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Le bouddhisme ne sépare pas l’amour de la sagesse

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À la différence de l’attachement qui conduit à aimer l’autre pour soi, l’amour conduit à la compassion gratuite.

Moine bouddhiste en méditation
Moine bouddhiste en méditation

« Il ne faut pas croire que le bouddhisme soit une doctrine froide qui prône le détachement, la non-émotionalité et la rigueur cérébrale », commence par affirmer Olivier Wang-Genh, vice-président de l’Union bouddhiste de France (UBF), quand on l’interroge sur la compréhension de l’amour dans le bouddhisme. Cette philosophie née au Ve siècle av. J.-C. est réputée distinguer l’amour de l’attachement, et proscrire l’attachement parce qu’il serait à l’origine de toutes les souffrances. « La naissance est souffrance, la vieillesse est souffrance, la maladie est souffrance, la mort est souffrance, être uni à ce que l’on n’aime pas est souffrance, être séparé de ce que l’on aime est souffrance, ne pas avoir ce que l’on désire est souffrance ; en résumé, les cinq agrégats d’attachement sont souffrance » , enseignait le Bouddha à ses disciples.

Le premier attachement qu’un bouddhiste est invité à comprendre est l’attachement à soi-même. « C’est à partir de son ego, de son idée du moi qu’on s’attache aux autres », poursuit Olivier Wang-Genh. À la différence de l’attachement, qui amène à aimer les autres pour le plaisir, les gratifications ou les encouragements qu’ils apportent, l’amour conduit à la compassion, c’est-à-dire à un sentiment de proximité avec tout ce qui vit autour de soi.


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