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L’Union Bouddhique Belge – Boeddhistische Unie van België

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UNION BOUDDHISTE BELGE

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L’Union bouddhique belge ou U.B.B. (en néerlandais : Boeddhistische Unie van België – B.U.B.) est une association sans but lucratif (ASBL) belge créée en 1997. Son président est Frans Goetghebeur.

Il s’agit d’une fédération d’associations bouddhiques de Belgique. Cette association a succédé à la Fédération des Communautés bouddhistes de Belgique créée en 1986. Elle a introduit le 20 mars 2006 auprès du ministère de la Justice1 une demande de reconnaissance officielle du bouddhisme comme philosophie non confessionnelle.

L’U.B.B. adhère à l’Union bouddhiste européenne depuis 1998.

Objectifs

Selon l’article 3 des statuts de l’association2, l’U.B.B. a pour buts :
de représenter les pratiquants bouddhistes vivant en Belgique
de défendre les intérêts et les droits de la tradition bouddhiste
de préserver l’intégrité des différentes traditions bouddhistes
de favoriser le dialogue et la collaboration entre les différentes écoles bouddhistes
d’organiser ou soutenir des activités visant à faire connaître le bouddhisme auprès du grand public
d’être un point central d’information sur les lieux de pratique et d’étude du bouddhisme en Belgique
d’être un interlocuteur commun vis à vis des pouvoirs publics belges et des organisations internationales
de faire reconnaître officiellement le bouddhisme en Belgique

Organisations membres

Seize associations bouddhiques ont adhéré à l’U.B.B. :

Vajrayāna
– Institut Tarab (Gelugpa)
– Institut Nalanda (Kagyüpa)
– Karma Sonam Gyamtso Ling (Kagyüpa)
– Rigpa (Tibétain, Nyingmapa)
– Samye Dzong Bruxelles (Kagyüpa)
– Yeunten Ling (Kagyüpa)

Mahāyāna – Zen / Thiên
– Association Bouddhique de Liège (Thiên)
– Association Zen Belgique (Sōtō)
– Centre Zen de la pleine Conscience
– Shikantaza (Sōtō)
– Zen Sangha vzw (Sōtō)

Jōdo shinshū
– Centrum voor Shin-boeddhisme (Jikōji, Temple de la Lumière de la Compassion)

Mahayana vietnamien
– Association des bouddhistes de Linh Son (association bouddhiste vietnamienne)

Theravāda
– Dhammagroup (vipassana)
– Wat Thai Dhammaram

Bouddhisme Occidental
– Amis de l’Ordre bouddhiste occidental

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PRESENTATION DE L’UNION BOUDDHIQUE BELGE

Une présence visible

Tout comme dans les autres pays européens, le bouddhisme est bien présent en Belgique.
C’est un fait qui n’a certainement échappé à personne : toutes les grandes maisons d’éditions disposent maintenant d’une collection de livres sur le sujet et les médias y consacrent régulièrement des articles ou des émissions. Que ce soit dans les secteurs social ou thérapeutique, dans les programmes d’études proposés par des institutions scolaires ou des organisations culturelles, qu’il s’agisse de philosophie de la science ou de soins palliatifs, d’actions pour la paix dans le monde ou de protection de l’environnement, sa présence plus ou moins discrète transparaît dans les discours, les habitudes, les approches ou les initiatives en cours.

Ainsi, le bouddhisme fait désormais partie de la vie quotidienne de nos compatriotes et participe aux grands débats publics.

Un peu d’histoire

Entre le treizième et le dix-huitième siècle, les Européens n’entendent à propos du bouddhisme que les récits de missionnaires. Leur succèdent ceux de diplomates, de voyageurs ou d’orientalistes. Le Bouddha fut alors encore appelé « le grand Christ du vide ». Roger-Pol Droit a expliqué comment et pourquoi les artistes, les écrivains et les philosophes occidentaux avaient, dès le début, mal compris le bouddhisme et pourquoi ils l’avaient réduit à ‘un culte du néant’. Aujourd’hui encore, un siècle plus tard certains intellectuels persistent dans cette erreur !

