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Sagesse et Compassion – Sa Sainteté le Sangharajah Bour Kry

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Sagesse et Compassion

Sa Sainteté le Sangharajah Bour Kry du Cambodge

Sa Sainteté Sangharajah Bour Kry
Sa Sainteté Sangharajah Bour Kry
Non seulement on ne pratique pas le Bouddhisme, on doit le vivre. Chaque jour est une possibilité pour chaque personne de prouver qu’il suit fidèlement la voie tracée par le Bouddha.

Il est à noter la différence qui existe entre l’intelligence et la sagesse. La sagesse au sens bouddhique englobe les pensées de détachement non égoïste, d’amour et de non-violence. Au contraire, l’égoïsme, la malveillance, la haine, la cruauté, sont le résultat de l’ignorance, dans toutes les dimensions de la vie individuelle, sociale ou politique. La sagesse peut seulement se réaliser par la pratique du Vipassana (vision intérieure). Car, sensation, perception, formations mentales ou conscience doivent être considérées comme Impermanence (Anicca), sujettes à la Souffrance (Dukkha), vides et dépourvues d’un Ego (Anatta). Le détachement, l’extinction du désir, est la voie qui mène à la sagesse, au Nibbana.

Il faut savoir que dans la pratique bouddhique, la sagesse et la compassion ne peuvent pas être dissociées. Elles ne font qu’un. Si on développe uniquement la sagesse, l’individu deviendra un pur intellectuel, sans amour pour les autres, négligeant ainsi la noble qualité de cœur. En revanche, si on ne cultive que la compassion, négligeant la noble qualité d’intellect, la personne pourrait devenir un sot fou d’amour. Donc, il faut développer les deux vertus au même niveau pour que l’homme soit parfait.

Dans le développement de la compassion, il y a les Quatre Vertus Sublimes (Brahmavihara) à savoir :
– l’amour bienveillant,
– la compassion,
– la joie sympathique,
– l’équanimité.

L’amour bienveillant

C’est un sentiment d’amour pour autrui. Il faut s’attacher à développer progressivement notre amour dans notre entourage. De proche en proche, on essaie d’élargir le cercle des personnes parmi lesquelles ce sentiment domine.

La compassion

Etre compatissant vis-à-vis des êtres humains qui souffrent. Essayer de les comprendre et ne pas les écraser en profitant de leur faiblesse. Il faut au contraire les aider sans attendre de contrepartie.

La joie sympathique

Elle doit être un sentiment de joie pour autrui lorsque ce dernier obtient un mérite. Elle doit permettre de refuser la jalousie et la malveillance. Il faut se réjouir du Bonheur des autres.

L’équanimité

Cette dernière attitude est un frein aux excès de la précédente. Aider, c’est bien mais il faut connaître nos limites d’homme. Il faut rester humble et ne pas prétendre pouvoir tout régler. Il faut être capable de voir son impossibilité à aider autrui et de l’importance du karma de chacun.

– Source : dhammayutta.free.fr
– Buddhachannel :Biographie du Sangharaja Bour




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