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Pollution nocive même à exposition modérée

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Pollution

par les particules dans l’air ambiant

Synthèse en vue d’un appui à l’élaboration de seuils d’information et d’alerte du public pour les particules dans l’air ambiant

Mars 2009

AVIS

de l’Agence française de sécurité sanitaire

de l’environnement et du travail

EXTRAIT

Résultats

Les résultats de l’expertise collective mettent en avant que :

  • Les connaissances scientifiques disponibles aujourd’hui montrent des effets indésirables des particules dans l’air ambiant sur la santé humaine qu’il pollution.jpgs’agisse d’expositions de court terme ou d’expositions chroniques (par exemple, concernant les expositions de court terme, il existe des relations permettant de quantifier les risques).

    Les données actuelles tendent à montrer qu’il n’est pas possible d’observer un seuil de concentration en particules en deçà duquel aucun effet sanitaire ne serait constaté.
  • Dans nos régions, l’impact sanitaire prépondérant est dû aux expositions répétées à des niveaux modérés de particules et non aux quelques pics.

    Déjà en 2004, les résultats de travaux coordonnés par l’Afsse sur l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique particulaire urbaine indiquaient : « Les résultats obtenus soulignent l’importance des expositions chroniques en termes de santé publique et renforcent les conclusions des études d’impact sanitaire réalisées sur les effets liés à des variations à court terme de la qualité de l’air, et qui indiquent que ce sont les expositions les plus fréquentes, correspondant à des niveaux modérés de pollution, qui
    sont responsables de l’essentiel de l’impact sanitaire ».

    Dans la continuité, les travaux menés dans le cadre de la présente expertise montrent que, par exemple pour l’agglomération parisienne en 2004, en utilisant les données épidémiologiques du Programme de surveillance air et santé (Psas) de l’Institut de veille sanitaire (InVS), 97 % de l’impact sanitaire court terme associé aux particules était attribuable à des niveaux de PM10 inférieurs à 50 μg/m3 et seulement 3 % à des niveaux supérieurs à 50 μg/m3, du fait de la rareté de ces événements.
  • Les rares données sur la toxicité du nitrate d’ammonium laissent penser que son rôle direct dans la toxicité aiguë des particules n’est pas prépondérant. Bien qu’il représente une masse importante de la fraction volatile, il n’est pas exclu, faute de données suffisantes à ce jour, qu’une autre composante de cette fraction possède une toxicité potentiellement plus élevée. La toxicité de la fraction volatile des particules demeure largement méconnue à ce jour.
  • Il n’apparaît pas possible en l’état actuel des connaissances, de distinguer et de quantifier les risques et/ou impacts sanitaires associés aux différentes
    composantes chimiques des particules
    , notamment le nitrate d’ammonium.

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Pour voir le rapport complet, cliquez ici.

Source : Afsset

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