Accueil Espace Bouddhiste Culture Coupe du monde de kyudo: La France sur la «voie de l’arc»...

Coupe du monde de kyudo: La France sur la «voie de l’arc» japonais

92
0
Démonstration de kyudo à l'ambassade de France à Tokyo, le 4 avril 2014. M.Cena/20 Minutes
Démonstration de kyudo à l’ambassade de France à Tokyo, le 4 avril 2014. M.Cena/20 Minutes

KYUDO – Le tir à l’arc traditionnel japonais, considéré comme la discipline la plus pure des arts martiaux, organise sa deuxième compétition mondiale à Paris les 19 et 20 juillet…

Judo, aïkido, kendo… dans les arts martiaux en «do» («la voie» en japonais), le processus prime sur le résultat. Du moins, à l’origine. Ce qui n’est plus forcément vrai pour les sports devenus olympiques l’est toujours pour le kyudo, le tir à l’arc traditionnel japonais, dont la deuxième Coupe du monde se tiendra à Paris les 19 et 20 juillet.

Le plus ancien des arts martiaux japonais, dont le nom signifie littéralement «la voie de l’arc», est relativement méconnu hors du Japon, qui compte 130.000 licenciés. La discipline est considérée comme la plus confidentielle des arts martiaux et aussi la plus pure: emprunte de zen, une forme de bouddhisme importée de Chine, et de shinto («la voie du divin»), religion propre au Japon, elle trouve son origine dans les techniques guerrières des Samouraïs du Japon médiéval. La philosophie du kyudo est résumée par ses trois buts: la vérité, la vertu et la beauté. Et atteindre la cible en papier placée à 28 mètres de la ligne de tir importe moins que le cheminement pour y parvenir.

«Le problème, c’est si on est obsédé par le résultat»

«On met généralement toute son énergie sur le résultat, explique à 20 Minutes Jérôme Chouchan, l’administrateur de la Fédération internationale de Kyudo. Dans le Kyudo, tout le monde veut atteindre la cible bien sûr. Mais si toute l’énergie mentale et physique est sur la cible, vous faites un mauvais tir.» Le kyudo apprend donc d’abord à se concentrer sur soi-même. Jérôme Chouchan dit en tirer les bénéfices au quotidien: «Ce qui compte, ce n’est pas uniquement le contenu, mais aussi le timing. Dans la flèche, le moment où vous lâchez va décider si vous allez faire un bon tir ou pas. A force de faire cela, vous allez prendre conscience de l’importance du moment.»


– Source : 20minutes
– Lire la suite sur : www.20minutes.fr




Previous articleLes moines birmans entrent en retraite
Next articleUne pétition pour permettre au Kudung de 14ème Shamar Rinpoché d’entrer sur le territoire népalais