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Guan Yin

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Guanyin, une bienveillance généreuse.

Guanyin est la déesse-bodhisattva de la compassion qui est très vénérés dans l’Asie de l’Est. Le nom complet de Guanyin est Guanshiyin, ce qui veut dire « l’Essence de Sapience qui considère les bruits du monde », la sapience étant la sagesse venue du savoir et de la connaissance. On l’appelle aussi Bodhisattva Guanyin ». Au Vietnnam, elle est appelée « Quân Âm ». Il existe peu de bodhisattva féminine dans le bouddhisme, un bodhisattva a fait le voeu d’aider tous les êtres sensibles à s’éveiller. C’est le cas de Quanyin : elle vient au secours de tous les êtres et particulièrement des enfants. Elle est pur amour et libére des souffrances multiples.

La vision de Quanyin change suivant les cultures : elle est en Chine la déesse de la Miséricorde qui suspend son voyage pour écouter les âmes en souffrance. Elle écoute et libère les souffrances. Les taoïstes la considèrent comme une Immortelle. Et elle est perçue comme une divinité par de nombreux bouddhistes.

Guanyin est un pusa, un pusa est le nom chinois qui correspond au mot « bodhisattva » en sanskrit. Elle est un être qui a atteint toutes les étapes de l’éveil, mais ne souhaite pas devenir bouddha, afin de continuer à aider les homme en souffrance par sa connaissance et sa compassion. Sa forme classique est en position debout dans une longue robe blanche, aussi blanche que sa peau, et avec dans ses mains deux symboles : un vase en jade symbole de la pureté de l’eau, et une branche de saule. Mais il existe des centaines de formes différentes de Quanyin. Les plus représentées sont celles qui sont reliées à la Légende de Miao Chan ; par exemple, Guanyin à la Cascade en méditation sur un rocher près d’une cascade, Guanyin sur un Dragon ou une tortue de mer. Dans certaines représentations elle a jusqu’à onze têtes, et parfois même jusqu’à mille bras.

La Légende de Miao Chan

Nous sommes sous la Dynastie du Ciel d’Or soit environ 700 ans avant Jésus-Christ. Un roi du nom de Miaozhuang monta sur le trône après voir créé de lourdes batailles sanguinaires, si lourdes que les dieux ne lui permirent pas d’avoir un fils, mais seulement 3 filles. Pas de prince héritier pour monter un jour sur le trône ! La punition était terrible et inacceptable pour le roi. Son entourage lui disait que ce n’était pas grave puisqu’une de ses filles pourrait épouser un prince capable de devenir roi. Les deux premières filles se marièrent, mais les deux maris n’avaient pas le profil pour devenir roi. La dernière qui s’appelait Miao Chan refusait tout mariage arrangé et elle annonça son désir profond de devenir nonne. Ne pouvant infléchir la détermination de sa fille, le roi en colère ne lui laissa que quelques vêtements de mendiante et lui supprima tout confort en la condamnant à rester dans un jardin du palais. Miaochan malgré la rigueur des pluies et du froid, sans abri, s’adapta à cette nouvelle vie méditative qui lui permettait enfin de se sentir en chemin. La princesse insista pour rejoindre une congrégation de religieuses. Le roi imagina alors un autre stratagème pour lui faire changer d’avis. Il accepta de l’envoyer au monastère, mais il demanda aux nonnes d’être terriblement dures avec sa fille pour qu’elle accepte de se marier. Il menaça les nonnes au cas où elles soient trop complaisantes avec la princesse. Miao Chan supporta toutes les charges, tous les tourments, sans montrer la moindre contrariété. La supérieure des nonnes prévint la princesse que si elle ne renonçait pas à son statut religieux, le roi ferait des représailles sur toute la communauté. Voyant que les nonnes s’émerveillaient de la pureté de pratique de sa fille, le roi envoya des soldats pour brûler le monastère. Quand les soldats mirent le feu à plusieurs endroits du couvent, Miaochan se piqua la langue et cracha en direction du Ciel. Aussitôt, de lourds nuages apparurent et déversèrent un déluge d’eau qui éteignit l’incendie. De colère, le roi décida d’éxécuter sa fille rebelle. Mais s-quand le bourreau essaya de la tuer, le sabre se brisa sans blesser la jeune femme. Des soldats cherchèrent à la tuer avec leurs lances. Ils ne purent la toucher. Après un passage dans le monde des enfers, Miaochan va prêcher auprès des damnés qui immédiatement vont perdre leurs tourments pour retrouver la joie. Le Bodhisattva des Enfers émerveillé par sa puretéla nomma Souveraine du Ciel, de la Terre et du Bouddhisme. C’est ainsi que Miaochan devint 觀音 Guanyin monta sur son trône de lotus.

Quan Âm, Déesse de la Compassion

A CHACUN SA QUAN ÂM. 
Dans toutes les pagodes vietnamiennes, où elle est particulièrement vénérée, on peut se recueillir devant elle : répondant au nom de « Avalokistéshvara » en sanscrit, la déesse Quan Âm est l’incarnation de la compassion et de la sagesse, déclarées qualités principales de l’état de bouddhéité. Ses mille bras sont une aide précieuse pour combattre le mal, comme ses mille yeux lui permettent de tout voir. La légende veut que la fille du roi Dieu Trang Vuong, chassée du palais royal et contrainte aux travaux forcés pour avoir refusé de se marier, entre en religion bouddhique et implore Bouddha quand son père tente de la tuer par le feu. Témoin éphémère de la souffrance des hommes condamnés aux dix-huit enfers, elle supplie Bouddha de miséricorde, et fait libérer tous les prisonniers. L’âme réconciliée au corps, elle accède enfin au statut de « Bouddha Quan Âm » et se rend au temple du Huong Tich.

La déesse de la compassion d’Asie orientale a la métamorphose facile. Logique, quand on retrouve sa première forme indienne au masculin (Avalokistéshvara). Ainsi, ses pouvoirs miraculeux lui permettent de se rapprocher des victimes qui l’implorent, et de leur porter un secours efficace.

C’est de là que vient l’expression « c’est l’incarnation de Quan Âm », pour une personne au cœur généreux.

Retrouvez Quan Am sur Buddhachannel – http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article271




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