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Avril 2015 — Le Journal des Sanghas

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Programme :



Présentation Time Code – 00:33



Actualités Time Code – 01:01

Toutes vos activités pour le mois d’avril 2015.

– Shenpen France Time Code – 01:07

L’association Shenpen France a le plaisir de vous inviter le 3 avril à Montpellier pour des cours d’étude et de pratique Dzogchen.

– Kalachakra de Paris Time Code – 01:15

Le centre Kalachakra de Paris vous propose une retraite appelée « comprendre et gérer ses émotions » avec le Dr Hugues Gouzènes, du 4 au 6 avril.

– La Montagne sans Sommet Time Code – 01:25

La Sangha de la Montagne sans Sommet organise une retraite zen de printemps : « Toucher le cœur », du 24 au 26 avril.

– Tsetchen Kunkyab Time Code – 01:33

L’association Tsetchen Kunkyab vous accueille pour une retraite des 4 Déités Shangpa. Cette retraite sera guidée par le vénérable Mogchok Rinpoche du lundi 27 avril au vendredi 1er mai.

– Dechen Chöling Time Code – 01:44

Le centre Dechen Chöling vous reçoit le temps de plusieurs retraites :
– du 19 au 25 avril pour une retraite écriture et méditation avec Amy Hollowell,
– du 19 au 26 avril ; la retraite « Mudra – conscience de l’espace »,
– du 26 avril au 2 mai, la retraite Shambhala art.

– Lerab Ling Time Code – 02:06

Le cenre Lerab Ling organise deux événements en avril :
– Les18 et 19 avril, une retraite appelé « Nos émotions : obstacles ou source de sagesse? » avec Chagdud Khadr.
– Un week-end d’enseignements avec Sogyal Rinpoché les 25 et 26 avril.



L’Annuaire Time Code – 02:23

L’association Zen Dogen Sangha s’inscrit dans la lignée classique des patriarches du Zen Soto et notamment de l’œuvre considérable de Gudo Wafu Nishijima, traducteur de Dogen et de Nagarjuna.

L’association entend poursuivre l’approfondissement de ce travail considérable qui est l’étude de l’esprit de l’œuvre de Maître Dogen et de Nagarjuna.

Si l’on peut résumer la quintessence de l’apport de Gudo Wafu Nishijima, il suffit de dire comme lui que “Le vrai bouddhisme est la réalité”.

L’Association Zen revendique en outre une approche démystifiée du bouddhisme qui a vocation à pénétrer profondément le monde occidental.
 Il s’agit de prendre le réel pour ce qu’il est et non pour ce que l’on imagine ou ce que l’on espère.

Cette approche démystifiée se traduit par relativement peu de cérémonies ou de rituels, une volonté d’accueillir et de pratiquer le sourire et l’écoute, en même temps que la simplicité et la chaleur humaine.

Le Dojo est ouvert à tous sans préjugés, distinctions ou discriminations quelconques.

Pour en savoir plus sur l’association Zen Dogen Sangha, rendez-vous sur
www.dogensangha.fr, ou dans la rubrique Annuaire de Buddhachannel.



La présentation d’un Bouddha Time Code – 03:46

Aujourd’hui, découvrons Amitābha et honorons ce bouddha majeur, reconnu comme « bouddha des bouddhas » en Chine, en Corée, au Japon et au Vietnam. Vénéré aussi par le Vajrayana tibétain.

Le nom d’Amitābha signifie « lumière infinie », mais pour apprécier la place qu’on lui accorde, il faut entendre : « lumière infiniment étendue dans toutes les directions spatiales avec un temps infini ». Son influence majeure est clairement définie dans un infini spatio-temporel.

Donc, Amitābha est un bouddha honoré dans le bouddhisme Mahayana et le bouddhisme tibétain Vajrayana. Mais on l’appelle aussi Amida, et comme au Japon « Amida-Butsu » c’est-à-dire « Bouddha Amida ». Et les chinois le nomme non pas Amida, mais Amita, « Bouddha Amita ».

