux. Et paradoxe, là-bas, l’Église fait figure de modernité.

Un catholique chinois, le 20 février à Pékin. Crédits photo : MARK RALSTON/AFP
Un catholique chinois, le 20 février à Pékin. Crédits photo : MARK RALSTON/AFP

Pour la planète catholique, le troisième millénaire sera-t-il celui de l’Asie, comme le deuxième fut celui de l’Afrique et de l’Amérique et le premier celui de l’Europe? Jean-Paul II lui-même avait soulevé cette question aux accents prophétiques lors du synode pour l’Asie, en 1998. De fait, l’un des foyers les plus dynamiques de l’Église se situe désormais à l’est du monde. L’Asie compte 12 % des fidèles, une part en progression, comme celle de l’Afrique, alors que l’Europe et l’Amérique reculent. Selon l’Annuaire pontifical 2012, c’est en Asie que la croissance du nombre de prêtres est la plus forte (+1 695 entre 2009 et 2010), davantage même qu’en Afrique, tandis qu’à l’inverse l’Europe en a perdu 905. C’est en Asie aussi que le nombre de religieux non prêtres et de séminaristes augmente le plus, là encore avec l’Afrique.

Pourtant, en Asie, où vit 60 % de la population mondiale, les chrétiens demeurent très minoritaires. Ils ne sont souvent qu’une goutte d’eau dans des océans hindouiste, bouddhiste, taoïste ou musulman… Seules exceptions, les Philippines, où ils sont largement majoritaires (81,4 % des 95 millions d’habitants), le Timor-Oriental et, dans une bien moindre mesure, la Corée (10 % de catholiques, 20 % de protestants) et le Vietnam (6,4 % de catholiques). La Chine, avec 1,3 milliard d’habitants, compterait «seulement» 9 millions de catholiques.

Aucun voyage de Benoît XVI

Si l’Église pèse en Asie, c’est plus par la nature de son message que le nombre de ses fidèles. «À la différence de l’Europe où il est en crise, le christianisme en Asie interpelle parce qu’il est associé aux valeurs de modernité, de démocratie et de liberté, alors que le bouddhisme, l’hindouisme et le confucianisme apparaissent moins en prise avec la réalité», souligne Régis Anouil, rédacteur en chef d’Églises d’Asie (EDA), l’agence d’information de la Société des missions étrangères de Paris. Les chrétiens d’Asie sont donc dans une situation paradoxale, de dynamisme et de difficulté.


Lire la suite sur : www.lefigaro.fr




Previous articleKatmandou, la religieuse
Next articleL’art raffiné de la cérémonie du thé