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Vat Phu

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L’ensemble des constructions visibles ont été construites par les Khmers qui administrèrent le Laos pendant une grande partie de l’Empire khmer (xe au xiie siècle).

Après un second édifice au ixe siècle, associant déjà un sanctuaire et des ouvrages hydrauliques, le temple visible actuellement fut construit au xiie siècle en même temps qu’une retenue d’eau (baray) pendant le règne de Sūryavarman II alors que celui-ci guerroyait au Champâ et au Đai Viêt, plus à l’est.

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Par la suite, Vat Phu devint un sanctuaire bouddhiste très vivant et l’est resté jusqu’à nos jours : chaque année, en janvier ou février, le 15ème jour de la lune croissante du 3ème mois, a lieu un pèlerinage qui attire de nombreux fidèles Lao coïncidant avec la fête bouddhiste du Makha Busa.

L’ensemble est orienté selon un axe Est-Ouest, et depuis la plaine, escalade le flanc de la montagne pour aboutir au sanctuaire, situé sur une terrasse au pied de la falaise où coule la source sacrée. le site commence avec deux barays (lacs artificiels), ensuite une allée de grés bordée de bornes mène aux deux grands palais (nord et sud). De là part une route ancienne surélevée qui conduit au temple de Nang Sida et continuait vers Angkor.

On peut voir les vestiges d’un petit édifice (milieu du XIème siècle), souvent appelé temple de Nandin (le taureau sacré, monture de Shiva). Une suite d’escaliers et de terrasses donne accès au sanctuaire principal (milieu du XIème siècle, style du Baphuon), flanqué d’une bibliothèque. La source sacrée se situe derrière le sanctuaire en bas de la falaise et alimentait originellement l’arrière du sanctuaire. De nombreux éléments sculptés sont visibles aux alentours.

La ville ancienne

La ville ancienne, située au bord du Mékong, mesure environ 2 km x 1,8 km et possède une double enceinte de terre, semble avoir été fondée vers le Ve siècle ap. J.-C., comme l’atteste une inscription d’un roi nommé Devanika, trouvée dans l’actuel village de Vat Luang Kao. Des inscriptions trouvées dans la même zone attestent que dès la fin du VIe s., elle est la capitale du roi Mahendravarman, qui règnera aussi plus tard sur la région de Sambor Prei Kuk, (à 240 km au sud-ouest, au Cambodge).

Par la suite, cette ville, souvent identifiée à Shrestapura, perd son importance politique, car les dynasties déplacent peu à peu leur centre de pouvoir, pour finir, dès le IXème siècle, par régner sur l’ensemble du territoire khmer, avec Angkor comme capitale.

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Découvrir le site

Le site réserve quelques particularités qu’il faut découvrir en parcourant le site : Dvarapala (gardiens de porte), falaise gravée, énorme éléphant sculpté, quelques restes d’anciennes cellules monacales, la trimurti : une trinité hindouiste gravée dans la pierre (Shiva, Brahma, Vishnu), un crocodile sculpté, … De plus, d’autres ruines khmères, proches de Vat Phu, sont accessibles : les temples de Nang Sida et Tao Tao, le temple de Tomo (Huei Tomo ou Oubmong) de l’autre coté du Mékong.

Pour accéder au sanctuaire principal, il faut gravir plusieurs niveaux dont une grande partie est bordées par des frangipaniers centenaires. Il y a une superbe vue sur le Mékong depuis le troisième niveau de la plate-forme, avec des grands arbres pour l’ombre et la fraicheur. Un endroit reposant qui incite à la méditation et au recueillement.

Il faut compter environ 3 heures de visite incluant le musée qui contient de nombreux objets, éléments d’architecture et sculptures issus des fouilles archéologiques raélisées dans et autour du site.

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Les missions étrangères

Des missions étrangères Françaises, Italiennes, Indiennes, Japonaises, dans le cadre de projets de coopération avec le Laos, effectuent des travaux de restauration, d’aménagement, de promotion et de mise en valeur du site, en relation étroite avec les autorités Lao. En 1991, le Pral « Projet de Recherche Archéologique Lao », la première mission française, a débuté avec Marielle Santoni (CNRS-Musée Guimet).

« Sauvegarde, cartographie et études des emplacements archéologiques », par la mission Archéologique Italienne (Fondation Lerici) dirigée par Patricia Zolese a suivi la même année.

En 2001, Le site de Vat Phu est inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO.

En 2005, le projet de coopération franco-lao crée le « fond de solidarité prioritaire » (FSP) pour la formation du personnel, la promotion et la mise en valeur du Site.

Des missions étrangères sont actuellement sur le site pour la restauration de trois bâtiments : le temple de Nandin par la mission italienne depuis 2006, le Palais sud par la mission française depuis 2009, le palais nord par la mission indienne depuis 2010.

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Venir à Vat Phu

Pour venir sur le Site de Vat Phu, l’accès est très facile, soit depuis les nombreuses Guesthouses situées au bord du Mékong sur la route du site ou directement depuis la ville de Paksé. Le district de Champasak dans lequel se trouve le site de Vat Phu, est une région très accueillante, calme, avec le Mékong très large d’un coté, de l’autre la chaîne de montagne et au milieu les rizières. Quelques vielles maisons traditionnelles et certaines maisons coloniales sont visibles depuis la route qui longe le Mékong.

C’est un endroit qu’il faut découvrir; s’y arrêter plusieurs jours permet de s’imprégner de l’ambiance calme et reposante, de faire connaissance avec des locaux très aimables.

http://www.wikipedia.org

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