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La grande Distribution s’engage dans le Développement durable

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Caddie_supermarche.jpgLa Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) a signé, mardi 29 janvier, avec le ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables (Medad), une convention sur leurs engagements mutuels en matière de commerce durable. En premier lieu, le texte précise que la profession « s’engage sur l’information écologique des produits ». Depuis 2003, déjà plusieurs mesures ont été prises. La FCD a notamment créé deux programmes qui ont abouti à une baisse du tonnage des emballages ménagers de 10% et à une réduction du nombre de sacs de caisse de 70%. Un troisième programme est donc aujourd’hui à l’étude comme l’explique Jerôme Bédier, président de la FCD : « On s’est dit que ce serait bien de s’engager avec le ministère. Les engagements que nous prenons aujourd’hui sont ambitieux, mais très réalistes. »

Pour les consommateurs, le changement le plus visible sera l’augmentation des produits bénéficiant d’un écolabel (l’écolabel est adressé aux produits dont la conformité est attestée par un organisme de contrôle accrédité). D’ici à trois ans, toutes les grandes surfaces se sont engagées à doubler les étiquettes écologiques sur les étalages.

Pour Bernard Cressens, directeur des programmes WWF, ce programme représente une prise de conscience louable si elle est mise en place correctement : « Il faut que l’information demeure lisible pour les consommateurs, ce que la multiplication des labels ne favorise pas. (…)

La labellisation ne doit surtout pas être une barrière infranchissable pour les petits producteurs. Sinon l’alimentation de qualité restera réservée à une minorité. Or, nous voulons au contraire qu’elle devienne accessible à l’ensemble des français.
»



Favoriser les produits bios



etalage.jpgLes distributeurs ont également réaffirmé leur volonté d’augmenter d’au moins 15% par an la part des produits issus de l’agriculture biologique dans le total de leurs ventes alimentaires : « Aujourd’hui, ils représentent entre 1% et 1,5% de nos ventes. Nous voulons imiter l’Allemagne, qui a un chiffre de 3,3% », précise M. Bédier. Un engagement ambitieux qui, pour être assuré, devra pouvoir compter sur une évolution de la production agricole française. Actuellement, la culture bio ne représente seulement 1,8% de la surface cultivée en France. Mais pour M. Cressens, la mobilisation nouvelle des supermarchés en matière d’écologie devrait être un moteur pour l’agriculture : « L’implication plus forte de la grande distribution peut constituer un atout majeur pour sortir l’agriculture biologique de la position marginale qu’elle occupe aujourd’hui. »

Les engagements des grandes surfaces ne s’arrêtent pas là. La production des déchets d’emballage est également dans la ligne de mire. Ministère et FCD ayant fixé un objectif plancher de -10%. La distribution va également expérimenter l’affichage du bilan carbone – la masse en CO2 de chaque produit, prenant en compte son transport et sa production – sur 300 produits de consommation courante. Jean-Louis Borloo souhaite que la France soit pionnière en matière de double étiquetage avec, sur chaque produit, un prix en euro et un prix écologique.

Enfin d’ici 2009, toute la profession souhaite améliorer l’efficacité énergétique des magasins. Le projet veut alors élaborer des indicateurs et valeurs de référence en cohérence avec les réglementations thermique et efficacité énergétique.



Antoine Ginekis pour www.buddhachannel.tv

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