Dans le Sutra des contemplations de Vie infinie, Amitābha est le créateur de la Terre pure de l’Ouest, celle de la Béatitude. Il règne sur cette terre qui définie comme pure, parfaite, loin de souffrances et des maléfices. Cette terre de refuge se situe en dehors du cycle des transmigrations.

En statue ou sur les peintures, vous pouvez confondre Amitābha avec le Bouddha historique Sakyamuni. La différence se situe au niveau des mains prennent la position des mudras de la méditation ou celle la transmission du Dharma.

Présente en Chine dès le 2ème siècle, la pratique du bouddha Amitā (donc Amitābha) sera introduite au Tibet au 8ème siècle par Padmasambhava, et au 12ème siècle au Japon par le moine Honen à travers l’école Jodo Shu (appelé l’école de la Terre Pure).

Au Tibet, il est l’un des cinq bouddhas de sagesse, et son espace est la Terre Pure de l’Ouest. Sa couleur est généralement rouge, couleur du soleil qui se couche à l’Ouest, symbole de l’amour bienveillant et de la compassion. Le Panchen Lama, deuxième dignitaire du bouddhisme Gelugpa, est reconnu comme une émanation d’Amitābha

Au Japon, le bouddhisme shingon l’intègre dans le cycle des 13 bouddhas.

Dans la légende du bouddha Amitābha, racontée dans le sûtra de la Vie-Infinie par le Bouddha Shakyamuni, il est dit qu’un roi décida de devenir moine sous le nom de moine Dharmakara et qui devint un bouddha régnant en souverain bienveillant sur une terre pure ouverte à toute personne qui lui demande son aide. Pour cela, il formula 48 souhaits. Au
Tibet comme en Chine, Amitābha (Amituofo) et le bouddha de la compassion Avalokiteśvara ont fait le même voeu, celui de revenir sur terre jusqu’à la libération de tous les êtres.

Comment pouvons-nous entrer dans la Terre Pure … pour certains sages, la seule récitation régulière du nom d’Amitabha permet d’accèder à la Terre Pure Occidentale. Voici ce mantra puissant et si simple à la fois : Nāmo Amitabuddhāya, Nāmo Amitabuddhāya, Nāmo Amitabuddhāya,, Nāmo Amitabuddhāya,, Nāmo Amitabuddhāya,

Réciter ce mantra apporte une grâce spirituelle, sorte de protection qui garantit une vie après la mort physique.

A noter qu’Amitabha si invoqué par le Mahayana est inconnu des bouddhistes du Sud, et donc du bouddhisme Theravada qui n’a pas dans la même histoire que la Mahayana, donc pas le même canon.

Rappelons-nous simplement qu’Amitabha est relié l’eau et que le lotus est sa fleur, le lotus pur comme la terre pure.



L’émotion du mois – La Jalousie Time Code – 08:40

La jalousie agit comme un diable qui attaque d’abord le coeur du jaloux lui-même avant de toucher la personne jalousée. Mais parfois la personne jalousée peut ne pas être perturbée par un sentiment qui ne lui appartient pas.

Voici un conte sur la Jalousie, qui montre comment Bouddha ne fut pas touché par la jalousie qu’on lui portait. C’est un extrait du livre « Contes des sages de l’Inde » de Martine Quentric-Séguy :

Le Bouddha enseignait partout où il passait.

