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Fréjus : la pagode sort du doute

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21.02.2011

L’année 2011, « celle du chat, sera pour nous une année de renaissance. À nouveau, elle va nous réunir pour la prière, dans la paix, la convivialité et la joie. Elle va nous permettre de réfléchir et rebâtir un meilleur avenir ». Le vice-président de l’association bouddhique franco-vietnaminenne, Paul Salmon, et toute son équipe, croient désormais au renouveau.

Les adhérents de l'association bouddhique franco-vietnamienne espèrent que l'affaire sera réglée d'ici un mois.
Les adhérents de l’association bouddhique franco-vietnamienne espèrent que l’affaire sera réglée d’ici un mois.

Il faut du souffle à la pagode Hong-Hien de Fréjus pour continuer à croire dans l’avenir, et soigner tant le temple que le superbe jardin qu’elle occupe, aux portes de la cité. Car l’année du tigre, en 2010, a été plus occupée par les affres judiciaires que par les affaires spirituelles.

D’où une certaine retenue pour cette fête, hier, qui se résumait à des prières au temple et au columbarium, suivies d’un repas en commun apporté par les membres.

Une grande fête prochainement

Elle devait être célébrée le 3 février, mais l’association attendait le dimanche, après le verdict du tribunal du 17 février, avant d’imaginer une célébration quelconque. Le tribunal lui a donné raison mais « l’affaire » est en appel.

Paul Salmon se veut confiant pour l’avenir, et assure que « la grande fête » se fera très prochainement, mais préfère pour l’heure garder une réserve de circonstance. « Nous avons dû faire face à des gens mal intentionnés qui ont commis des actes extrêmement graves dans cette pagode… » rappelait-il.

Plus prosaïquement, c’est une affaire quasiment familiale qui a failli mettre fin à la pagode, puisque ce sont les bonzes de ce lieu de culte qui se sont retournés contre l’association, pour tenter d’en acquérir la propriété.

Selon les règles du bouddhisme, la patience, la tolérance, mais aussi la fermeté et la détermination ont toujours été la ligne de conduite.

À qui la pagode ?

Et là, manifestement, la ligne jaune a été largement dépassée. D’où une action en justice…

« Ces bonzes, quatre à cinq personnes, voulaient voler la pagode ! Mais tous les documents prouvent que c’est l’association, forte de près de 400 membres, qui en est propriétaire. La justice a été en notre faveur, mais naturellement ils ont fait appel pour gagner du temps. Je pense que d’ici un mois, tout sera réglé… »

Habituellement, les festivités sont d’un tout autre acabit et font l’objet de danses et célébrations particulièrement chaleureuses. Cette année, la première prière s’effectuait dans un relatif anonymat. Pour mieux rebondir prochainement ?


Edeluard@varmatin.com

Source : www.frejus-saintraphael.maville.com

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