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Le symbolisme de la mort dans les religions

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02.11.2009

En ce 2 novembre, les catholiques prient pour leurs défunts. C’est la fête des morts pour les Mauriciens de cette foi. L’occasion, pour nous, de tenter de comprendre le sens de la mort dans différentes religions.

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De ce fait, un grand nombre d’entre eux se rendent dans les cimetières pour honorer leurs proches disparus et fleurir leurs tombes.

Selon le diocèse de Port-Louis, «cette journée est l »occasion, pour les chrétiens de vivre l’espérance en la vie éternelle donnée par la résurrection du Christ».

Une opportunité également de découvrir le symbolisme de la mort dans les religions les plus importantes, soit le christianisme, l’islam, le bouddhisme, l’hindouisme et le judaïsme…

Chez les catholiques

«La mort, pour les catholiques, reste un passage, une pâques. Pour le catholique, cela consiste de suivre le même chemin que Jésus, qui est mort le vendredi saint et ressuscité le matin de Pâques. Nous croyons qu’après la mort, nous allons ressusciter pour une vie meilleure», explique le Père Goupille.

Et d’ajouter, «Ce n’est pas la survie de notre âme mais la résurrection de notre personne– chair et esprit. C’est là le cœur de la foi catholique».

Il explique qu’à partir de cette foi en la résurrection, nombreux sont les catholiques qui veulent honorer leurs morts.

«C’est une façon de se souvenir de ces personnes qui sont toujours vivantes et en attente de la résurrection. Plutôt que de la nommer ‘fête des morts’, on aurait mieux appelée ‘fête du souvenir’», conclut le Père Goupille.

Les catholiques placent leur mort, vêtu dans un cercueil, qu’ils enterrent.

Chez les musulmans

Les musulmans croient en la régénération. Les morts attendent la résurrection qui rassemblera, au moment décidé par Dieu, tout le monde pour le jour du jugement. Dépendant du verdict, certains auront droit aux châtiments de l’enfer et les autres, aux délices du paradis. En fait, le Coran reconnaît trois demeures dans l’au-delà: le paradis, l’enfer et un espace intermédiaire et temporaire entre les deux.

La crainte du jugement dernier, où chacun, homme et femme, sera rétribué selon ce qu’il a fait ici-bas est compensée par la confiance dans la miséricorde divine.

Les musulmans entourent le corps de leur défunt dans un linceul. Puis, ils l’enterrent à même la terre.

Chez les bouddhistes

Les bouddhistes croient en la réincarnation. La religion bouddhiste définit trente et un mondes d’existence dans lesquels on peut renaître. Après la mort, la renaissance peut survenir dans l’un de ces mondes, classés par ordre décroissant de félicité, selon les actions que l’on a commises et les mérites que l’on a accumulés. Comme la conscience de renaissance est conditionnée par la force karmique, on peut renaître après la mort dans l’une ou l’autre des cinq possibilités suivantes : soit dans les mondes célestes, soit en tant qu’être humains, soit en tant qu’animal, soit en tant qu’esprit ou dans un lieu de souffrance extrême. La conception du paradis chez les bouddhistes est le «parinirvana»– là où l’homme ne ressent plus aucun désir.

Les bouddhistes pratiquent la crémation de leurs morts.

Chez les hindous

Les hindous croient en la réincarnation. A travers la souffrance et les épreuves de chaque vie, chacun paie pour une vie précédente et est invité à préparer au mieux la vie suivante. Ce cycle peut continuer indéfiniment jusqu’à ce qu’un jour, l’âme ait pu s’élever au-dessus des cycles des morts et des renaissances. C’est à ce stade qu’elle atteint l’état de béatitude éternelle, le «nirvana». Ce qui est l’illumination et la vacuité, l’illumination et la vacuité, la fusion de l’âme individuelle et de l’âme collective, la fin de l’ignorance, de l’effort et de la douleur.

Les hindous inhument leurs disparus.

Chez les juifs

Dans le judaïsme, la mort du corps physique ne signifie pas la mort de l’être. C’est plutôt le moment où l’homme sera récompensé pour la vie qu’il a menée ici-bas. L’âme appartient à Dieu, mais le corps physique incite l’homme à se détacher de Lui.

De là, le besoin et la tâche de résister aux impulsions physiques et de se soumettre à la Loi de Dieu, de sublimer le corps pour vivre tel que prescrit par la volonté divine. La récompense de Dieu étant impossible dans ce monde, il n’y a que la mort qui peut l’y conduire.

Les juifs enroulent leur défunt dans un linceul, le place dans un cercueil, qui est ensuite enterré.


Béatrice Hope

Source : www.lexpress.mu

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