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Le mythe de Phaeton

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La légende

Chute de Phaeton, par Rubens
Chute de Phaeton, par Rubens



La légende de Phaeton prend sa source dans la mythologie grecque. Phaeton, que l’on peut traduire par « le brillant », est le fils du soleil, le dieu Hélios et de l’Océanide Clymène. C’est un jeune homme au caractère présomptueux qui, même s’il a des doutes sur ses origines, aime à se vanter de son apparenté divine. Lorsqu’on lui demande d’en donner la preuve, il décide de rejoindre son père à la « Porte du Soleil » et demande à celui-ci de bien vouloir lui laisser conduire son char lumineux. Hélios qui avait fait la promesse de lui accorder le moindre de ses voeux, se voit dans l’obligation d’accepter. Bien qu’il tente de raisonner et de dissuader son fils par rapport aux dangers encourus, celui-ci ne cède pas. La mise en garde paternelle tient dans le fait que le char ne peut pas être conduit par un mortel, car les chevaux qui le tirent sont trop fougueux. En vain, Phaeton s’empare du char, mais ne parvient pas à le maîtriser. Il s’en suit un tel désordre que l’univers est menacé de destruction. Zeus décide donc de stopper Phaeton, et pour cela, le foudroie. Le char est détruit et le jeune homme meurt en tombant dans le fleuve Eridan. Ses soeurs, les Héliades, à force de pleurer sa mort, se changent en peupliers, et son frère de sang, Cycnos, se transforme, lui, en cygne.

L’oeuvre d’Odilon Redon: Le char d’Apollon

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En 1878, Odilon Redon découvre le plafond de la Galerie d’Apollon au Louvre. Realisée par Delacroix, cette oeuvre impressionne par son caractère et ses couleurs. Odilon Redon est tellement admiratif qu’il écrit à ce sujet: « C’est le triomphe de la lumière sur les ténèbres. C’est la joie du grand jour opposée aux tristesses de la nuit et des ombres, et comme la joie d’un sentiment meilleur après l’angoisse. »

Lorsqu’il réalise plus tard son tableau « le char d’Apollon », l’influence de Delacroix est encore très présente. Même si la composition est beaucoup plus épurée, elle reste marquée par la même symbolique et la même puissance de couleurs que sa source d’inspiration. Les motifs principaux, comme les chevaux cabrés, le char, et le dieu, sont eux aussi repris. Le mythe de Phaeton inspire le peintre, il décide donc de traiter les deux thèmes en parallèle. Le tableau est alors le premier d’une série que l’on retrouve tout au long de la carrière de l’artiste. Dans ces oeuvres, l’évolution est sensible. Au fur et à mesure l’élan du char gagne en verticalité dans la toile. On a, d’ailleurs vu, dans cette ascension de plus en plus directe vers la lumière comme le cheminement moral de l’artiste vers la fin de sa vie.


BUDDHACHANNEL- Série ART ET SPIRITUALITE

Laetitia Adeline pour www.buddhachannel.tv




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