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5 nov. — Diwali, Fête des Lumières pour l’Hindouisme, le Sikhisme , le Jainisme et le Bouddhisme indiens

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Light Festival
Light Festival

DIWALI

« La Fête des Lumières »

le passage de l’obscurité à la lumière

Diwali est, dans certaines régions de l’Inde, considéré comme le nouvel an hindou, fêté le jour de la nouvelle lune de novembre, aussi appelé « lune noire » puisque la lune est invisible. C’est une fête très populaire en Inde où l’on s’offre des cadeaux et on allume un grand nombre de feux d’artifice.

Diwãli (forme contractée) est aussi transcrit Dīpavãli ou Deepavali (du sanskrit, rangée de lumière).

C’est la fête hindoue des lumières, qui se tient le dernier jour du calendrier Vikram, l’un des calendriers hindous utilisés par les Indiens du Nord. Le jour suivant est le début de la nouvelle année appelée par les Indiens du Nord Annakut.
Dans l’Inde du Sud, Divâlî ne coïncide pas avec le début de la nouvelle année, car un autre calendrier est utilisé, le calendrier Shalivahana. Dans l’Inde du Sud, la nouvelle année, appelée Ugadi, est célébrée en Andhra Pradesh et au Karnataka. Vishu et Varsha Pirappu sont célébrés respectivement au Kerala et au Tamil Nadu. Ces trois fêtes sont habituellement célébrées au printemps, en général en mars ou avril.

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Divâlî est fêté en octobre-novembre selon le calendrier lunaire.

Les hindous placent alors des lampes à l’huile (plus récemment des bougies) aux fenêtres et l’on raconte la légende du dieu Râma, le Râmâyana. Cette légende hindoue raconte l’épopée du prince Rama qui a vaincu le démon et sauvé son épouse, la belle Sitâ. Rama est en fait un avatar de Vishnou, le dieu protecteur. Il incarne la vertu, la victoire du bien sur le mal. Diwali marque le retour de Rama avec Sita dans son royaume. C’est aussi la fête de la déesse Lakshmi, déesse de l’argent, de la prospérité. Les festivités commence avec une invocation à Ganesh, dieu des commencements. A Divâlî, les commerçants arrêtent leurs comptes. Le quatrième jour, le mari offre des cadeaux a son épouse et les enfants reçoivent des habits neufs. Cette fête de la victoire du bien sur le mal renvoie chacun à sa propre histoire et à sa victoire sur le mal.

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LES CINQ JOURS DE DIWALI OU DEEPAWALI

Le mot « Diwali » vient du sanscrit « Deepawali ». « Deepa » signifie « lumière », et « awali » « rangée ». Diwali fête le retour de quatorze ans d’exil de Ram Ji 20 jours après avoir vaincu les démons Vijay Dashami. Les rangées de lumières illuminant maisons, boutiques, ghâts, commémorent ce retour : à l’époque, le peuple d’Ayodhya était sorti pour accueillir le grand roi en faisant tourner des petites lampes en sa direction, en signe de joie et d’admiration pour ses actes impeccables. C’est le moment de l’année où chacun rend sa maison ou sa boutique la plus accueillante possible. Les jours précédant la fête, chacun s’emploie à de grands nettoyages, des rénovations, des coups de peinture… La maison doit être belle et illuminée afin que Lakshmi, la déesse de la fortune (voir photo), entre dans la maison : elle n’aime pas l’obscurité, c’est une déesse de joie et de lumière. Le point culminant de la fête est la nuit de la nouvelle lune, considérée comme la plus sombre de l’année. Partout, flammes et guirlandes scintillent, les dévots font la tournée des temples pour offrir des lampes et manifester leur joie.

Cette fête dure cinq jours :.

