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La spiritualité et la protection de l’environnement font-ils bon ménage?

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Offrandes près du lac Namtso, considéré comme un lieu saint du bouddhisme, Tibet, le 7 juin 2009. STRINGER / REUTERS
Offrandes près du lac Namtso, considéré comme un lieu saint du bouddhisme, Tibet, le 7 juin 2009. STRINGER / REUTERS


SOCIETE – La religion est un sujet qui soulève bien des polémiques. Et pourtant, sans langue de bois, les représentants des cinq plus grandes religions de France (catholique, musulmane, juive, protestante, bouddhiste) ont échangé le lundi 26 septembre à la Global Conference des Ateliers de la Terre sur le thème «Spiritualité et développement durable»…


Guides spirituels et experts en développement durable, même combat?


Avant d’entrer dans le vif du sujet, le Grand rabbin de Strasbourg René Gutman rappelle qu’il est important de distinguer la religion de la spiritualité. «Alors que la première est délimitée par des frontières dogmatiques, la seconde est universelle et tente de résoudre les problèmes d’altérité.» Dit autrement par Mohammed Moussaoui, président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), «l’essence même de la spiritualité sont des valeurs qui ont permis à des hommes de lutter ensemble pour la liberté, l’égalité et la fraternité.»


Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la question de la spiritualité et du développement durable est abordée lors de rencontres internationales. En novembre 2009, près de 200 représentants de communautés religieuses et des experts environnementaux se sont réunis au Château de Windsor pour apporter des solutions concrètes au changement climatique. L’évènement était parrainé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Alliance des Religions et de la Conservation (ARC), une organisation fondée en 1995 par le Prince Philip, mari de la reine Elizabeth II. Et pas plus tard que le 25 juillet dernier, plusieurs responsables religieux se sont rassemblés à l’American Colony Hotel de Jérusalem pour déterminer, face à l’urgence du changement climatique, des meilleures solutions de collaboration.


Parallèlement, des figures emblématiques pour la protection de la planète sensibilisent l’opinion publique à la place de la spiritualité dans le développement durable. Dans un article du Monde du 15 avril 2011, Nicolas Hulot explique que «la spiritualité est le chemin que l’on cherche pour nous relier, parce que l’homme n’est pas le Tout, il est la fraction d’un Tout.» Même son de cloche chez Daniel Richard, ancien président de WWF-France, selon qui «en travaillant avec les traditions religieuses, c’est la nature même de la relation de l’homme à la nature que nous pouvons revisiter, afin de restaurer un équilibre plus harmonieux entre l’homme et l’écosystème dont il est partie intégrante.»


Sonia Eyaan



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