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La musique : Art omniprésent dans la culture Birmane

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LA TRADITION MUSICALE BIRMANE

photo Richard Marriott
photo Richard Marriott



Des fouilles archéologiques ainsi que des recherches historiques ont permis de trouver la trace d’instruments de musique datant de la période Pyu (1er au 9ème siècle après JC). Des archives chinoises de cette époque évoquent la visite de musiciens birmans à la cour d’un empereur de la dynastie Tang. Leur virtuosité musicale, ainsi que les 22 instruments utilisés, sont largement commentés.


La musique birmane a été influencée au cours des siècles. L’Inde, puis la Malaisie et le Laos l’ont imprégné. Les instruments et les compositions ont évolué, se sont diversifiés.

Cependant une chose est immuable: la « transmission de la musique ». On pourrait presque dire qu’elles se fait de « père en fils ». Pas d’écrits, ni d’enregistrements. L’apprentissage se fait « à l’oreille », puis les musiciens jouent par coeur.


Pour les Birmans, la musique fait partie intégrante de la vie. D’abord à la cour, puis lors de fêtes plus populaires. On ne peut imaginer un spectacle de marionnettes ou des danses traditionnelles sans la présence de musiciens. Les histoires contées le sont autant par le verbe ou par le geste que par la musique.

Il en va de même pour les cérémonies religieuses. Les instruments diffèrent ainsi que les tonalités mais le rythme donné vient soutenir le recueillement ou l’élévation de l’âme.

La musique birmane, dans son ensemble, est peu connue dans le monde. Cette « confidentialité » est due principalement à l’isolement encore récent du pays.


La diversité des instruments est importante. Et suivant que la musique est jouée en intérieur ou en extérieur, ceux-ci varient. Les gongs et les tambours accompagneront les spectacles de theâtre, la harpe et le Patala (xylophone en bambou) seront utilisés pour des représentations plus intimistes.

Parmi les instruments les plus courants, on trouve principalement des percussions: Des gongs et des plaques métalliques (Yagwin), dont le Kyi-waing, ensemble composé de 21 gongs accordés, et des tambours à fente, dont le Hsaing-waing qui regroupe 21 tambours accordés.

Les instruments à vent sont plus rares. On connait surtout le Hnie, une sorte de hautbois.

La musique classique birmane (Maha Gita) s’est approprié le piano européen. Accordé aux sonorités traditionnelles ou laissé tel quel, on le trouve de plus en plus dans la musique populaire.

LE SAUNG-GAUK

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Photo Richard Marriott
Photo Richard Marriott

Ce qui caractérise le plus l’art musical birman, est, sans nul doute, le Saung-gauk. Descendante directe de la harpe indienne. C’est un instrument très important dans la mesure où certaines compositions ont été créées à partir de lui seul.

Le Saung-gauk est naviforme et possède 13 ou 16 cordes. Elle a été perfectionnée au cours des siècles, avec, notament, une amélioration de la caisse de résonnance. Le manche est courbé et élégant, taillé dans une racine d’acacia, soigneusement choisie. Sa forme effilée se termine par un disque plat, représentant une feuille de « Bo »,un arbre local. Le musicien tient l’instrument sur ses genoux, manche en avant. Il pince les cordes et en appuyant sur celles-ci avec son pouce gauche, réalise des effets de modulations sonores.

Le Saung-gauk accompagnait, à l’origine, les danses de cour. On le trouve aujourd’hui dans des duos ou des trios de flûtes et Patala. Joué seul, ses accords transportent l’auditoire vers des émotions particulières et vives.


Laetitia Adeline pour www.buddhachannel.tv




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