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Pèlerinage du Monde — Le mont Fuji

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Mont Fuji
Mont Fuji
L’origine du nom de Mont Fuji serait liée aux Ainu, les premiers habitants des îles japonaises. Fuji dériverait de « fuchi »(feu) dans leur langue.


Ce volcan est la montagne sacrée des deux principales religions que sont le Shintoïsme et le Bouddhisme.

Le Shintoïsme, particulièrement lié à la mythologie, est la religion la plus ancienne du Japon.

Selon les légendes qui la nourrissent, le Mont Fuji est habité par des divinités. Fuji-Hime et Sakuya-Hime en sont les habitants les plus connus ainsi que la princesse Kono-hanasakuya-Hime, la « princesse qui fleurit les arbres ». Elle est symbolisée par la fleur de cerisier, et incarne la vie terrestre délicate. On voit même en elle un avatar de la vie japonaise. Au sommet du volcan est dressé un sanctuaire Shinto Sengen, un sanctuaire qui lui est consacré.


Les Bouddhistes vénèrent le Mont Fuji car ils y voient, dans sa forme conique presque parfaite, une image de la fleur de lotus.


Enfin, une autre légende invite à voir dans la fumée qui s’échappe parfois du cratère, l’expression du désarroi d’un gouverneur de la région. Marié à la plus belle femme, celle-ci se révèle être une princesse immortelle originaire de la lune: la princesse Kaguya. Apprenant qu’elle doit rejoindre ses parents et retourner sur la lune, le gouverneur essaye de la retenir. Pour cela il monte jusqu’au point le plus élevé: Le Mont Fuji. Ne pouvant pas la retenir, de dépit, il se jette dans le volcan. A cet instant a lieu une terrible explosion volcanique, démonstration de sa douleur et de sa colère.


Le Mont Fuji accueillant donc différentes religions et diverses divinités, les sanctuaires qui y sont bâtis sont nombreux sur la route du pélerin.

On rencontre aussi durant l’ascension beaucoup de Torii. Ces portails traditionnels érigés à l’entrée des sanctuaires shintoïstes symbolisent la séparation du monde réel et du monde spirituel. Le pèlerin est ainsi imprégné du caractère sacré du volcan.

On voit encore un Nyonin-Do, sorte de chapelle-refuge à l’attention des femmes. En effet celles-ci n’ayant eu le droit de gravir le volcan qu’à partir de 1872, le Nyonin-Do leur permettait d’attendre le retour de leur mari, ou de leur frère, partis en pèlerinage sur le Mont Fuji.


Mont Fuji
Mont Fuji


La première ascension est réalisée en 663 par un moine. Le lieu devient important comme lieu de pèlerinage sous l’ère Edo (1615-1868). Des confréries (Fuji-Kô) s’établissent au pied du volcan afin de vénérer les montagnes et d’organiser les pèlerinages. La première de ces associations est fondée en 1630 par Hasegawa Takematsu. Le site est également très prisé des Yamabushi, ascètes des montagnes de la secte Shugendo. Dans les années 40, des sectes dédiées au culte du Mont Fuji s’installent autour du mont sacré. La secte Fuji-Gôho est fondée en 1946 par Ito Gensaku. La secte Fuji-Kyo, en 1948, par Hasegawa Teruhiro.


Le Mont Fuji est ouvert aux pèlerins de début Juillet à fin Aout. L’association Fuji-Kô déclare l’ouverture par des manifestations religieuses puis une ascension du volcan. Fin Aout, ils proclament la fermeture au cours d’une cérémonie.


Le Mont Fuji a toujours attiré les pèlerins pour sa magnificence, sa majestuosité et son danger potentiel. Il inspire un profond respect.

Relayée par les artistes, cette beauté a très vite attiré les touristes du monde entier.

Aujourd’hui tous se mélangent dans le cheminement vers le sommet qui culmine à 3776 mètres. Quatre pistes y mènent et la technologie est venue à l’aide des contemporains par le biais d’un téléphérique qui les dépose à 1000 mètres du sommet. Le reste se fait dans le recueillement et demande cinq heures de marche. Le nombre de pèlerins est estimé à 400 000 par an.



Laetitia Adeline pour www.buddhachannel.tv

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