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Aung San Suu Kyi : Le plaidoyer de Carla Sarkozy

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18.05.2009

Dans une lettre ouverte aux autorités de Rangoon, la Première dame demande la libération de l’opposante birmane.

La première dame a adressé lundi «une lettre ouverte» à la junte birmane, demandant la libération de l'opposante.
La première dame a adressé lundi «une lettre ouverte» à la junte birmane, demandant la libération de l’opposante.

Carla Sarkozy prend fait et cause pour Aung San Suu Kyi. La première dame a adressé lundi «une lettre ouverte» à la junte birmane, demandant la libération de l’opposante, qui accusée d’avoir violé son assignation à résidence risque trois à cinq ans de prison supplémentaires. Une éventualité «intolérable» pour l’épouse de Nicolas Sarkozy. «Nous savons désormais qu’Aung San Suu Kyi risque d’être condamnée à nouveau ce qui, compte tenu de son état de santé, menace sa vie même. C »est une question de simple humanité que de permettre à une femme malade d’être libre pour être soignée en toute confiance, alors que sa vie est clairement en danger», plaide Carla Sarkozy dans sa missive.

La Dame de Rangoun, qui a été privée de liberté pendant plus de treize ans ces dix-neuf dernières années, «n’a jamais connu de violence». «Simplement, elle n’a jamais cessé de lutter, pacifiquement, pour la liberté», a rappelé l’interprète de «Quelqu’un m’a dit». «L’assignation à résidence d’Aung San Suu Kyi, persécutée depuis 1990, devait venir à son terme dans quelques jours. L’emprisonner, elle et tous les opposants au régime, c’est étouffer l’espérance de la démocratie en Birmanie», a dénoncé la femme du président de la République.

Aung San Suu Kyi exclue des élections de 2010 ?

Le plaidoyer de l’ancien mannequin intervient le jour même où s’ouvre le procès de l’ancien prix Nobel à laquelle la justice birmane reproche les règles de son assignation à résidence, en laissant un Américain séjourner chez elle. Ce premier jour d’audience a été consacré à des questions de procédure et à l’audition du lieutenant-colonel de la police Zaw Min Aung, premier des 22 témoins convoqués par l’accusation. Le tribunal a refusé la requête de la défense d’ouvrir les audiences au public et à la presse en invoquant des «raisons de sécurité».

Une condamnation dans l’affaire Yettaw de l’ancien prix Nobel, dont l’assignation à domicile devait prendre fin le 27 mai, constituerait une aubaine pour la junte au pouvoir depuis 1962. Cela l’exclurait du paysage politique pendant les élections de 2010. Les militaires redoutent en effet que la formation politique d’Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), ne remporte une victoire écrasante comme en 1990.


C.J. avec AFP

Source : www.lefigaro.fr

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