Accueil Espace Bouddhiste Espace Enfants Et si on jouait aux Indiens ?

Et si on jouait aux Indiens ?

11
0
Tous les enfants du monde et toutes les semaines...
Tous les enfants du monde et toutes les semaines…

La situation devient urgente. Si nous ne nous occupons pas de nos enfants, un jour ils s’occuperont de nous le reprocher. Et peut être même nous rejeter ou nous abandonner. Que répondrons nous quand ils nous demanderont « Et toi qu’as-tu fait pour m’accompagner sur Le Chemin ?

Vous pensez que c’est trop tôt ? Que votre enfant est trop petit ? Qu’il ne sait pas lire ? Que vous ne saurez pas lui expliquer ? Que vous n’avez pas le temps ? C’est peut être vrai pour des futilités mais quand il s’agit de vos enfants, il suffit d’écouter votre cœur : il est plein de l’amour que vous offrez à votre enfant !

Quelle plus belle lumière que ce beau soleil entouré de ses enfants ?
Quelle plus belle lumière que ce beau soleil entouré de ses enfants ?
Ne sommes-nous pas tous les auteurs responsables de l’avenir de nos enfants ? Par notre engagement, sur Le Chemin, nous construisons leur Vie. Celle qui mène à l’Eveil.

C’est par votre manière d’éduquer vos enfants que vous vous ferez repéré de manière positive.

Vous considérant comme notre meilleur premier ami de bien, c’est pour vous, Ami lecteur que nous avons créé cette nouvelle rubrique. Par votre connaissance du bouddhisme, débutant ou expérimenté, vous seul êtes capable d’apprécier les bienfaits de cette Sagesse.

Votre enfant se demande peut être Ces contes, à quoi ça va me servir ? Ou bien ne saisit-il pas tout l’intérêt parfois caché de ce qui est raconté ? A moins qu’il n’attende une bonne occasion de donner son avis sur le sujet ?

Le Cercle de partage

Et si on jouait aux Indiens ?
Et si on jouait aux Indiens ?
Beaucoup d’enfants aiment jouer aux Indiens. Chez Dachen, on fait encore plus, toute la famille… et toutes les semaines, grâce au Cercle de partage, on se transforme en Indien. D’ailleurs il n’est pas interdit de revêtir un vêtement ou une coiffe spéciale : manière de concrétiser le retrait du monde ordinaire. Le Cercle de partage devient autant une cérémonie qu’un rite. Le grand chef indien peut dire des choses que papa ne pourrait peut être pas. De plus, le côté ludique dédramatise… la cérémonie.

Il va de soi qu’un bâton de parole est nécessaire : on peut le fabriquer ensemble. Encore une belle occasion de partage.

On peut commencer en demandant à notre enfant « tout ce que tu vois de rond dans la nature ? » et ensuite « Qu’est-ce qui fait le point commun de tous ces ronds ? ».

Créé par les tribus africaines sous l’arbre à palabres, le Cercle de partage a été repris par les Formateurs en Relations humaines sous diverses appellations : Cercle de parole, Cercle d’échange, etc.

Nous avons choisi la mention Cercle de partage car elle nous semble mieux adaptée: enfants et parents, chacun a quelque chose à partager.

Dachen ? Si tu regardais devant pour partir en voyage ?
Dachen ? Si tu regardais devant pour partir en voyage ?
Comment fonctionne un Cercle de partage ?

1/Conditions de réussite

– s’installer dans un climat d’acceptation mutuelle : il n’y a ni bonne ni mauvaise idée
– toutes les idées sont également respectables et acceptables,
– avec les enfants, donner un air festif ou ludique est un plus qui facilite l’expression

s’interdire tout jugement ou moquerie à l’égard de ce qui est dit ou de la personne qui le dit
– ne pas confondre celui qui parle avec ce qu’il dit,
– proposer à chacun le même temps de parole et s’y tenir
– un gardien du temps s’engage à y veiller,
– ne jamais attaquer ou critiquer une personne absente …
– ni rumeurs, ni potins : on ne parle que du sujet et en notre nom
– ex. je ne dis pas « la maîtresse ne me fait pas confiance » mais « Je ne ressens pas de confiance dans l’attitude la maîtresse »
– ne jamais interrompre celui qui parle :
– la parole se demande, elle ne se prend pas :

Ne peut parler que la personne en possession du bâton de parole.

