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Un nouveau combat pour Aung San Suu Kyi

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12.08.2009

Mardi 11 août tombait la condamnation d’Aung San Suu Kyi, chef de file de la Ligue nationale pour la démocratie. Elle devra passer 18 mois de plus en captivité, pour avoir violé ses conditions de mise en résidence surveillée.
En effet, en mai dernier, un américain du nom de John Yettaw, avait réussi à faire irruption chez elle.

C’est un nouveau combat qui s’annonce, la Dame de Rangoun compte bien faire appel.

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Aung San Suu Kyi risquait 5 ans de prison. Elle a d’abord été condamnée à 3 ans, avant que Than Shwe, leader du régime, ne commue sa peine en 18 mois.

Le motif invoqué ? Elle est la fille de Aung San, le héros de l’indépendance birmane. Et aussi une volonté de la Junte qui se dit prête à faire ainsi un pas vers elle, pour « la sécurité pacifique du pays ».

Pour beaucoup d’observateurs, la raison est toute autre.

Le maintien en captivité d’Aung San Suu Kyi n’avait d’autre but que de lui faire manquer les législatives, prévues pour 2010… Ce qui sera chose faite, que sa peine soit de 3 ans…ou de 18 mois.

De plus, la junte ne voulait pas infliger de peine trop lourde à celle qu’elle considère comme « la sorcière de la démocratie », de crainte de soulever des révoltes, comme se fût le cas en septembre 2007.

« Merci pour le verdict », a donc lancé, sarcastique, l’accusée. Than Shwe Nyan Win, son avocat, a affirmé plus tard vouloir faire appel de cette décision « qui n’est pas satisfaisante », et « contraire à la loi ».

La communauté internationale veut également réagir. Ainsi, l’Asean (dont fait partie la Birmanie) va se réunir.

Du côté occidental, on trépigne sur place… sans pouvoir avancer. La réunion de l’ONU n’a finalement débouché sur aucun accord, et c’est le secrétaire général, Ban Ki-Moon, seul, qui s’est exprimé. Il a ainsi appelé la junte à une  » libération immédiate et inconditionnelle » d’Aung San Suu Kyi.

Il faut dire que la Chine siège au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU. Or, pour elle, il faut « respecter totalement la souveraineté de la justice birmane ». C’est aussi ce que le quotidien birman, The New Light of Myanmar, veut rappeler : aucun état n’est tenu de tolérer une ingérence, de la part d’un autre pays, dans ses affaires intérieures…


Marie Koenig pour www.buddhachannel.tv

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