Accueil Espace Bouddhiste Bouddhisme Recette d’une Vie de Pleine Conscience

Recette d’une Vie de Pleine Conscience

31
0


RECETTE D’UNE VIE DE PLEINE CONSCIENCE [[Traduit de l’Anglais par Hélène LE, pour www.buddhachannel.tv ]]



Par JASON ANDERSON


How to Cook Your Life [[Comment Cuisiner votre Vie]]



Ecrit et réalisé par Doris Doerrie, avec Edward Espe Brown




Edward_Espe_Brown_Doris_Doerrie.jpg



Edward Espe Brown, Doris Doerrie : son film est un commentaire qui pointe du doigt les habitudes alimentaires occidentales.



Les conseils culinaires des Bouddhistes tendent à être légèrement différents que ceux que vous pourriez obtenir auprès d’Emeril Lagasse ou Nigella Lawson. Au lieu de conseils sur le salage des viandes ou le braisage des légumes, vous pourriez fort bien vous faire recommander « de traiter la nourriture comme s’il s’agissait de vos yeux » – pour le chef Zen, la plus petite des miettes possède le même degré de préciosité. Et si les gens dans une cuisine peuvent penser qu’ils cuisinent la nourriture, en vérité c’est bien « la nourriture qui nous cuisine ».



Le sujet de How to Cook Your Life, un documentaire engagé réalisé par l’Allemande Doris Doerrie, Edward Espe Brown qui dispense régulièrement des koan culinaires du même type aux visiteurs de sa cuisine. Toutefois, les cuisiniers rapidement excédés seront soulagés d’apprendre que le plus gros de son enseignement – tel pourquoi pétrir la pâte correctement – est orienté de manière pratique.



Ecrit pendant que Brown cuisinait au Tassajara Zen Mountain Center en Californie, son best-seller datant de 1970 The Tassajara Bread Book a réintroduit l’art négligé de la pâtisserie auprès d’une génération élevée au Wonder Bread.



En tant que co-fondateur du San Francisco’s Greens Restaurant, Brown a contribué à la popularisation de la cuisine végétarienne en Amérique du Nord.



Comme un film complétant les ouvrages du journaliste Michael Pollan ou une version plus verte du documentaire de Morgan Spurlock Super Size Me, How to Cook Your Life décrit les efforts de Brown dans la promotion d’une approche plus vaste, et pleinement consciente de la préparation et la consommation de nourriture.



Dans une scène, Brown se souvient d’un conseil qu’un professeur lui a un jour donné. « Lorsque tu laves le riz, lave le riz », avait-il dit. « Lorsque tu découpes les carottes, découpe les carottes. Lorsque tu cuisines ta soupe, cuisine ta soupe ».



Tout cela semble simple, mais être pleinement dans le présent pendant que l’on exécute une tâche, est un immense défi. Toujours impulsif après des décennies de méditation, Brown déplore son propre manque de patience et lutte ouvertement afin d’accepter l’imperfection de sa nourriture et celle, à l’intérieur de lui-même.



Doerrie utilise les enseignements de Brown et sa perspicacité comme tremplins à une structure plus ouverte, mais pointe souvent du doigt les habitudes alimentaires en Occident.



Un cuisinier adolescent raconte son expérience traumatisante de l’abattage de poulets, qui l’a détourné de la viande. Dans une autre scène, Doerrie présente une citadine vêtue d’une combinaison orange qui subsiste joyeusement en se nourrissant de ce qu’elle trouve dans les poubelles à l’arrière des épiceries, et dans les arbres des voisins.



La réalisatrice traite ses sujets avec la même légèreté apparente qu’elle attribue à ses personnages dans 2000’s Enlightenment Guaranteed, une comédie partageant le même intérêt du Bouddhisme Zen.



Mais Brown demeure la plus forte figure, en grande partie à cause de l’équilibre difficile qui existe entre son coté noble et spirituel et son égocentrisme et son perfectionnisme qui sont l’apanage de la personnalité de tout chef. Même s’il s’évertue à changer, on perçoit tout même son irritation lorsque ses étudiants ne mettent pas assez la main à la pâte.



Même si le chef est persuadé d’avoir été cuisiné par la nourriture et non pas le contraire, il est encore succeptible de s’énerver de temps à autre.



Source: Friday’s Globe and Mail

Previous articleDécouverte du Bouddhisme
Next articleL’atteinte de la Boddhéité