Accueil Billet du jour Nicolas Karels — Partir à notre rencontre

Nicolas Karels — Partir à notre rencontre

8
0

24.03.2009

n766974255_3439.jpgD’où provient la peur de vivre. D’où provient cette crainte que chacun d’entre nous ait à être tout simplement. De tout temps, les hommes ont souhaité diriger leur vie. D’autres plus ambitieux voulaient contrôler le monde. Pourtant, les sages de tous horizons n’avaient qu’un seul désir, celui de comprendre le monde, de faire corps avec lui. Qui des deux semble à même d’avoir pu toucher à ce qu’est l’essence de la vie.

Depuis la nuit des temps, l’homme a eu ce désir d’évoluer. L’homme préhistorique a compris que pour pouvoir manger à sa faim chaque jour, il devait chasser et qui plus est être le premier sur sa proie. Ensuite, le commerce est né. L’homme a senti qu’il détenait un petit pouvoir, celui de posséder quelque chose que l’autre n’avait pas. De là est né le sentiment de supériorité et d’infériorité. Ensuite, les premiers chefs sont apparus. Eux aussi détenaient une certaine forme de pouvoir qui leur donnait droit de vie et de mort sur leurs sujets. Et ainsi de suite…

L’homme dès lors n’était déjà plus en phase avec sa nature. Au fil du temps, il s’était créé toute sorte de prison, de cellules dans lesquelles d’autres se rajoutaient à n’en plus finir. L’homme s’est donc enfermé dans des croyances, celle par exemple qu’il n’était pas égal à son voisin ou qu’il lui était supérieur grâce à son pouvoir. Pour se rassurer, il a donc fallu qu’il se crée des moyens de substitution. Et c’est là que les religions, les idéologies politiques ont fait leur apparition. L’homme pouvait dès lors se cacher derrière ces grands étendards. Plus de raison de s’inquiéter puisque quelqu’un ou quelque chose veillait désormais sur lui. Il s’est renfermé et s’est contenté de cela même s’il se rendait bien compte que quelque chose lui manquait.

Aujourd’hui, nous vivons avec les démons de ce passé. Certains en ont tiré des leçons. La majorité a préféré continuer à fermer les yeux. D’autres dieux sont apparus. Le dieu de l’argent, celui du pouvoir, celui du matérialisme, celui de l’apparence, etc. L’homme s’est ainsi enfermé dans une kyrielle de croyances et a créé ce que l’on appelle la norme. Un moyen comme un autre de mesurer l’appartenance ou non d’une personne à un groupe lambda. Ce qui a créé des disparités entre lui et ses frères. Même au sein de sa propre famille. L’homme est devenu individualiste.

Il en est arrivé à ne plus supporter le monde extérieur et encore pire, à ne plus se supporter lui-même. Tout est aujourd’hui propice au moindre conflit. Pourquoi ? Parce que l’homme vit avec ses schémas du passé qui sont ancrés en lui, fixer dans la mémoire de son subconscient. Bref, qui font partie intégrante de lui.

La solution pour se sentir libre et à nouveau en communion avec notre nature existe. Quelle est-elle ? l’homme doit se libérer de ces vieux schémas en comprenant tout l’impact négatif que ceux-ci ont sur sa vie. En mesurant les dégâts que ces derniers ont générés. Le but étant de s’asservir, de sortir de cet esclavagisme, de nous libérer de ses chaînes qui finit par nous peser.

Il est temps de partir à la rencontre de qui nous sommes…


Nicolas Karels

Previous articleLe jeûne est-il seulement une privation de nourriture ?
Next articleLe dalaï lama prêt à mettre fin à sa fonction si les Tibétains le demandent