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Les Tibétains en exil divisés sur les immolations contestataires

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03/11/2011

Les immolations de bonzes tibétains par le feu, qui ont déjà fait 5 morts depuis le début de l’année, ne remportent pas l’unanimité au sein de la communauté bouddhiste.

L'immolation par le feu est un péché grave dans le bouddhisme.
L’immolation par le feu est un péché grave dans le bouddhisme.

En Inde, les Tibétains sont divisés sur les immolations par le feu des bonzes qui se suicident en réclamant le retour au Tibet du dalaï lama et le respect de leur culte: certains dénoncent une hérésie, d’autres défendent un sacrifice nécessaire à la cause tibétaine.

Pour Tashi Choezom, une étudiante de New Delhi qui n’a jamais vu le Tibet, région autonome chinoise de l’Himalaya, le suicide des bonzes est un péché. « J’exprime ma solidarité avec ceux qui se sont immolés par le feu, mais c’est très mal de se suicider », affirme la jeune femme en marge d’une manifestation de Tibétains en exil. « Nous nous assurons le soutien de l’étranger en faisant cela, mais ces immolations doivent cesser. Le bouddhisme les interdit », poursuit Choezom.

Dix tentatives d’immolations

Il y a eu dix immolations ou tentatives d’immolation dans les régions à population tibétaine du Sichuan — une province du sud-ouest de la Chine, voisine du Tibet — depuis le début de l’année. Cinq ont été fatales.

Ce phénomène relativement nouveau répond à la répression chinoise, selon les ONG. « Pour certains moines, leur identité religieuse a plus de prix que la vie elle-même », affirme Kate Saunders, de l’association International Campaign for Tibet (ICT).

La série tragique a commencé le 16 mars avec Phuntsog, un jeune bonze du monastère de Kirti, dans la ville d’Aba au Sichuan, peuplée de nombreux membres de l’ethnie tibétaine.

Phuntsog s’est donné la mort pour l’anniversaire du début des émeutes antichinoises de 2008 à Lhassa et dans le plateau tibétain, qui avaient fait entre 20 et plus de 200 morts, selon les sources. Son décès a déclenché des troubles dans le Sichuan au printemps.

Geshey Lobsang, un bonze du monastère du dalaï lama à Dharamshala dans le nord de l’Inde, affirme qu’on peut faire plusieurs lectures des préceptes du bouddhisme sur le suicide.

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