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Temple de Jokhang, pays de l’âme des Tibétains

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Au Tibet, il y a un proverbe qui dit que l’on a d’abord construit le Temple de Jokhang, et ensuite la ville de Lhassa. Depuis son établissement au 7e siècle, le Temple de Jokhang a toujours été le haut lieu des cérémonies bouddhiques pour les Tibétains. Cœur spirituel de Lhassa et lieu de pèlerinage depuis des siècles, il est aussi l’une des places fortes du touristime avec le palais du Potala et le parc de Norbulingka. Depuis 2000, il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO dans le cadre de l’ensemble historique du palais du Potala.

Pour mieux connaître le Temple de Jokhang, il faut suivre le déroulement d’une journée d’activité dans le temple.

A l’aube, quand la plupart des gens dorment encore, le Temple de Jokhang est déjà animé. De nombreux bouddhistes commencent leur pèlerinage au clair de lune. Ils encombrent la rue Pargor autour du Temple de Jokhang, s’allongeant sur la terre de toute leur longueur.

Le mois d’avril du calendrier tibétain est le mois du bouddha. On dit que Sakyamuni est né et est décédé en avril, et que les grandes réalisations du bouddhisme ont toutes eu lieu en avril. Par conséquent, les bouddhistes sont convaincus d’obtenir plus de mérites si ils exécutent la prière ce mois-là.

Très tôt le matin, les moines du Temple de Jokhang sont occupés à la préparation d’une journée d’avril, car il y a beaucoup plus de visiteur qu’en temps ordinaire. Ils allument toutes les bougies et la salle de prière est baignée de cette lumière douce. Ils arrangent avec soins les vêtements du Jowo Sakyamuni, une statue du Bouddha âgé de 12 ans qui aurait été réalisée de son vivant et qui est aujourd’hui le plus précieux trésor du temple. Après la lecture matinale des ouvrages canoniques du bouddhisme, tout est prêt pour accueillir ses visiteurs.

Les bouddhistes se précipitent dans la salle principale et font la queue pour voir de près le Jowo Sakyamuni. Ce qu’on entend, c’est la lecture des ouvrages canoniques du bouddhisme. Ce que l’on sent, c’est le parfum des bougies. Ici, les ennuis de la vie semblent très loin. Mme Sun est une guide du temple :

« Dans le Temple de Jokhang, du matin au soir, le flot des bouddhistes et des touristes ne cesse jamais. La seule chose que l’on peut faire, c’est de suivre la foule. Et le terminus de cette longue queue, c’est le Jowo Sakyamuni. »


Source : http://french.peopledaily.com.cn




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