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L’Histoire de Losar racontée par le Vénérable Salden

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L’HISTOIRE DE LOSAR (Nouvelle Année) [[Traduit de l’Anglais par Hélène LE, pour www.buddhachannel.tv ]]



Potala.jpgVénérable Salden, Monastère de Namgyal (Monastère personnel de S.S. le Dalaï Lama)



Joyeux Losar (Nouvel An tibétain). Partout dans le monde, les Tibétains célèbrent la Nouvelle Année. « Losar » est un mot tibétain pour Nouvel An. « LO » signifie « année » et « SAR » signifie « Nouveau ».



bon_religion_Tibet.jpgLa célébration de Losar remonte à l’ère pré-bouddhiste au Tibet. En cette période, les Tibétains pratiquaient la religion Bôn, et chaque hiver avait lieu une cérémonie, pendant laquelle les gens offraient de grandes quantités d’encens, afin d’apaiser les esprits locaux, les déités et protecteurs. Cette fête religieuse a plus tard évolué pour devenir une fête annuelle bouddhiste, dont on croit qu’elle trouve ses origines dans le règne de Pude Gungyal, neuvième roi du Tibet. On dit que la fête aurait commencé lorsqu’une vieille femme nommée Belma introduisit la mesure du temps basée sur les différentes phases lunaires.



blooming_apricot_tree.jpgLa fête avait lieu lors de la floraison en automne, des abricotiers de la région du Lhokha Yarla Shampo. Elle est certainement à l’origine de ce qui devint la traditionnelle fête des fermiers. C’est durant cette période que l’art de la culture, de l’irrigation, du raffinage du minerai de fer et de la construction de ponts, furent introduits pour la première fois au Tibet. Les cérémonies instituées pour célébrer ces nouvelles possibilités sont reconnues comme étant les précurseurs de la fête de Losar. Plus tard, lorsque les rudiments de la science astrologique basée sur les cinq éléments, furent introduits au Tibet, cette fête des fermiers devint ce que nous appelons aujourd’hui Losar ou la fête du Nouvel An.





Le calendrier est constitué de douze mois lunaires et Losar commence au premier jour du premier mois. Dans les monastères, les célébrations de Losar débutent au trente-neuvième jour du douzième mois. Il s’agit du jour précédent la veille du Nouvel An tibétain. Les monastères organisent une pûjâ des déités protectrices (un rituel spécial) et commencent les préparatifs de la célébration de Losar. La coutume veut qu’en ce jour, on fasse des nouilles spéciales appelées guthuk. Celles-ci sont faites à base de neuf ingrédients différents, dont du fromage sec et de nombreuses graines. On donne aussi des boules de pâte, à l’intérieur desquelles sont cachés des ingrédients variés tel que des piments, du sel, de la laine,du riz et du charbon. Les ingrédients que l’on y trouve sont sensés être un commentaire éclairé sur le caractère d’une personne. Si on y trouve du piment, cela signifiera que l’on est bavard. Si on trouve un élément blanc comme du sel, de la laine ou du riz, on considèrera que c’est bon signe. En revanche, si une personne y trouve du charbon (ce qui revient à trouver du charbon dans ses bas de Noël), cela signifiera qu’elle possède un « coeur noir ».



Le dernier jour de l’année, on nettoie et se prépare à l’approche de la Nouvelle Année. Dans les monastères, c’est le jour des préparatifs. Les plus fines décorations sont dressées et des offrandes élaborées sont faite à celui qu’on nomme « lama Losar ». A l’aube de ce jour, les moines du monastère de Namgyal offrent un gâteau sacrificiel (Tse-tor) au sommet du temple principal (Potala au Tibet), à la hiérarchie suprême des protecteurs du Dharma, la glorieuse déesse Palden Lhamo. Conduits par le Dalai Lama, les moines supérieurs des trois grands monastères, les lamas, les moines réincarnés, les officiels du gouvernement et les dignitaires rejoignent la cérémonie et offrent leurs prières contemplatives, pendant que les moines du Monastère de Namgyal récitent l’invocation de Palden Lhamo. Après avoir achevé la cérémonie, tous se rassemblent dans la salle appelée « Excellence du Samsara et du Nirvana » pour une cérémonie officielle de salutation « Tashi delek ».



Namgyal_Monastery.jpgAfin de souhaiter bonne chance à Sa Sainteté le Dalai Lama pour l’année à venir, les représentants des trois grands monastères, des deux collèges tantriques, etc. lui offrent des pilules sacrées de longue vie (tse-ril), faites à partir d’orge grillée. Ensuite, des comédiens (garma) présentent une danse de meilleurs voeux. Et deux moines senior mettent en scène un débat de philosophie bouddhiste, le concluant par une récitation propice composée spécialement pour l’occasion, dans laquelle toute la gamme de l’enseignement bouddhiste est d’abord brièvement passée en revue. On fait la requête à Sa Sainteté ainsi qu’à touts les tenants de la doctrine de rester longtemps parmi les êtres du Samsara, pour les servir à travers leurs activités éclairées. La cérémonie officielle du jour se termine enfin par une cérémonie d’adieux à Sa Sainteté, qui se retire ensuite dans son palais.



Le second jour de Losar est connu sous le nom de Roi Losar (gyal-po lo-sar) car officiellement ce jour est réservé à un rassemblement laïc dans la salle Excellence du Samsara et du Nirvana. Sa Sainteté et son gouvernement échangent des voeux avec les dignitaires monastiques et laïcs, tels des représentants de Chine, d’Inde, du Bhoutan, du Népal, de Mongolie et d’autres visiteurs étrangers.



Losar.jpg



Enfin, à partir du troisième jour, le peuple et les moines commencent à célébrer et profiter de la saison festive. Au Tibet, avant l’arrivée des Chinois, Losar était célébrée au moins quinze jours durant. En Inde aujourd’hui, nous le célébrons pendant trois jours, et en Amérique nous l’avons réduit à un jour. C’est de cette manière que se concluent officiellement les trois jours de célébration de la Nouvelle Année.



Source : www.Buddhapia.com

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