Or, un jour qu’il parlait sur la place du village, un homme vint l’écouter parmi la foule. L’auditeur se mit bientôt à bouillir d’envie et de rage. La sainteté du Bouddha l’exaspérait. N’y pouvant plus tenir, il hurla des insultes. Le Bouddha demeura impassible. L’homme fulminant quitta sa place. Comme il avançait le long des rizières à larges enjambées, sa colère s’apaisait. Déjà le temple de son village grandissait au-dessus des rizières. En lui monta la conscience que sa colère était née de la jalousie et qu’il avait insulté un sage. IL se sentit si mal à l’aise qu’il rebroussa chemin, décidé à présenter des excuses au Bouddha. Lorsqu’il arriva sur la place où l’enseignement continuait, la foule se poussa pour laisser passer l’homme qui avait insulté le maître. Les gens incrédules, le regardaient revenir. Les regards se croisaient, les coudes étaient poussés pour attirer l’attention des voisins, un murmure suivit ses pas. Lorsqu’il fut suffisamment près, il se prosterna, suppliant le Bouddha de lui pardonner la violence de ses propos et l’indécence de sa pensée. Le Bouddha, plein de compassion, vint le relever.

– Je n’ai rien à vous pardonner, je n’ai reçu ni violence ni indécence.

– J’ai pourtant proféré des injures et des grossièretés graves.

– Que faites-vous si quelqu’un vous tend un objet dont vous n’avez pas l’usage ou que vous ne souhaitez pas saisir ?

– Je ne tends pas la main, je ne le prends pas bien sûr.

– Que fait le donateur ?

– Ma foi, que peut-il faire ? Il garde son objet.

– C’est sans doute pourquoi vous semblez souffrir des injures et des grossièretés que vous avez proférées. Quand à moi, rassurez-vous, je n’ai pas été accablé. Cette violence que vous donniez, il n’y avait personne pour la prendre.

La Rochefoucauld disait : « Il y a dans la jalousie plus d’amour-propre que d’amour ».

Et toute le problème se situe entre deux pôles, pas assez d’’amour et trop d’amour-propre. Si nous aimons d’un vrai amour, nos pensées se dirigent vers l’autre, alors que le jaloux n’a le regard que sur lui, une attitude égocentrique qui l’éloigne lui-même de l’amour. Le jaloux manque de confiance envers lui-même, et non envers l’autre, même s’il croit qu’il est question que de cet autre.  Souvent, nous sommes moins jaloux par amour que par haine et solitude. Donc, la jalousie est un éloignement des belles émotions, de l’amour, de la compassion, au profit d’un sentiment qui dérape et détruit. 

Si nous sommes dans la possession, l’amour implique la jalousie, et cette jalousie tue l’amour. En ce sens, la jalousie amoureuse devient une exacerbation du sentiment de propriété. 

Face à la jalousie, le bouddhisme propose un pare-feu, celui de l’amour, de la compassion. Nous pouvons éteindre l’incendie qu’est la jalousie, en faisant des souhaits pour que tout le monde soit heureux, et en nous réjouissant de leur succès.

La jalousie se développe sur notre manque de confiance en nous, notre déficit de confiance en notre valeur, pas certain de l’amour de l’autre envers mon petit « moi », avec la peur panique que ce « moi » doit abandonné.

La jalousie ne nous touche pas si nous vivons amour. Alors, au lieu de rester dans notre égocentrisme et notre amour-propre, tournons nos yeux vers tous les êtres avec intérêt et émerveillement.



La Boutique de Buddhachannel Time Code – 13:44

Les 40 années consacrées à l’étude et à la pratique du bouddhisme tibétain ont fait de Matthieu Ricard un passeur entre Orient et Occident. Scientifique, moine bouddhiste, interprète français du Dalaï-Lama, photographe et auteur de textes sur le bouddhisme et la méditation, Matthieu Ricard en est aujourd’hui l’un des spécialistes mondiaux. C’est un homme de son temps, qui met son savoir et sa philosophie humaniste au profit du bien-être et de l’épanouissement du plus grand nombre. Le documentaire « Matthieu Ricard sur le Chemin de la Compassion » nous le montre bien.

Pour commander ce DVD, rendez-vous dans la rubrique DVD de la boutique de Buddhachannel. http://shop.buddhachannel.tv/?p=4055



Fin




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