Le premier jour, dhanterassi, ou « treizième des richesses » tombe le treizième jour de la quinzaine sombre du mois de kartik. La grande occupation est d’acheter de la vaisselle neuve pour la maison, ou des objets en argent, ne serait-ce qu’une toute petite chose, histoire d’inviter la richesse à résider chez soi. Les marchands de vaisselle construisent des étalages gigantesques dans les rues et tous se bousculent au souk des vaisseliers. De nombreux stands de bougies, de pétards, de feu d’artifice, de statuettes et de décorations diverses s’improvisent entre ces étalages..

Le deuxième jour, « choti diwali », est consacré à la prière et à la vénération de Kali. Ce jour est aussi appelé « Narkachaturdasi ».

Le troisième jour, nuit sans lune, est le plus animé. Tout n’est que lumière, beaucoup de nouvelles boutiques choisissent ce jour faste pour inaugurer leur commerce. Tous sont décorés d’une profusion de guirlandes de fleurs et de petites lumières. Vers la tombée du jour, chacun fait une puja à Ganesh et Lakshmi, inaugure un nouveau livre de compte sur lequel la Svastika est tracée avec la poudre de Sindour, offre des sweets à leurs clients et à leurs voisins. C’est aussi un jour où on ne refuse pas l’aumône : nombreux sont les pauvres qui viennent tendre la main au boutiquiers et repartent avec une pièce, un fruit ou un gâteau. Certains commerçants passent la nuit dans leur boutique à jouer aux dès. La déesse Parvati a joué aux dès cette nuit là avec Shiva, et l’on dit que celui qui joue cette nuit-là aura une année prospère. .

Le quatrième jour, Annakut ou « montagne de grain » est celui de l’abondance. Le clou de la journée se déplace dans les environs du temple d’or où des montagnes de Prashad (prasad) sont artistiquement disposées en offrande à Parvati*. Des distributions de nourriture ont lieu un peu partout dans la ville, les pauvres sont à la fête.

Le cinquième jour est marqué par la Bhaya duj, ou Bhaiduj,.

POURQUOI DIWALI ?

Divâlî (ou Diwali)est célébré tous les ans par les Hindous à travers le monde. Le jour-même de Divâlî, jeunes et vieux, riches et pauvres s’habillent de neuf et partagent des sucreries et font exploser des pétards. Divâlî marque le début de l’année fiscale en Inde du nord.

Il existe deux légendes mythologiques associées à Diwali: – La première stipule que les dipavalivas ont fêté le retour du Rama, roi de Ayodhya, de sa femme Sita et de son frère Lakshmana à Koshala après une guerre au cours de laquelle il tua le démon Ravana. Le jour tombant, les gens dont il croisa le chemin allumèrent des lampes pour illuminer leur chemin. – La seconde fait de Divâlî la commémoration de la mort de Narakasura, un mauvais démon tué par Krishna. Divâlî est donc un festival symbolisant la destruction des forces du mal.
Plusieurs légendes sont associées à Divâlî et entraînent différentes formes de célébration. Dans la majeure partie de l’Inde du nord, Divâlî est célébré pendant 5 jours en tant que :
– dhan teras
– narak chaudas – chhoTii diwali
– deepawali – ba.Dii diwali
– annakuuTa
– bhai dauj

En Inde du sud, naraka chaturdashii est le jour principal de la célébration, marqué par de nombreux pétards explosant à l’aube, alors que l’Inde du nord célèbre l’événement le soir de Amavasya avec Lakshmi Puja suivi de l’illumination de lampes à huile dans et autour des maisons et là encore des pétards.

Au Royaume-Uni, les jours célébrés sont Narak Chatrudashi, Lakshmi-Puja, le jour le plus important, Padwa ou Varshapratipanda et Bhaiya Dooj ou la cérémonie Teeka.

À la Trinité-et-Tobago, le jour de Divâlî est chômé et les célébrations précèdent le jour de Lakshmi-Puja pendant presque deux semaines.