L’implantation actuelle du bouddhisme en Occident n’est pas due au hasard. Elle est le résultat d’une histoire qui, selon la plupart des chroniqueurs, commence en 1893 à Chicago, lorsqu’un représentant bouddhiste s’exprime pour la première fois en Occident à l’occasion de la réunion du Parlement Mondial des Religions. Entre les deux guerres mondiales, plusieurs initiatives sont prises en Europe (notamment à Berlin et à Londres). Durant la seconde moitié du vingtième siècle, la pratique du bouddhisme s’étend dans de nombreux pays occidentaux, mais elle demeure discrète. Cependant le bouddhisme finira par sortir de l’ombre : l’album « Tintin au Tibet » (1960), des productions hollywoodiennes, tout comme l’attribution du prix Nobel de la Paix au Dalaï Lama en 1989, donneront à un large public l’occasion de découvrir des éclairages ponctuels sur le bouddhisme.

Parce qu’il intègre facilement la philosophie et s’adapte facilement aux us et coutumes des pays où il est amené à se développer, l’influence du bouddhisme en Occident s’étendra progressivement.

En ce début du vingt-et-unième siècle, on commence à se rendre compte de l’apport considérable du bouddhisme au patrimoine culturel mondial.

En Belgique

En Belgique, le développement de l’enseignement du Bouddha se fait attendre plus longtemps que dans les pays voisins : dans les années d’après-guerre un Liégeois, Raymond Kiere (1897-1981) crée le premier centre consacré à l’étude et à la pratique du bouddhisme. Il entretient des contacts avec les grandes organisations bouddhiques du monde entier et son action amène la création d’autres petits centres, notamment à Bruxelles et à Anvers. Mais, faute d’une infrastructure solide, l’élan initial s’épuise vite et, entre 1954 et 1957, ces centres disparaissent les uns après les autres.

Leur activité n’aura pourtant pas été vaine. En effet, dans les années 70, le bouddhisme connaît un renouveau assez rapide : le bouddhisme zen japonais de l’école Soto en est le fer de lance car il profite du retentissement que lui avait donné l’œuvre de D.T. Suzuki. Des événements historiques, l’exil des Tibétains face à l’avancée des armées chinoises et les guerres au Vietnam, avaient cependant amené déjà l’implantation du bouddhisme tibétain et entraîné l’immigration d’un nombre important de pratiquants d’autres grandes écoles traditionnelles. Finalement, la tradition théravadine et le bouddhisme de la Terre Pure, s’installent chez nous.

L’Union Bouddhique Belge

En 1997, l’Union Bouddhique Belge est créée dans l’idée d’être l’interlocuteur commun de ses associations membres auprès des autorités de notre pays et d’offrir en même temps au public des garanties quant à l’authenticité des démarches proposées. Elle demande en effet aux associations désireuses de rejoindre ses rangs d’être organisées sous forme d’associations sans but lucratif, s’assure de leur stabilité organisationnelle, de l’authenticité de la pratique qu’elles proposent et de l’enseignement qu’elles diffusent. L’UBB regroupe actuellement quatre cinquième des associations bouddhistes actives en Belgique. Elle se présente dès lors comme un interlocuteur de prédilection pour les autorités politiques et les milieux éducatifs du pays.
Depuis sa fondation, elle a organisé divers événement qui ont fait date (notamment un congrès à la VUB à Bruxelles en septembre 1998) et a participé à la préparation d’un colloque organisé par la KUL à Leuven, en novembre 2003. En 2004, l’Institut Nalanda, association membre de l’UBB, a organisé, en collaboration avec l’ULB et avec le soutien du Fonds National de la Recherche Scientifique et de la Ville de Bruxelles, une première Université d’été du bouddhisme sur le thème « Histoire du Moi à travers les sciences, la philosophie occidentale et le bouddhisme. » Cette manifestation, qui rassemblait des représentants éminents des différentes traditions bouddhiques et des scientifiques de renom international, a connu en septembre 2005 et en octobre 2006 une deuxième et troisième édition au Palais du Heysel. Les thèmes abordés étaient, en 2005, « Les mutations sociétales et individuelles de notre époque » et, en 2006, « Qu »est-ce que la vie ? Regards du bouddhisme et de la biologie sur la vie et l »évolution ».

