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17 juin: Journée mondiale de Lutte contre la Désertification et la Sécheresse

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Le thème de cette année Désertification et changement climatique, un défi global, met en lumière le lien étroit qu’il existe entre ces deux importants facteurs environnementaux. D’où la nécessité d’une approche synergétique des deux phénomènes, en ce sens qu’ils représentent « deux faces du mêmes défi environnemental global auquel nous faisons face au 21ème siècle » ainsi que le soutient justement l’UNESCO.
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Carte mondiale des zones arides © CRU/UEA, UNEP/DEWA.





L’humain mis en cause



Les variations de climat ne sont pas seules responsables de la désertification progressive de nos paysages, même si leur est imputée la responsabilité principale. Car si l’humain ne peut les contrôler, il a au moins prise sur les activités appauvrissant ses terres. Surpâturage, surexploitation, déboisement, irrigation mal contrôlées, sont autant d’exemples illustrant une gestion néfaste pour les principaux bénéficiaires de la nature que nous sommes.

Il convient bien sûr, de rappeler la nécessité d’agir en amont de ce processus qui conduit bien souvent les populations à influer involontairement sur leur milieu. Sont mis en cause les déplacements forcés dus aux conflits qui agitent la planète, ainsi que la pression économique facteur d’une exploitation agricole irresponsable. Ainsi que le rappelle l’UNESCO, «la pauvreté entraîne la désertification, qui à son tour conduit à la pauvreté». Un cercle vicieux dont il est difficile de s’extraire sans le concours des populations concernées.





Impacts à tous les niveaux



Agir sur la désertification, c’est agir sur tous les aspects de la vie de l’homme.

Ce phénomène porte en effet, les racines du dépérissement des végétations, la salinisation des sols, la détérioration de la qualité de l’eau et l’envasement des cours d’eau et des bassins.

En outre, la désertification affecte considérablement l’économie. Elle représenterait un manque à gagner pour les populations affectées de 42 milliards de dollars US. En comparaison le coût annuel de la lutte contre la désertification atteignant 2,4 milliards, n’est qu’une goutte d’eau… D’autant plus, que la famine, la pauvreté et les migrations de masse sont le résultat logique de cette équation.


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Les déserts de sont pas toujours des lieux interminablement parcourus de dunes de sable. L’eau peut aussi être prise en glace, constituant des espaces désertiques comme l’Antarctique ou le grand Nord.

Les régions dégradées incluent des déserts en expansion en Chine, en Inde, en Mongolie et au Pakistan, des dunes de sable en Syrie, des versants montagneux profondément érôdés au Népal et des moyennes montagnes déboisées et surpâturées en République démocratique populaire du Laos. L’Asie détient le record de continent le plus gravement touché, en terme de personnes affectées par la désertification et les sécheresses.

L’UNESCO fait également état d’une avancée inquiétante de la désertification en Amérique latine, aux Caraïbes ainsi que dans une grande partie de la région située su nord de la Méditerranée. Par ailleurs, une grande partie de l’Europe centrale se caractérise par une dégradation des sols élevée, notamment autour de l’Adriatique et 30 % du territoire des Etats-Unis serait affecté par la désertification.





La régénération des sols



Face à cette désertification, il devient urgent de mobiliser les populations autour de plusieurs objectifs simples: la régénération et la fertilisation des sols, le combat contre les effets du vent, le reboisement et l’élaboration de pratiques agricoles durables.

La préparation de compost destiné à fertiliser les sols, la construction de barrières qui ajoutées à des plantes locales ont pour effet de stabiliser les dunes de sables, la fixation des sols par le reboisement, la préservation d’une biodiversité agricole contrant la monoculture et enfin le repos des terres, sont fortement préconisés pour faire reculer ce phénomène.

Au delà de l’écologie, c’est un mode de vie qui est en jeu. Le nomadisme, fondé sur une harmonie avec la nature (déplacements constants donc peu d’effets sur l’environnement) sera t-il en mesure de faire face à la rareté des ressources et la vulnérabilité prononcée de cet environnement, autrefois dompté?


Source: UNESCO



Hélène LE, pour www.buddhachannel.tv

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