Accueil Espace Bouddhiste Société 8 mars – Journée Internationale de la Femme

8 mars – Journée Internationale de la Femme

6
0

ON SERAIT TENTE D’ABROGER cette journée internationale de la femme, proposée en 1910 par Clara Zethin, journaliste allemande lors de la 2ème conférence des femmes socialistes, à Copenhague.

Le 8 mars 2007 sera l’occasion de rafraîchir les mémoires. Dans un monde qui tendrait vers l’égalité, l’on sondera sans doute sa conscience : est-ce un honneur que de sacraliser la femme, un (seul) jour durant? Une telle journée n’est-elle pas l’aveu criant d’une « sous-condition » féminine ? La suppression de ce jour-podium serait un beau pied-de-nez adressé aux Dames d’hier. Que resterait-il alors de ces luttes épiques, dérisoires parfois, douloureuses bien souvent?

Femme et enfant à Swayambunath Népal
Femme et enfant à Swayambunath Népal


On se souviendra d’Olympe de Gouges qui en 1781 réclame dans sa Déclaration universelle des droits de la femme et de la citoyenne, l’émancipation au féminin : « La femme naît libre et égale en droit à l’homme ». Une réelle révolution tant au niveau juridique que quotidien.


De même, comment oublier
« l’Autre »? Celle qui par ses mots d’esprits empreints d’actions, a défié les tabous ancrés par l’idéal masculin. Simone de Beauvoir parle DE la femme, et non pas de la vision partiale et traditionnelle qui primait jusqu’alors. S’il est établi que l’homme est homme, la femme, elle, est toujours en devenir. Dans les dates marquantes, on retiendra celle de 1974 : Simone Veil, ministre de la santé du gouvernement Chirac légalise l’interruption volontaire de grossesse. L’histoire se fait patiemment au rythme de tels événements.


En Allemagne, au Libéria et récemment au Chili, les femmes se sont vues confier les rênes du pouvoir. Ce sont des signes forts au milieu d’une parité encore lointaine.


Amnesty International lancera son appel, le 8 mars : les violences sexuelles sont une des plus graves et des plus nombreuses violations des droits humains. Une femme sur trois, selon UNIFEM, a été violée, battue, forcée à l’acte sexuel ou abusée au moins une fois dans sa vie. (UNIFEM, Facts and figures on violence against women, 25.11.2003. www.unifem.org.
Si le progrès paritaire est indéniable, il n’en est pas moins imparfait.


Le 14 juillet symbolise l’égalité des hommes. Le 8 mars, celle des femmes.


Magali Lacroze pour www.buddhachannel.tv

Previous articleFootball — Sébastien Frey remercie le Bouddhisme
Next articleIntroduction générale au Bouddhisme : un cours de l’UBE