Mimose va t'elle quitter ses écritures pour ce grand voyage ?
Mimose va t’elle quitter ses écritures pour ce grand voyage ?
2/Avantages du Cercle de partage

– Le Cercle de Partage permet l’expression directe dans un climat de confiance sans peur ni honte,
– Dans un Cercle de Partage, les sujets tabous n’existent pas,
– Le respect des règles de fonctionnement empêche toute dérive,
– Le Cercle de Partage garantit l’absolue confidentialité de ce qui est dit,
– L’aide est toujours proposée, jamais imposée :
– « Dans cette situation souhaites-tu notre aide ? »

L’acceptation des règles de fonctionnement est impérative.

3/Le Cercle de partage est un lieu d’échanges qui :

– n’est ni une réunion ni une conversation,
– nécessite un animateur, en alternant parent ou enfant, c’est encore mieux,
– offre une expérience unique, éphémère et aussi éducative :

La pratique régulière du Cercle de partage apprend « pour toute la vie » à organiser les idées puis les énoncer de manière claire, courte et courtoise.

4/ Celui qui parle adopte les codes du Cercle

– regard franc et direct,
– attitude respectueuse et ouverte,
– appelle chacun par son prénom ou pseudonyme « grand chef sioux », etc…

Makimoko sera t-il de la partie ?
Makimoko sera t-il de la partie ?
5/ Le Cercle de partage se conclue

– Avant de se quitter, on dresse le bilan du Cercle :
– A travers ce cercle, qu’avons-nous appris aujourd’hui grâce au Conte ?
– Avons-nous été compris ? efficace ? etc
– Ai-je fait du tort à quelqu’un sans le vouloir ?
– Comment ai-je reçu les critiques ?
– Avant de se quitter on se remercie.

Pratiqué toutes les semaines au sein de certaines

– familles (musulmanes entre autres), le Cercle de Partage, renforce les liens parentaux,
– entreprises modernes, il devient Cercle de Qualité et améliore les performances,
– écoles ou stages, développe la connivence et l’efficacité.

Facile à mettre en place, facile à mener, facile à expérimenter,

Le Cercle de Partage, si l’on respecte ses règles,

C’est que du bon, rien que du bon !

Une preuve ?

… Ne croyez rien que vous n’ayez expérimenté !!!

Lama Teu Tsé
Lama Teu Tsé
Il va de soi que ces contes sont là pour servir de support à vos questions, ex. : En quoi penses-tu que la Tablette magique garantit le bonheur ? Quels autres moyens peuvent te rendre heureux ? Qu’est-ce qui te rend heureux toi ? A la maison ? A l’école ? Avec ts copains ? Et à contrario : Qu’est-ce qui t’empêche de te sentir heureux ? Qu’est-tu prêt à faire pour faciliter le bonheur de ta sœur ? de papa ? de maman ? Et pour toi ? Cette semaine qu’est-ce qui t’a rendu heureux ? Qui as-tu vu qui n’avait pas l’air heureux ? A quoi t’en es-tu aperçu ? Une autre fois, que pourrais-tu faire pour le rendre heureux ?

Et surtout pas « qu’as-tu fait pour le rendre heureux ? », attention aux risques de culpabilisation-dévalorisation de soi…Les questions sont multiples et différentes selon chaque famille ou chaque sensibilité. Inutile d’intellectualiser, laissez parler votre cœur.

La semaine prochaine, nos amis partent voyage… Tu découvriras leurs nouvelles aventures en poursuivant ton propre chemin avec Dachen, Mimose et… leur bande de copains. Sans oublier le Vénérable Lama Teu Tsé.




Previous articleAu Laos, des bouddhistes éveillent à l’engagement sociétal
Next articleNovembre 2013 — Le Journal des Sanghas