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Le Festival de l’Eau, la Nouvelle Année Dai – « Le festival du Bain de Bouddha »

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Le Festival de l’Eau

La Nouvelle Année Dai

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Le Festival de l’Eau est le plus important festival des Dai (peuple de la région du sud du Yunnan, de la Thaïlande, du Laos, de la Birmanie…). Il a lieu pendant le sixième mois du calendrier Dai (environ mi-avril). Cette fête est aussi appellée « Le festival du Bain de Bouddha », d’après la légende qui raconte que Bouddha reçut à sa naissance une douche parfumée d’un dragon. Depuis la conversion du peuple Dai au Bouddhisme, la légende a peu à peu intégré leurs coutumes.

Chaque année, à la mi-avril, les gens se bénissent les uns les autres, en s’aspergeant d’eau, et en prennant part aux festivités, comme les courses de bateaux dragons, les chants et les danses.

Les activités ne manquent pas durant le festival. Les affrontements entre les bateaux dragons ont lieu le premier jour sur le fleuve Lancangjiang. A l’avant et à l’arrière des bateaux, sont placées les têtes et les queues de dragons peintes et sculptées dans le bois.

Quand les combats commencent, des dizaines de rames virevoltent de toute part. On entend aussi des acclamations près de la rive. Les gens amènent des bols et bols d’alcool de riz pour les gagnants, et leur jettent des friandises. Et au son des tambours, ils dansent le « Yilahe » pour célébrer leur joie et leur victoire.

Le deuxième jour est le plus important : le jour de l’aspersion. Dès le matin, tous les hommes, et les femmes, les petits et les grands descendent dans la rue avec des sceaux et des bassines. Et sous le soleil, ils s’aspergent les uns les autres. On dit que les personnes qui ont le plus aspergé mais qui ont été le plus épargnées, seront les plus chanceuses.

Les habitants se poursuivent de la rive, jusqu’aux routes, en passant par les cabanes de bambou, et parfois même trébuchent. Puis le soir, a lieu une grande fête, les gens dansent et chantent, des feux d’artifices sont tirés et les énigmes vont bon train jusque minuit.

Le troisième jour est tout aussi chargé. Il y a ce qu’on appelle le « Gaosheng », le lancer de sacs et la danse du paon. Le « Gaosheng » est en fait un anneau de bambou attaché en haut d’une perche de bambou. On remplit la pousse de bambou avec de la poudre à canon. Selon la coutume, on doit aussi y placer 5 choses qui symbolisent la suspicion. Et lorsque la poudre à canon est lancée dans le ciel, dans un bruit assourdissant, la tradition veut que les personnes qui ramassent les objets aient de la chance toute l’année.

Pour le lancer de sacs, les gens se divisent en deux rangées, d’un côté les hommes et de l’autre les filles. Chacune lance un sac, cousu avec des tissus colorés et orné de deux rubans, à un jeune homme. Chaque lancer de sac entraine des acclamations. C’est leur manière de se faire la cour. Les jeunes filles lancent un sac à celui qu’elle aime. Et le sac est le symbole d’un bel avenir rempli d’amour.


Source : Chine Informations




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