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Au Laos, des bouddhistes éveillent à l’engagement sociétal

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Chaque année, plus de 10 000 moines, laïcs, jeunes et écoliers issus de différentes régions du Laos participent aux formations à la médiation sociale et à l’éthique de vie conduites par des « bouddhistes engagés »

Vénérable, Directeur de LBDP et volontaire thaïlandais. © CCFD-Terre Solidaire
Vénérable, Directeur de LBDP et volontaire thaïlandais. © CCFD-Terre Solidaire

Le mouvement SEM (Spirit in Education), créé en Thaïlande en 1996 et partenaire du CCFD-Terre Solidaire, pratique un « bouddhisme engagé », qui éduque au développement durable et promeut l’engagement dans la société, à la différence d’autres traditions bouddhistes. Le mouvement a mis au point des programmes de formation (GLT Grassroot Leadership Training – Formation des leaders de base) à destination de tous ceux qui ont déjà des responsabilités ou sont appelés à en avoir. Elles s’adressent autant à des moines, qu’à des responsables d’associations ou des représentants d’autorités locales. Ces formations permettent la création de nombreuses initiatives et structures locales qui renforcent en profondeur le tissu associatif pour lutter contre la pauvreté. L’action de SEM vise aussi à développer le dialogue inter-religieux et inter-ethnique au sein des communautés de base.

Le clergé bouddhiste, un maillon pour toucher la société en profondeur

SEM a d’abord développé son expérience en Thaïlande et en Birmanie avant de commencer l’aventure au Laos en 2004. La société civile laotienne a longtemps été strictement contrôlée et parfois sévèrement réprimée. La culture bouddhiste, jusque-là très prégnante, a été marginalisée par le système politique et le parti unique en place. Pourtant la population fait toujours confiance aux moines et aux nonnes, et leur témoignent d’un grand respect. Ceux-ci ont accès facilement aux écoles, aux prisons, aux hôpitaux, aux villages de campagne. Ils vont là où personne ne va, jusque dans les centres de désintoxication ou les prisons. Le clergé bénéficie d’une bonne écoute, alors que les ONG, peu nombreuses, sont souvent mal perçues par la population. Au Laos, les moines et nonnes représentent des maillons importants pour toucher la population en profondeur.


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