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Le Bouddhisme est-il pessimiste ? Quelques réponses…

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L’ARTICLE DE 20 MINUTES

L’expérience démontre à Bouddha que toute existence est douloureuse. Il est vrai que la vie offre non seulement des souffrances, mais encore des joies.
Mais ce qui la rend intolérable, c’est l’impermanence de toute chose. La naissance, la vieillesse et la mort, voilà le rythme ternaire que tout être vivant subit sans espoir de rémission.

Ou, cette proposition ne s’applique pas seulement au corps, mais aussi à l’âme.

Contrairement au brahmanisme qui admettait dans tout être la présence d’une étincelle divine, l’âtman, auquel le Moi individuel servait d’habitacle provisoire et qui, à tout moment, pouvait retourner dans le sein du brahman, le bouddhisme réduit le Moi à une création momentanée et fortuite due à la coopération mutuelle des cinq éléments physiques et moraux qui composent l’homme.

Dans le bouddhisme, le Moi se dissout, se désagrège pour n’être plus qu’ « une façon de dénombrer, un terme, une appellation, une désignation commode et un nom ».

Pessimisme profond qui, n’ajoutant foi qu’aux témoignages des sens, interdit à l’homme de croire en quelque chose de durable, permanent, éternel.

Pessimisme pourtant qui n’engendre aucunement la résignation.
nrv.blog.20minutes.fr

LA REPONSE EN IMAGES





Plus que de longs discours, voici une réponse en images:

« En réponse à l’article sur le pessimisme du Bouddhisme, je proposerai quelques photos de maîtres : Dalaï-Lama, Tenga Rinpoché, Khemsar Rinpoché; Dagpo Rinpoché, Zopa Rinpoché, Tsonknyi Rinpoché, Thich Nhat Hanh, Mingyur Rinpoché… et le Bouddha lui-même. »
Sophie Alvarez





Le rire des Grands Sages - ci-dessus certains maîtres du Bouddhisme
Le rire des Grands Sages – ci-dessus certains maîtres du Bouddhisme



ERIC ROMMELUERE, ENSEIGNANT BOUDDHISTE ZEN, NOUS FAIT PARTAGER SON POINT DE VUE


En septembre dernier, Guy Birenbaum arrêtait « Le blog NRV », un blog de réflexions essentiellement politiques pour le journal « 20 minutes ». Le blog s’est depuis perpétué à l’adresse nrv.blog.20minutes.fr avec des billets de lecteurs de Guy Birenbaum.


Le 8 décembre 2007, un billet incongru de quelques lignes vite et mal écrites fut publié sur ce blog sous un titre abscons : « La première vérité sainte ou l’ontologie bouddhique » : nrv.blog.20minutes.fr


Ce billet serait vite passé inaperçu s’il n’avait pas immédiatement repris dans les Google news (le blog de Guy Birenbaum avait été indexé dans le service Actualités proposé par Google France), créant de-ci de-là quelques émois. Il y avait de quoi : reprenant toutes les méprises et approximations qui semblent directement recopiées des diatribes anti-bouddhiques du 19e siècle, l’auteur anonyme de ce billet nous assène que le bouddhisme est, je cite, « un pessimisme profond ».


Je suis bouddhiste. Appartiendrais-je donc à la secte des « pessimistes profonds » ? Le bouddhisme ne relève ni d’une croyance ni d’un état d’âme. Ce n’est rien d’autre qu’une pratique d’éveil. Je suis bouddhiste si je sais pleinement, instant après instant, entendre l’appel de l’instant. L’instant m’interpelle, il appelle à la transformation, à l’engagement, à la plénitude et à la joie aimante.

Seuls les habitudes, les conformismes, les peurs nous font croire que l’instant n’est qu’un simple passage entre l’avant et l’après. L’instant est riche de son passé, l’instant est riche de son futur.

L’éveil n’est pas à l’intérieur de moi-même, l’éveil n’est pas à l’extérieur de moi-même. L’éveil existe quand je sais rencontrer l’instant, l’activer dans toutes ses potentialités.


Bon nombre de traditions religieuses sont fondées sur la croyance en un double monde. Le monde d’ici, celui que nous connaissons, et un autre monde, en deçà ou au-delà du monde vivant, le plus souvent accessible après la mort. La vie religieuse est alors conçue comme une vie préparatoire ou annonciatrice de l’autre monde. Dans la tradition zen, nous ne croyons pas à un autre monde. Quant à ce monde-ci, nous n’avons aucun jugement de valeur : est-il bon ? est-il mauvais ? Ces jugements, plutôt que nous renseigner sur la réalité la dissimulent à nos yeux obscurcis. Pratiquer le bouddhisme n’est rien d’autre qu’un mouvement qui nous entraîne à la compréhension et à la transformation de nous-mêmes et du monde. Le pessimisme, lui, est une merveilleuse invention pour nous empêcher de nous coltiner à la réalité.


Eric Rommeluère

Enseignant bouddhiste zen

www.zen-occidental.net


REACTIONS D’INTERNAUTES SUR LE BLOG DE 20 MINUTES

« N’importe quoi, les bouddhistes de pacotille, ou avez-vous vu du pessimisme.

Copie à revoir.

Non, finalement… à jeter.

Ecrit par : Gandhi raton | samedi, 08 décembre 2007 22:46



Ça sent les soins palliatifs d’un blog en état de mort clinique, cette note sur le boudhinisme.

Pourquoi pas avoir recopié la notice de mon nouveau lecteur de DVD ? Au moins aurait-ce été utile !

Quoique. « Pessimisme pourtant qui n’engendre aucunement la résignation », ça sent le clin d’oeil, l’appel du pied, le coup de coude. Oui, mais à qui ? Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé, à part des trolls comme AJCon ou Torchet…

(Toute façon, cette religion où il faut vénérer un Dalaï-chose et kidnapper un gosse pour remplacher Rimpoché, très peu pour moi.

Ecrit par : Hoho | samedi, 08 décembre 2007 23:25


Sans me laisser aller à un commentaire par trop « nrv », j’ai été également surpris par la formule « pessimisme profond » là où me semble-t-il il y a au contraire une aspiration et un apaisement, la fusion du moi dans le grand tout qui met fin au cycle des réincarnations.



ET VOUS, QU’EN PENSEZ-VOUS ?

La prise de conscience de l’impermanence est-elle une forme de paix et de sagesse, ou une réalité pessimiste ?

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