À la Réunion, la communauté indienne célèbre depuis plusieurs années le « Dipavali » avec des défilés de chars fleuris, principalement dans la partie nord-est de l’ile, sans rapport toutefois avec les véritables traditions des festivités du sous-continent indien : L’inspiration est plutôt d’ordre identitaire et surtout culturelle que réellement religieuse. Ainsi, cette fête est l’occasion de nombreuses manifestations : concerts et spectacles, conférences, expositions… L’île célèbre aussi, autour du 14 avril, le Nouvel An tamoul.

La période de Divâlî revêt aussi une signification importante pour les Sikhs. En 1620, pendant le temps de Divâlî, le 6e gourou, Hargobind Singh, obtint la libération de 52 princes hindous qui avaient été emprisonnés à tort dans le fort de Gwallior par les dirigeants de l’Empire Mughal. Le temple doré fut illuminé pour accueillir la libération du gourou Hargobind Singh et les sikhs depuis lors ont perpétué la tradition.

Les jains célèbrent aussi cette fête, en mémoire de l’établissement du dharma par le seigneur Mahavira.

LE SENS DE LA FÊTE DE DIWALI ou DIPAVALI

Pendant Dipavali (ou Divali), le festival des lumières du mois d’aïpassi en octobre/novembre, on célèbre la victoire du bien sur le mal, la puissance qu’a la lumière sur les ténèbres, la connaissance sur les sectes hindoues, donc une occasion de marquer ce que nous avons en commun, collaborer, et faire avancer l’esprit de solidarité. Dipavali marque aussi le début de la nouvelle année financière, où on peut faire le bilan de l’année qui se termine, ou les budgets de celle qui commence. On célèbre souvent en donnant des vêtements neufs, et surtout en allumant d’innombrables petites lampes à huile dans la maison comme à l’extérieur.

Deux interprétations existe du DÎPÂVALI .La première est tirée du RAMAYANA, elle raconte l’histoire de Rama initié au combat contre les forces obscures par le Rishi Vishvamitra. Il épouse SITA .La fille du roi Janaka ,lumière née de la connaissance suprême , et devient illuminé. Sita est enlevée par Ravana , le Roi des ténèbres de Lanka. Grâce à une armée de singe dirigées par Hanuman ,Rama et Sita retournent à Ayodia, la capitale de leur royaume où l’obscurité a régné pendant les quatorze années de leurs exil . Toute La ville est illuminée pour fêter cette victoire. Une autre version s’appuie sur le Pourana , le récit des origines . Le démon Naraka passait son temps à piller le ciel et le terre . Il enlevait les jolies filles qu’il gardait dans son harem. Un jour il humilia Adita, la mère des dieux, lui dérobant ses boucles d’oreilles.
Les dieux supplièrent Shiri Krishna de se débarrasser de Nakara . A l’aide de son disque divin « le tchakra », dans la nuit de Nakara chatourdashi, Krisna décapita le tyran.

Symboliquement, l’obscurité de cette nuit représente l’ignorance totale que l’homme a de son identité réelle de sa divinité. Le tchakrat est le disque solaire qui tranche cette ignorance .
Le Dîpâvali c’est aussi un hommage à Latchimi, la déesse de la lumière et de la prospérité.
A l’Île de la Réunion, la coutume veut que ce jour-la, la maison soît néttoyée pour chasser l’infortune  » Alaskshmi »pour convier « Lakshmi » à y demeurer . A la nuit tombée , on allume les petites lampes en terre cuite . La fête de la lumière est célébrée avec faste en Inde ainsi qu’ à la réunion!!! Chaque année dans la nuit la plus sombre de la quatorzième
phase de la lune  » Tchatourdashi » du mois d’Ashivina « Pourattâshi » comme une ritualisation de la quête de la lumière intérieure .Cette nuit-la , tous les abords des maisons de riches ou de pauvres sont illuminés de petites lampes à huile « diouro » afin de célébrer la victoire de la lumière sur les ténèbres , c’est- à- dire du bien sur le mal .


Sources :
sqp.ac-reunion.fr

elishams.org
– Wikipedia

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