La « Fête du bouddhisme » à Huy attire en outre chaque année plus de quinze cents visiteurs.

Un esprit d’ouverture et de tolérance

Les pratiquants ou les personnes intéressées tant des milieux chrétiens que des milieux athées ou agnostiques. Leur provenance n’est pas limitée à certains cercles intellectuels ou culturels, mais s’étend à toutes les classes sociales et à toutes les catégories professionnelles.
Une première raison en est sans doute que le bouddhisme rejette toute discrimination fondée sur l’appartenance sexuelle, raciale ou sociale. Il part en effet du constat que chaque être aspire tout simplement au bonheur.

Une autre caractéristique de cette voie spirituelle est son esprit d’ouverture et de tolérance : le bouddhisme ne condamne, ni ne rabaisse les autres traditions, pas plus qu’il ne refuse les influences positives provenant d’autres systèmes de pensée, comme par exemple la science.

Enfin, le bouddhisme ouvre aux personnes qui s’impliquent dans la compréhension de l’enseignement du Bouddha tant la possibilité d’évoluer dans un contexte de religiosité au travers de la prière et de la dévotion, que celle de découvrir une sagesse de vie au travers de leur préférence pour l’analyse critique et le débat rationnel.

Toutes se retrouvent cependant autour d’un enseignement fondamental centré sur une prise de conscience des causes de la souffrance (dukkha), autour d’une pratique, tantôt individuelle tantôt collective, indispensable à un véritable cheminement personnel (l’assise silencieuse accompagnée ou non d’autres techniques comme les récitations, arts martiaux, etc.) et autour d’un engagement dans la société découlant du concept de l’amour bienveillant et de la compassion.

L’unité dans la diversité

Ici comme partout ailleurs en Europe, le bouddhisme apparaît aux observateurs comme une réalité fort fragmentée: certaines personnes sont sympathisantes d’un courant de pensée, d’autres profondément engagées dans une démarche spirituelle ; certains groupes comptent des membres de diverses provenances géographiques, d’autres rassemblent par contre des personnes appartenant à une même ethnie qui préfèrent se réunir entres elles et demeurent traditionnellement en lien avec les communautés (sangha) de leur région d’origine ; certains ressentent une forte identité « bouddhiste », d’autres personnes qui participent aux activités dans les centres continuent à s’affirmer chrétiennes ou athées; enfin, parmi ceux qui étudient et pratiquent intensément le bouddhisme en intégrant au quotidien ses valeurs dans leur vie sociale et professionnelle, certains accordent beaucoup d’importance à leur intégration dans une sangha (communauté de pratique), tandis que d’autres ne ressentent pas le besoin d’appartenir à un groupe organisé. Ainsi, chacun suit sa voie, selon ses propensions naturelles et sa motivation personnelle.

L’Union Bouddhique Belge n’intervient pas dans la vie des associations qu’elle regroupe, ni dans celle des personnes qui fréquentent les centres que ces associations gèrent. Une dialectique bien spécifique entre une cohésion indispensable de la structure et l’autonomie de l’individu est ainsi concrètement à l’œuvre.

Un enrichissement culturel

Dans notre pays comme à l’étranger, un grand nombre de gens trouvent dans le bouddhisme une source d’inspiration. D’autant plus que certaines valeurs comme l’intégrité, l’attention, la confiance et la non-violence ou des concepts comme l’interdépendance, la vacuité et la production conditionnée semblent s’implanter dans les milieux scientifiques, dans la vie économique, si ce n’est dans les mentalités.

Ainsi, en quelques décennies seulement, depuis son arrivée en Occident, le bouddhisme a déjà rendu un service certain à une société en recherche de régénération, car il lui permet de renouer avec des qualités foncièrement humaines.

Frans Goetghebeur
– Président de l’Union Bouddhique Belge

13-06-2007

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1 commentaire

  1. L’Union Bouddhique Belge – Boeddhistische Unie van België
    Je désire savoir si, au cas où le sadisme peut se diagnostiquer par des examens psychiatriques, l’accès à l’UBB ne pourraiat pas être interdit aux personnes présentant une telle pathologie.(Comportement en contradiction notament avec les 4 nobles vérités et avec les 4 voeux.

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