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La communauté des Pruniers réclame le soutien de l’ONU

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18.11.2009

Thich_Nhat_Hanh.jpgGENÈVE, 28 sept 2009 (AFP) – La communauté bouddhiste du bonze Thich Nhat Hanh a réclamé l’aide du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme pour intervenir en faveur de centaines de disciples victimes de « harcèlement » de la part des autorités vietnamiennes, ont indiqué mercredi à l’AFP plusieurs membres.

Des disciples du célèbre bonze, fondateur du monastère des Pruniers, dans le sud-ouest de la France, qui a fait des adeptes au Vietnam, ont expliqué avoir rencontré en début de semaine un responsable du Haut commissariat de l’ONU à Genève.

Ils lui ont demandé « la protection » pour les moines et religieuses victimes, selon eux, « d’une pression de plus en plus forte » de la part des autorités vietnamiennes, qui les ont forcé à quitter leur monastère du centre du Vietnam fin septembre.

« Nous espérons que la Haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU (Navanethem Pillay) fera pression sur le gouvernement pour l’appeler à réétudier de près notre situation et trouver des solutions », a expliqué un des représentant de cette communauté, le frère Trung Hai lors d’un entretien.

Selon ce dernier, la responsable onusienne doit rencontrer prochainement l’ambassadeur du Vietnam auprès de l’ONU.

Le frère Trung Hai, qui vit depuis plusieurs mois en France, se dit particulièrement inquiet pour ses condisciples vietnamiens, qui ont reçu dernièrement des « menaces concrètes » des autorités.

Une centaine de moines de cette communauté ont déjà été évacués fin septembre par la force de leur monastère de Bat Nha, près de la ville de Bao Loc. Les autres membres sont partis sous la menace pour se réfugier dans un monastère proche, qui les a accueillis et fait depuis l’objet de « fortes pressions de la police ».

« Pour les autorités, nous sommes illégaux », explique le Frère Trung Hai qui réfute totalement cet argument.

Thich Nhat Hanh, forcé à l’exil dans les années 60 par le régime du Sud-Vietnam pour ses prises de position contre la guerre, est longtemps resté persona non grata dans le pays après la prise de pouvoir des communistes en 1975.

Le bonze, qui s’était réfugié en France où le village des Pruniers est devenu l’un des plus grands centres bouddhistes d’Europe, est revenu au Vietnam pour la première fois en 2005. Depuis, quelques monastères abritent plusieurs centaines de ses disciples.

Mais depuis plusieurs mois déjà, ces derniers dénonçaient un harcèlement à Bat Nha.

Dans un pays où les églises sont censées rester sous l’étroit contrôle du régime, ils estiment qu’une partie des autorités vietnamiennes s’inquiète de l’intérêt croissant de la jeunesse pour le bonze.

L’une de ses prises de position en faveur du dalaï lama, chef spirituel des Tibétains en exil et bête noire de l’allié communiste chinois, n’aurait rien arrangé.


Source : AFP

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