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Siddharta, le nouveau ballet de Preljocaj à l’Opéra Bastille

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18.03.2010

Siddharta Aurélie Dupont - Nicolas Le Riche
Siddharta Aurélie Dupont – Nicolas Le Riche
Création d’un ballet événement ce soir, à l’Opéra Bastille à Paris, « Siddharta » du chorégraphe Angelin Preljocaj, avec une scénographie spectaculaire de Claude Lévêque et une création musicale de haute voltige, du jeune compositeur Bruno Mantovani.

Du grand art à huit mains… Ce ballet « Siddharta »inspiré de la vie et de la quête spirituelle de Siddharta Gautama, l’initiateur du bouddhisme qui serait né au nord de l’Inde entre le 6è et le 5è siècle avant JC, s’est écrit avec 4 artistes qui depuis deux ans travaillent dans un bel esprit d’équipe.

Angelin Preljocaj à qui l’Opéra de Paris commande cette 4è chorégraphie d’une heure et demie, en 14 tableaux pour la prestigieuse troupe, et qui pousse toujours plus, le risque, la virtuosité et les expériences physiques avec ses interprètes.

L’artiste contemporain Claude Lévêque, star de la dernière biennale de Venise, qui crée dans l’immensité du plateau, une boule de démolition énorme, qui balaie l’espace en fabriquant de somptueux nuages, et sous laquelle les danseurs évoluent habillés en motards, un essieu géant de camion qui descend des cintres, s’arrête à quelques centimètres du sol et sur lequel 2 couples dansent en plein déséquilibre, (le chassis bouge latéralement), une maison idéale très cossue en or, qui tourne dans les airs, magnifiquement éclairée, et des lingots d’or géants qui eux aussi se déplacent et reçoivent les corps des danseurs.

Le jeune compositeur Bruno Mantovani, crée lui aussi une œuvre radicale, un grand poème symphonique contemporain, une musique très gestuelle, multicolore avec aussi bien les grands instruments de l’orchestre mais aussi une guitare électrique, une cithare, des tablas. Le tout dirigé par une femme formidable Susanna Mälkki,

– Et bien sûr le livret du romancier Eric Reinhardt. Pas de chants ni de voix dans ce ballet, mais une dramaturgie qu’il faut écrire tout de même.


Claire Baudéan

Source : www.france-info.com

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