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Avec le wwoofing, les vacances sont dans le pré

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Épuisé par le boulot, vous caressez le rêve de partir élever des chèvres dans le Larzac ou de faire pousser des tomates en Provence? Grâce au wwoofing, vous pourrez accomplir ce rêve sans être obligé de tout plaquer. Pour quelques jours ou quelques semaines, le réseau des fermes Wwoof (Worlwide opportunities on organic farms, réseau mondial de fermes biologiques) vous propose de participer aux travaux des champs en échange du gîte et du couvert. Aucun échange financier ne viendra perturber votre karma pendant cette retraite campagnarde.

Le principe du wwoofing est simple. Pour l’hôte, c’est un moyen d’avoir du renfort, et de faire partager les pratiques de l’agriculture bio. Pour le wwoofer, c’est l’immersion totale dans la vie d’une ferme: on ne le considère pas comme un visiteur mais comme un membre de la «famille». Il participe aux travaux, mange avec la famille qui l’accueille, dort sous leur toit gratuitement.

«On est pris par le rythme de la ferme, explique Margaux, 19 ans et déjà une solide expérience de wwoofeuse derrière elle. On suit le fermier: la traite des vaches la matin, la cuisine pour tout le monde, les travaux des champs… Et comme il y a beaucoup de jeunes, le soir on fait la fête!».

Un mode de vie

Pour Marie, 23 ans, le wwoofing est avant tout un «mode de vie, comme le couch-surfing ou le stop». Plutôt pratiqué par des jeunes écolos dans l’âme, le wwoofing nécessite de prendre un peu de temps: «pour aller vraiment à la rencontre de l’autre, il faut rester 2 ou 3 semaines», conseille Marie.

Car le wwoofing, c’est surtout une histoire de rencontres. Margaux a ainsi créé des liens avec des fermiers alsaciens et est retournée plusieurs fois dans leur ferme. «Le wwoofing est synonyme de rencontres. Les autres jeunes ou les étrangers qui sont dans la ferme, mais surtout les fermiers qui nous apprennent plein de choses et sont heureux de nous faire découvrir leur vie». Cette année, Margaux partira près de Lyon dans une ferme qui élève des chèvres, «pour changer des vaches!»

Découvrir des fermes dans le monde entier

Le wwoofing peut même vous emmener très loin. Le réseau de fermes biologiques est mondial et vous pouvez aussi bien choisir une ferme à 100km de chez vous qu’au bout du monde.

Marie est ainsi partie l’été dernier en Espagne, dans une ferme pratiquant la permaculture près de Barcelone. C’était la première fois pour elle, mais l’expérience l’a emballée: «J’ai découvert la permaculture, qui consiste à laisser la terre nous donner ce qu’elle veut bien donner. On a fait une maison pour les poules, du jardinage, de la cuisine avec un Irlandais bouddhiste. J’ai appris beaucoup de choses sur la permaculture, on peut réussir à faire des plats pour trente personnes avec cette méthode!».

Wwoofer, en pratique

Pour devenir wwoofer, il suffit d’adhérer, pour 15 euros environ, à l’association Wwoof de votre pays qui vous remettra un livret d’adresses des fermes. «En général, je me fie à la description de la ferme, et on découvre sur place les activités», explique Margaux.

Attention, le wwoofeur, s’il est bénévole et volontaire pour participer aux travaux de la ferme, n’en est pas pour autant un esclave: chacun a le droit de refuser de faire certaines tâches, et la durée de travail ne doit pas être excessive (jusqu’à 30h par semaine environ). «Je ne connais pas de wwoofeur qui se soit fait exploiter», rassure Margaux. Même si parfois les fermiers voisins, jaloux de l’aide apportée bénévolement aux fermes bio, les accusent de concurrence déloyale.

Liens:

WWOOF France

WWOOF World


wwoofing en France
envoyé par transversel. – La vie de famille à travers le monde en vidéo.


Source: 20minutes.fr




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